
Les travailleurs du terminal GNL de Sines suspendent l'approvisionnement des camions-citernes lors d'une grève de trois jours sur le travail posté
Le personnel de REN Atlântico a entamé un débrayage de trois jours au terminal de gaz naturel liquéfié de Sines le 23 août 2026, les syndicats faisant état d'une participation de 100 % lors des premiers postes, les travailleurs réclamant une retraite anticipée.
Une participation totale stoppe le chargement des camions-citernes à Sines
Le personnel opérationnel de REN Atlântico, responsable de l'exploitation du terminal de gaz naturel liquéfié du Portugal à Sines, a entamé une grève à 00h00 le dimanche 23 août 2026. L'action a été organisée conjointement par les syndicats SITE Sul et Fiequimetal, la Fédération inter-syndicale des industries métallurgiques, chimiques, électriques, pharmaceutiques, de la cellulose, du papier, graphiques, de la presse, de l'énergie et des mines. Les responsables syndicaux ont confirmé que la participation des employés a atteint 100 % lors des deux premiers postes de la protestation. L'arrêt de travail a entraîné une suspension complète des opérations de ravitaillement des camions-citernes sur le site portuaire. Les livraisons par pipeline vers le réseau gazier national se sont poursuivies aux niveaux de base normaux du week-end, conformément aux exigences minimales de service légal. Le débrayage de trois jours devrait se poursuivre jusqu'au mardi 25 août 2026.
Rogério Silva, représentant de Fiequimetal, a détaillé l'arrêt opérationnel lors du deuxième poste.
L'adhésion est de 100 %, aucun camion-citerne n'est approvisionné. Le deuxième poste a commencé à 09h00 et l'adhésion reste à 100 %. Ce qui est injecté dans le réseau est l'approvisionnement normal du week-end car les services minimaux sont respectés.
Revendications de retraite anticipée et de parité salariale
Cette mobilisation représente la dernière escalade dans un processus de négociation collective que les représentants syndicaux affirment être en cours depuis 2012. Au centre du conflit se trouve une demande de dispositions de retraite anticipée destinées à compenser l'usure physique et les impacts sur la santé associés au travail posté 24 heures sur 24. Les syndicats demandent à la direction de REN Atlântico d'accorder l'accès à la retraite anticipée selon des conditions comparables à celles accordées aux travailleurs couverts par la convention collective ACT 2000. Les représentants des travailleurs exigent également une correction immédiate des disparités salariales internes, citant des différences de rémunération entre les membres du personnel qui exercent exactement les mêmes fonctions sur le site. Les dirigeants syndicaux soutiennent que la résolution de ces écarts est nécessaire pour établir des conditions de travail équitables dans l'ensemble de la main-d'œuvre du terminal.
- Début du conflit de négociation collective sur les conditions de retraite
- Les travailleurs de REN Atlântico entament une grève de trois jours au terminal GNL de Sines
- Le deuxième poste commence avec une adhésion de 100 % et le chargement des camions-citernes est arrêté
- Conclusion prévue du débrayage de trois jours
Durée cumulée du travail posté et approvisionnement stratégique
Avant le début du débrayage, Fiequimetal a publié des chiffres montrant que la majorité des travailleurs du site de Sines ont déjà accumulé en moyenne 20 ans de travail posté. La fédération a averti que dans le cadre réglementaire actuel, un employé du terminal serait contraint de travailler 26 ans et neuf mois supplémentaires en horaires rotatifs. Combinés aux 20 ans déjà effectués en moyenne, un employé opérationnel ferait face à une carrière totale de 46 ans et neuf mois dans des conditions de travail posté. Fiequimetal a fait valoir que la position stratégique du terminal de Sines dans le maintien de la sécurité énergétique nationale du Portugal exige que la direction mette en œuvre un plan de retraite anticipée à moyen terme dédié. Le syndicat a déclaré que REN dispose de ressources économiques et financières suffisantes pour satisfaire pleinement les demandes des travailleurs. L'agence de presse portugaise Lusa a sollicité une réponse de la direction de REN concernant la grève et les revendications syndicales, mais l'entreprise n'a pas fourni de commentaire.


