Conflits · Gaza et Deir al-Balah

Gaza organise des funérailles massives pour 112 membres du clan Al-Hassayna retrouvés sous les décombres près de trois ans après une frappe israélienne

Les restes de 112 Palestiniens, dont 44 enfants, ont été inhumés mardi à Gaza-Ville après que les équipes de secours ont passé 17 jours à les extraire des ruines d'un immeuble résidentiel détruit par des frappes aériennes israéliennes le 22 novembre 2023.

Texte IA fondé sur les articles de The Guardian, RTE.ie, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Gaza, Deir al-Balah · Territoires palestiniens
Comment on en est arrivé là
  1. juin 2026Une commission de l'ONU conclut qu'Israël continue de commettre un génocide à Gaza et cible délibérément les enfants.
  2. juillet 2026La protection civile de Gaza passe 17 jours à récupérer 112 corps des décombres de Sabra avec des excavatrices louées par le CICR.
  3. 4 aoûtFunérailles massives à Gaza-Ville pour les 112 victimes récupérées, dont 44 enfants ; les estimations du nombre de personnes encore sur le site varient de 41 à 157.

La récupération

La protection civile de Gaza a passé 17 jours en juillet à fouiller les décombres d'un immeuble résidentiel du quartier de Sabra à Gaza-Ville, récupérant les restes décomposés de 112 personnes. Les victimes étaient des membres des familles élargies Al-Hassayna et Abu Sharia, tués lorsque des avions de guerre israéliens ont frappé le bâtiment le 22 novembre 2023. Environ la moitié des morts ont été récupérés et enterrés peu après l'attaque par des personnes creusant dans les décombres fumants à mains nues et avec des outils de base, mais 153 corps sont restés piégés sous le béton et l'acier tordu jusqu'à présent. L'équipe qui a finalement pu les atteindre comptait 40 travailleurs.

Mohammad Al-Mughayyir, directeur des opérations de la protection civile, a déclaré que les équipes devaient souvent creuser à mains nues. L'effort de récupération a été aidé par deux excavatrices louées au secteur privé de Gaza par le Comité international de la Croix-Rouge. Le porte-parole du CICR, Pat Griffiths, a confirmé que l'organisation avait loué les machines, les décrivant comme deux des seules excavatrices disponibles pour ce travail à Gaza.

« Dans certains cas, des squelettes complets sont restés intacts, maintenus ensemble uniquement par les vêtements. »

Mohammad Al-Mughayyir

Les funérailles

Des centaines de personnes en deuil se sont rassemblées mardi sur un terrain dégagé entre des bâtiments aplatis, où plus de 100 cercueils drapés de drapeaux palestiniens étaient disposés en rangées. Des photographies des morts, hommes, femmes et enfants, étaient affichées sur des banderoles. Des hommes soulevaient les brancards et les portaient à travers des rues bordées de décombres pour les enterrer dans un cimetière voisin. Le porte-parole de la protection civile, Mahmoud Bassal, a décrit le cortège comme l'un des plus grands enterrements de masse organisés sur le territoire pendant la guerre.

« Nous sommes venus pleurer nos martyrs, enfants, femmes et personnes âgées. Ce sont des funérailles pour le peuple palestinien, car ce sont des victimes. Les gens sont sous les décombres, et ils n'ont pas combattu ni porté d'armes. »

Ahmed Abu Sharia

Taysir Al-Hassayna, un membre survivant de la famille, a déclaré que cette journée avait rouvert des blessures trois ans après le massacre. Les autorités palestiniennes affirment que 308 membres de la famille élargie ont été tués dans l'attaque de novembre 2023. Les récits sur le nombre de personnes restantes ne concordent pas. Sur le chiffre de la protection civile de 153 personnes encore sous les décombres, cette récupération en laisserait 41 non retrouvées, tandis que le colonel Mohammed Abu Dan de la protection civile a déclaré que 157 corps présumés se trouver sur le site n'ont toujours pas été découverts.

Les milliers de disparus

Zaher al-Waheidi, chef du département des archives du ministère de la Santé de Gaza, a déclaré à l'Associated Press qu'au moins 7 400 personnes ont été signalées par des proches comme étant toujours enterrées sous les décombres dans toute la bande. Il a ajouté que le nombre réel est probablement de plusieurs milliers de plus car certaines frappes ont tué des familles entières, ne laissant personne pour les signaler disparues. Le porte-parole de la protection civile, Mahmoud Bassal, a estimé le chiffre à plus de 8 000 corps toujours piégés.

« Le nombre réel est probablement de plusieurs milliers de plus car certaines frappes ont tué des familles entières, ne laissant aucun proche pour les signaler disparues. »

Zaher al-Waheidi

Guerre et cessez-le-feu

La frappe du 22 novembre 2023 sur l'immeuble de Sabra a été l'une des attaques uniques les plus meurtrières de la guerre de Gaza. Le conflit a commencé après que le Hamas a lancé une attaque contre Israël le 7 octobre 2023, tuant 1 221 personnes et prenant 251 otages, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels israéliens. La campagne de représailles d'Israël a tué plus de 73 000 personnes, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations Unies.

Un cessez-le-feu a pris effet en octobre 2025, mais les frappes israéliennes ont continué. Le ministère de la Santé de Gaza affirme qu'au moins 1 252 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de la trêve. Au moins 26 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes ce week-end, malgré l'annonce d'un accord destiné à consolider la deuxième phase du cessez-le-feu. L'accord, salué par le président américain Donald Trump comme un accord historique, vise à conduire au désarmement du Hamas et au retrait des troupes israéliennes de Gaza. Les médiateurs qataris ont accusé le gouvernement de Benjamin Netanyahu de faire délibérément obstruction à l'accord.

Conclusions internationales

Une commission de l'ONU, Human Rights Watch et Amnesty International ont conclu qu'Israël avait commis un génocide à Gaza. En juin 2026, une commission de l'ONU a conclu qu'Israël continuait de commettre un génocide et que ses forces de sécurité ciblaient et tuaient délibérément des enfants palestiniens. Les forces israéliennes contrôlent actuellement près de 70 % du territoire, et les progrès vers une fin permanente de la guerre sont au point mort.

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Sources et contexte

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