
Grève des ex-Ilva et blocage de la route après l'ordonnance du tribunal de Milan sur l'arrêt de l'aire à chaud ; Urso pousse pour un consortium italien
Une grève de huit heures à l'ancienne usine Ilva de Tarente a bloqué la route nationale pendant une heure lundi, alors que les syndicats exigeaient une intervention publique après que le tribunal de Milan a ordonné l'arrêt de l'aire à chaud d'ici le 28 octobre.
Grève et blocage de la route
Les travailleurs de l'ancienne usine Ilva de Tarente ont cessé le travail pendant huit heures par équipe lundi 3 août, lors d'une grève appelée par les syndicats de la métallurgie Fim, Fiom, Uilm et Usb. Après une assemblée de deux heures devant le conseil d'usine, environ un millier d'employés ont défilé sur la route nationale 100 (également appelée route nationale 7) et l'ont occupée pendant environ une heure, bloquant la circulation entre Bari et Tarente. La protestation impliquait des employés d'Acciaierie d'Italia en administration extraordinaire, d'Ilva en administration extraordinaire et des entreprises sous-traitantes. Une banderole affichée pendant la manifestation disait « Embrassez l'avenir aussi pour les 20 000 travailleurs Adi As, Ilva As et appalto ? », une référence directe au slogan des Jeux Méditerranéens.
Le moment est venu de prendre des décisions qui garantissent aux travailleurs et à la ville un avenir certain, en garantissant tous les droits constitutionnels, du travail à l'environnement et à la santé, sans que certains soient exclus au détriment des autres.
Ordonnance du tribunal et délai de 90 jours
La grève a été déclenchée par un décret de la Cour d'appel de Milan qui a ordonné l'arrêt de l'aire à chaud de l'usine dans un délai de 90 jours, fixant une échéance au 28 octobre 2026. Le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a qualifié cette décision de déclencheur d'une « bombe sociale », arguant que les conditions imposées sont techniquement impossibles à respecter dans ce délai. Les commissaires gérant l'administration extraordinaire seront donc contraints de procéder à la fermeture des installations de l'aire à chaud.
La disposition de la Cour d'appel de Milan, qui impose la fermeture de l'aire à chaud, a déclenché une « bombe sociale », car les conditions fixées sont considérées comme techniquement impossibles à respecter en 90 jours.
Offre d'acquisition de Jindal et projet d'importation de brames
Malgré la décision du tribunal, le groupe indien Jindal a confirmé sa volonté d'acquérir toutes les usines. Urso a déclaré que Jindal pense pouvoir faire face à la fermeture de l'aire à chaud en important des brames produites par son nouveau haut fourneau en Inde, garantissant ainsi la continuité de la production des installations en aval. Les commissaires évaluent actuellement la durabilité de cette proposition sous tous ses aspects, et Urso a demandé une réponse dans la semaine en cours.
Jindal pense pouvoir faire face à la fermeture de l'aire à chaud en important des brames produites par son nouveau haut fourneau en Inde et ainsi garantir la continuité de la production des usines en aval.
Urso pousse pour un consortium italien
Parallèlement à la piste Jindal, Urso insiste pour la formation rapide d'un consortium italien pour reprendre l'usine. Il a convoqué les entreprises sidérurgiques italiennes avec Confindustria, Federacciai et Federmeccanica pour lancer un nouvel appel à une offre nationale. « Nous devons accélérer la création de nouveaux établissements productifs pour apporter une réponse aussi sur le front de l'emploi », a déclaré Urso, ajoutant qu'il ne reste que quelques jours pour agir.
Nous devons accélérer la création de nouveaux établissements productifs pour apporter une réponse aussi sur le front de l'emploi. Nous avons également convoqué les entreprises sidérurgiques italiennes, avec Confindustria, Federacciai et Federmeccanica, pour lancer un nouvel appel à la formation d'un consortium italien.
Semaine de négociations au Mimit
Un calendrier chargé de réunions au ministère des Entreprises et du Made in Italy (Mimit) commence mardi 4 août, avec la première de quatre sessions, réservée aux syndicats. Le 5 août, le « Tavolo Taranto » se réunira à 10h00 avec les parties ayant exprimé un intérêt pour de nouveaux investissements dans la zone, suivi à 12h00 d'une réunion avec Confindustria, Federacciai et Federmeccanica. Jeudi 6 août, des discussions sont attendues avec les associations représentant les entreprises sous-traitantes.
- Grève de huit heures et blocage de la route nationale devant l'usine de Tarente
- Première réunion du Mimit avec les syndicats Fim, Fiom, Uilm et Usb
- Tavolo Taranto avec les entités intéressées par de nouveaux investissements dans la zone
- Réunion avec Confindustria, Federacciai et Federmeccanica
- Réunion avec les associations représentant les entreprises sous-traitantes
- Réponse attendue des commissaires sur la proposition d'importation de brames de Jindal
- Échéance fixée par la Cour d'appel de Milan pour fermer l'aire à chaud
Revendications syndicales et menace de licenciements
Les syndicats ont présenté trois demandes à Palazzo Chigi : des mesures extraordinaires pour les travailleurs, la continuité de l'emploi par une intervention publique (qu'ils considèrent comme le seul moyen de garantir une véritable transition écologique et sociale), et une clause sociale pour protéger les employés des entreprises sous-traitantes. Ils craignent des milliers de pertes d'emplois si Jindal acquiert l'usine et ont averti que si aucun résultat concret ne sort des discussions, « nous continuerons à faire grève ».


