
Raphael Glucksmann entre dans la course présidentielle française de 2027 via une primaire sociale-démocrate en octobre
Le député européen de Place Publique participera à une primaire en octobre organisée avec le Parti socialiste, promettant un plan salarial de 15 milliards d'euros financé par une hausse des impôts sur le 1% le plus riche, tout en rejetant les alliances avec la gauche radicale.
Annonce de la candidature et course à la primaire
Le député européen de centre gauche Raphael Glucksmann a annoncé sa candidature dimanche à l'élection présidentielle française de 2027 lors d'une émission en soirée sur la chaîne TF1. L'homme politique de 46 ans, représentant le parti Place Publique, a déclaré qu'il se lançait dans la course pour reconstruire le pays alors que les partis d'extrême droite mènent les sondages nationaux. Il a annoncé sa participation à une primaire sociale-démocrate commune prévue en octobre pour choisir un porte-étendard de la gauche modérée. La primaire est organisée par le Parti socialiste aux côtés de Place Publique. Plusieurs figures du Parti socialiste ont exprimé leur volonté de participer à la primaire, tandis que le parti attend une décision formelle du premier secrétaire Olivier Faure. Glucksmann a expliqué sa motivation pour entrer dans la course lors de son apparition télévisée.
Je suis candidat pour reconstruire la France parce que, vous le savez, nous avons tous une boule dans la gorge quand nous voyons ce que notre nation devient et ce qu'elle pourrait devenir dans les mois à venir.
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- Glucksmann déclare sa candidature présidentielle lors du journal du soir de TF1
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Programme fiscal et priorités politiques
Glucksmann a présenté un programme centré sur le renforcement du pouvoir d'achat des salariés grâce à des ajustements fiscaux ciblés. Sa priorité affichée est d'augmenter les salaires nets en réduisant les cotisations sociales déduites des salaires. Pour financer le manque à gagner, son plan économique introduit des impôts plus élevés ciblant le 1% des revenus les plus élevés. Il a calculé que cette taxe générerait 15 milliards d'euros, qui seraient redirigés directement vers les salaires. En politique intérieure, le programme comprend un plan de sauvetage dédié au système d'éducation publique français. Sa campagne met également l'accent sur la réindustrialisation nationale et une politique étrangère fermement pro-européenne, rejetant les accusations selon lesquelles il se déplacerait vers le centre tout en appelant à mener la bataille du patriotisme français.
Alliances et rivalités à gauche
Abordant les stratégies de coalition potentielles à gauche, Glucksmann a tracé une ligne claire concernant les factions radicales. Il a exclu tout accord avec La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon s'il remporte l'investiture de la primaire. Il s'est plutôt tourné vers les partis écologistes et communistes, citant des domaines spécifiques de convergence politique. Il a crédité les écologistes d'avoir reconnu les défis climatiques avant les autres et a souligné des objectifs communs avec les communistes sur le renouveau industriel national.
Ils ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous vivons.
L'eurodéputé a construit sa stature nationale après avoir obtenu 13,8% des voix en menant la liste socialiste commune lors des récentes élections européennes. Dans les sondages d'intentions de vote actuels, Glucksmann se situe entre 10% et 11%, le plaçant devant les autres candidats sociaux-démocrates mais derrière Mélenchon, qui recueille 15%.
Enquête sur la désinformation et paysage électoral élargi
La candidature présidentielle fait suite à des développements juridiques et personnels autour de la campagne de Glucksmann. Début août, le parquet français a ouvert une enquête sur une campagne de désinformation ciblée visant sa compagne, la journaliste de télévision Léa Salamé. L'opération hostile affirmait faussement que Salamé avait versé des pots-de-vin à des médias pour favoriser les perspectives politiques de Glucksmann. Les autorités françaises ont lié la campagne au réseau Storm-1516, une entité liée aux services de renseignement militaire russes. La campagne présidentielle officielle oblige Salamé à se retirer de la présentation des journaux télévisés sur le service public France 2. La course pour succéder au président Emmanuel Macron, qui ne peut pas se représenter après dix ans au pouvoir, compte des candidats de tout l'échiquier politique. Parmi les prétendants figurent Marine Le Pen du Rassemblement national, les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal, et l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. À gauche, l'ancien président socialiste François Hollande reste une alternative officieuse si Glucksmann perd du terrain avant le premier tour du 18 avril.

