Santé & Éducation · Lisbonne
Grève des enseignants du primaire au Portugal : plus de 100 écoles fermées pour dénoncer les inégalités
Les enseignants du préscolaire et du primaire ont cessé le travail lundi à travers le Portugal, entraînant la fermeture de plus de 100 établissements. Ils réclament un alignement de leur temps de travail, de leurs conditions de départ à la retraite et du calendrier scolaire sur ceux de leurs collègues du secondaire.
Texte IA fondé sur les articles de JN, SAPO, TSF Rádio Notícias et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Une grève des enseignants à travers le Portugal a perturbé plus de 100 écoles, avec un impact majeur dans les zones côtières.
Les enseignants du premier cycle réclament une semaine de 22 périodes, identique à celle des enseignants du secondaire, ainsi que des réductions de temps de travail égales selon l'âge.
Les classes du préscolaire et du primaire se terminent le 30 juin, alors que les élèves plus âgés ont terminé dès le 5 juin.
La Fenprof et d'autres syndicats ont synchronisé la grève avec l'examen de l'Estatuto da Carreira Docente.
Une mobilisation nationale
Une grève nationale des enseignants du préscolaire et du premier cycle a entraîné la fermeture ou la perturbation d'au moins 138 écoles dans 62 municipalités lundi. L'impact a été particulièrement marqué le long de la côte, de Lisbonne jusqu'à Figueira da Foz. La plateforme de suivi en direct « Greve ao Minuto », gérée par l'initiative metaPROF, a recensé plus de 300 signalements à 10h30. Les syndicats impliqués (Fenprof, STOP, SPLIU et SINAPE) dénoncent des années de traitement inégal. Parallèlement, plus de 100 enseignants ont bloqué la rue devant le ministère de l'Éducation à Lisbonne, munis de tambours, de sifflets et de banderoles proclamant « À travail égal, droits égaux ».
Les revendications : temps de travail, calendrier et retraite
Le grief principal porte sur l'Estatuto da Carreira Docente, qui impose une charge de travail plus lourde aux enseignants pratiquant la « monodocência », modèle où un enseignant généraliste dispense toutes les matières à une seule classe. Les enseignants du premier cycle ont actuellement une charge d'enseignement supérieure à celle de leurs collègues du secondaire et bénéficient d'une réduction de temps de contact moindre après 60 ans : cinq heures de moins par semaine, contre huit pour les cycles supérieurs. Les grévistes exigent un maximum de 22 périodes d'enseignement par semaine, comme dans les autres cycles, ainsi que la création d'un calendrier scolaire unique pour tous les niveaux.
Le décalage calendaire est important. Les élèves de 9e, 11e et 12e années ont terminé les cours le 5 juin, et ceux des 5e à 8e années ainsi que de 10e année le 13 juin. Cependant, les classes du préscolaire et du primaire se poursuivent jusqu'au 30 juin, ajoutant 15 jours de travail supplémentaires par an pour ces enseignants. Les syndicats soutiennent que cette organisation fatigue les enseignants et raccourcit les vacances d'été des plus jeunes élèves.
Concernant la retraite, le mouvement demande la possibilité de partir à 60 ans ou, alternativement, après 36 ans de service, sans réduction de pension.
La parole aux enseignants
« Nous voulons qu'à travail égal correspondent des droits égaux, pour tout le monde, quel que soit le niveau ou le cycle d'enseignement. »
« Nous obtenons une réduction de cinq heures à 60 ans. Nos collègues des cycles supérieurs en obtiennent huit. C'est l'une des injustices que nous sommes venus corriger. »
Cristina Assunção, enseignante en troisième année avec près de 30 ans d'expérience, a souligné que le manque chronique de personnel est une réalité quotidienne : « Nous travaillons avec peu de moyens et avons réellement besoin de plus d'enseignants. » L'enseignante de maternelle Liliana Maduro a également insisté sur le manque de ressources et la nécessité de lutter « pour l'égalité dans la carrière enseignante ».
Stratégie syndicale et contexte politique
La grève et le tribunal public ont été organisés pour coïncider avec la révision en cours de l'Estatuto da Carreira Docente. José Feliciano Costa, secrétaire général de la Fenprof, a affirmé que le calendrier décalé n'a aucun sens et a lié l'action d'aujourd'hui à la campagne de revalorisation de la carrière. Daniel Martins, du syndicat STOP, a ajouté que les unités d'éducation spécialisée restent en sous-effectif et a appelé à l'intégration de davantage de professionnels de l'éducation. À l'issue du rassemblement, une motion exigeant l'égalité de traitement entre tous les niveaux d'enseignement devait être votée et remise au ministère de l'Éducation.
Disparité du calendrier
Les différentes dates de fin d'année pour chaque segment scolaire illustrent le déséquilibre que les enseignants souhaitent éliminer.
- 9e, 11e, 12e
- 5 jour de juin
- 5e à 8e & 10e
- 13 jour de juin
- Préscolaire & 1er cycle
- 30 jour de juin
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- JNProfessores do 1.º ciclo exigem igualdade entre todos os níveis de ensino
- SAPOMais de 100 escolas do pré-escolar e básico encerradas ou condicionadas devido à greve de professores
- TSF Rádio NotíciasEducadores e docentes do 1.º ciclo em greve
- Notícias ao MinutoMais de 100 professores do 1.º ciclo exigem igualdade e "valorização"
- Cátia Domingues
- Coordinatrice nationale pour l'enseignement du 1er cycle à la Fenprof
- João Barros
- Enseignant du premier cycle, 60 ans, 26 ans de service, intervenant lors de la manifestation
- Cristina Assunção
- Enseignante de troisième année avec près de 30 ans d'expérience
- Liliana Maduro
- Enseignante de maternelle, 45 ans, 22 ans de service
- Daniel Martins
- Membre du conseil d'administration du syndicat enseignant STOP
- José Feliciano Costa
- Secrétaire général de la Fenprof
- Lieux
- Lisbonne
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