En bref
- 24 maiLe référendum municipal écarte Aleksander Miszalski de la mairie
- 11 oct.Second tour remporté par Łukasz Gibała avec 62,12 % des voix
- 20 oct.Gibała prête serment et reçoit le collier de fonction et la clé de la ville
- 21 oct.Session du conseil prévue pour débattre du rétablissement des anciens tarifs des transports publics
Prestation de serment et insignes
Łukasz Gibała a officiellement pris ses fonctions de maire de Cracovie le mardi 20 octobre 2026, lors d'une session solennelle du conseil municipal tenue à l'hôtel de ville, place Wszystkich Świętych. Krzysztof Dyl, président de la commission électorale municipale, lui a remis le document confirmant son élection. Après avoir prêté serment, il a reçu le collier de fonction et la clé des portes de la ville des mains de Stanisław Kracik, qui assurait l'intérim ces derniers mois. Aleksander Miszalski, de Koalicja Obywatelska, assistait à la cérémonie, tout comme la sénatrice Monika Piątkowska, sa rivale du second tour. Miszalski avait été démis de ses fonctions lors d'un référendum municipal le 24 mai 2026.
Résultat de l'élection
Gibała a remporté le second tour du 11 octobre avec 62,12 % des voix, soit plus de 162 000 électeurs. Piątkowska, soutenue par KO et le PSL, a obtenu 37,88 %, soit plus de 98 000 voix. La participation au second tour a atteint 44,27 % dans une ville comptant près de 600 000 électeurs inscrits et environ 720 000 habitants. Au premier tour, Gibała était en tête avec 36,38 %, devant Piątkowska (29,91 %) et Michał Drewnicki, candidat de PiS (17,5 %). Michał Klimek, candidat de la Confédération de la Couronne polonaise, a recueilli 4,11 % et Sławomir Pietrzyk a terminé dernier avec 0,37 %.
- Łukasz Gibała
- 62.12 %
- Monika Piątkowska
- 37.88 %
Données tirées du texte de l’article
Un appel au-delà des clivages partisans
Dans son discours au conseil, Gibała a appelé à la coopération au-delà des clivages partisans et affirmé que les électeurs l'avaient soutenu malgré des opinions politiques divergentes. Il a décrit une ville plongée dans la crise après plus de vingt ans d'une gouvernance qu'il a qualifiée d'échec. Il a cité les finances publiques, une économie fondée sur le tourisme et les services aux entreprises, l'aménagement du territoire, les transports publics et la confiance dans les autorités municipales parmi les domaines concernés, et s'est dit profondément convaincu que ces tâches pouvaient être menées ensemble.
« Laissons de côté ce qui nous a divisés et ce qui nous divise, et concentrons-nous sur ce qui nous unit. »
Il a ajouté que la détermination à sortir la ville de la crise devait constituer le terrain d'entente entre la nouvelle administration et les conseillers.
Le conseil et les premières décisions
Gibała a déclaré à wPolsce24 que son mandat serait plus court en raison du référendum anticipé et que les finances de la ville étaient dans un état critique. Le conseil doit se réunir le 21 octobre pour débattre d'une baisse des tarifs des transports publics, en rétablissant les tarifs que son prédécesseur, Aleksander Miszalski, avait augmentés. Gibała a qualifié cette mesure de première décision de son mandat et indiqué que l'administration commencerait à travailler dès le 21 octobre. Il a aussi annoncé que la nouvelle administration commencerait par réduire ses propres coûts, citant le banquet inaugural qui suit traditionnellement une prise de fonction et qui n'aurait pas lieu cette fois. Il a noté qu'une majorité au conseil, où KO et Nowa Lewica détiennent les sièges, restait à construire.
Contrôle du conseil
Le président du conseil avait promis un contrôle étroit du nouveau maire. Gibała a répondu que la supervision du maire est une obligation statutaire du conseil, et a estimé que les élus de la Plateforme n'y étaient guère enclins lorsqu'un maire issu de leurs rangs était en fonction. Il a dit ne pas craindre le contrôle mais espérer que les conseillers ne seraient pas trop aigris par la défaite. L'avocat cracovien Jan Hoffman, qui s'était retiré de la course à la mairie, a fait le même constat.
« Très bien, c'est la fonction de contrôle du conseil. »
Jan Hoffman espérait aussi que ce contrôle s'exercerait sans malveillance à l'égard des initiatives citoyennes du maire.
Défis restants
Le référendum de mai qui a écarté Miszalski a aussi manqué de peu de dissoudre le conseil lui-même. Les conseillers qui formaient jusqu'à récemment la base de soutien du maire déchu doivent désormais travailler avec son successeur. Gibała a annoncé que son mandat serait plus court qu'un mandat complet, et il hérite d'une ville endettée avec un conseil qu'il doit convaincre. Le premier test de la nouvelle administration aura lieu lors de la session du conseil du 21 octobre.