Numérique · Tokyo et Séoul
GMO Internet retire un site de fuite de données alors que le Japon et la Corée du Sud signalent de nouvelles cyberattaques
Le japonais GMO Internet indique qu'un site publiant les données personnelles d'un client a été retiré le 28 octobre, alors que des courtiers sud-coréens et la plateforme d'échange de cryptomonnaies Bithumb signalent des incidents informatiques distincts.
Texte IA fondé sur les articles de TechCrunch, TechRadar, The Independent et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
GMO a révélé la cyberattaque le 20 octobre 2026, jusqu'à 26 739 serveurs ayant été exposés après l'installation d'un logiciel malveillant dans certains environnements clients, selon TechRadar.
TechRadar fait état d'une demande d'environ 50 millions de dollars, tandis que The Independent évoque une rançon de 1 million de dollars ; GMO a refusé de payer les attaquants.
GMO a confirmé vers 4 heures du matin le 28 octobre qu'un site divulguant des informations personnelles supposées appartenir à un client avait été retiré.
Daishin Securities a indiqué qu'une cyberattaque avait exposé les noms, adresses e-mail et numéros de téléphone mobile de 38 490 clients, et l'entreprise les a informés.
- 22 oct.GMO signale l'affaire au département de police métropolitaine de Tokyo
- 27 oct.GMO confirme que l'attaquant a publié des informations liées à l'entreprise et à ses clients
- 28 oct.GMO confirme qu'un site divulguant des données personnelles de clients a été retiré, vers 4 heures du matin
Une intrusion dans le service de bureau cloud de GMO
GMO Internet Group, conglomérat technologique japonais présent dans les infrastructures internet, la cybersécurité et les services financiers, a révélé le 20 octobre 2026 avoir subi une cyberattaque. L'intrusion a atteint Onamae Desktop Cloud, un service de bureau Windows loué utilisé principalement par des particuliers japonais faisant du trading de devises au détail, qui y exécutent des logiciels de trading automatisé. Un logiciel malveillant a été installé dans certains environnements serveurs de clients, et jusqu'à 26 739 serveurs ont été exposés. GMO a réagi en éteignant progressivement les serveurs, en lançant une enquête et en les nettoyant.
Jiji Press rapporte qu'un serveur cloud utilisé pour le trading automatisé sur marge de devises a subi un accès non autorisé, et que l'entreprise l'a éteint le 21 octobre. Après avoir reçu un e-mail de menace, GMO a signalé l'affaire au département de police métropolitaine de Tokyo le 22 octobre. Selon des sources proches de l'enquête, la police examine l'ampleur des dégâts, soupçonnant une violation de la loi qui interdit l'accès non autorisé à un système informatique, et procède notamment à des auditions de responsables de l'entreprise.
Demande de rançon et données divulguées
Les montants de rançon rapportés diffèrent selon les médias. TechRadar indique que les attaquants ont réclamé environ 50 millions de dollars pour supprimer les données, tandis que The Independent fait état d'une rançon de 1 million de dollars. GMO a refusé de payer, affirmant qu'il n'existe aucune garantie que les informations personnelles volées seraient supprimées et avertissant qu'elles pourraient encore servir à des activités illégales. Le mardi 27 octobre, GMO a confirmé que des personnes soupçonnées d'être à l'origine de l'attaque avaient publié des informations qu'elle dit liées à l'entreprise et à ses clients, et indiqué vérifier l'authenticité de ces éléments.
Tôt le mercredi 28 octobre, GMO a confirmé qu'un site divulguant des informations personnelles supposées appartenir à un client avait été retiré, vers 4 heures du matin, alors que l'entreprise travaillait avec d'autres sociétés sur le dossier. Jiji Press rapporte que le site aurait été mis en place par les auteurs de l'attaque, et que GMO entend agir immédiatement contre tout site similaire. Les rapports n'ont pas précisé combien de clients avaient été compromis ni quels types d'informations avaient été dérobés. Une publication en ligne du groupe de pirates, citée par The Independent, indiquait que GMO n'engageait pas de négociations et que le groupe divulguerait les informations personnelles.
Les clients et la réponse du gouvernement
GMO a demandé à ses clients de scanner leurs ordinateurs à la recherche de virus, de sauvegarder leurs données, de déconnecter leurs appareils d'internet et de les éteindre. Certains comptes de trading de clients ont enregistré des transactions non autorisées, et GMO s'est engagé à indemniser les clients pour les pertes confirmées. La Première ministre Sanae Takaichi a tenu une réunion d'urgence avec d'autres ministres, puis a déclaré aux journalistes :
« La situation est grave, les inquiétudes grandissant quant aux dommages civils résultant de l'usage détourné d'informations divulguées. Nous devons renforcer d'urgence nos contre-mesures. »
Takaichi a demandé à son gouvernement de préparer un ensemble de mesures de cybersécurité d'ici début novembre. Bloomberg rapporte, citant Takayuki Tominaga de Central Tanshi FX, que le marché japonais du forex au détail a largement ignoré l'attaque, les volumes d'échanges se maintenant alors que certains investisseurs ferment leurs comptes.
Les établissements financiers sud-coréens
Le secteur financier sud-coréen a été touché par une nouvelle vague d'attaques. Daishin Securities a signalé une cyberattaque ayant exposé les informations personnelles de 38 490 clients, dont des noms, des adresses e-mail et des numéros de téléphone mobile. L'entreprise a informé les clients concernés, coopère avec les autorités et indemnisera les pertes comme la loi l'exige. Mirae Asset Global Investments et Bithumb ont signalé mercredi des incidents de cybersécurité distincts, selon les médias locaux, mais aucun des deux n'a confirmé que des données clients avaient été dérobées.
La Commission des services financiers a appelé à renforcer les mesures de cybersécurité, et le gouvernement prévoit des contrôles de sécurité sur des dizaines de systèmes informatiques du secteur privé. TechCrunch relie la vague d'attaques de septembre contre la Corée du Sud à un pirate présumé basé en Chine qui a utilisé un outil d'audit d'intrusion fondé sur l'IA appelé Artex, les responsables enquêtant toujours sur la cause profonde des dernières intrusions. Les enquêteurs n'ont pas établi de lien entre les incidents japonais et sud-coréens. Bloomberg rapporte que le gouverneur du Service de supervision financière, Lee Chan-jin, s'est également exprimé sur les intrusions mercredi.
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Sources et contexte
- TechCrunchLe secteur financier sud-coréen frappé par une nouvelle vague de cyberattaquesSouth Korea's financial industry hit by fresh wave of cyberattacks · original en anglais
- TechRadarLe géant japonais de l'internet GMO demande à ses clients d'éteindre et de déconnecter leurs PC d'internet suite à une fuite de données et une menace de rançongicielJapanese internet giant GMO tells customers to shut down and disconnect PCs from the internet following data breach and ransomware threat · original en anglais
- The IndependentUn fournisseur d'accès internet japonais demande à ses clients de débrancher leurs ordinateurs en pleine cyberattaque majeureJapanese internet provider tells customers to unplug computers amid major cyberattack · original en anglais
- AdnkronosGMO Internet au Japon confirme la suppression du site des attaquantsJapan's GMO Internet Confirms Attacker Site Taken Down · original en anglais
- Sanae Takaichi
- Première ministre du Japon, qui a convoqué une réunion d'urgence avec ses ministres sur les cyberattaques
- Lieux
- Tokyo, Japon, Séoul, Corée du Sud
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