
Attentat suicide contre un complexe policier dans le nord-ouest du Pakistan : 17 morts
Un attentat à la voiture piégée et une attaque armée contre un commissariat à Kohat, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, ont tué au moins 17 personnes et blessé 73 autres pendant la prière du vendredi le 18 septembre 2026.
Attaque contre le complexe policier de Kohat
Une voiture piégée a frappé un commissariat à Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan, le 18 septembre 2026. L'explosion s'est produite vers 13h15 heure locale alors que des policiers, leurs proches et des fidèles civils assistaient à la prière du vendredi dans une mosquée située sur place. Selon Zulfiqar Hameed, inspecteur général de la police de Khyber Pakhtunkhwa, l'assaillant a percuté directement la porte d'entrée du complexe avec un véhicule chargé d'explosifs. Des combattants armés accompagnant la voiture ont immédiatement ouvert le feu et tenté de franchir le périmètre de sécurité, déclenchant un échange de tirs avec les gardes postés.
Zulfiqar Hameed a décrit le début de l'assaut dans des déclarations à la chaîne locale Geo News.
Le véhicule a heurté la porte puis a explosé, et il y a eu aussi des tirs.
Intervention d'urgence et bilan des victimes
Après l'explosion du véhicule à l'entrée, plusieurs assaillants armés ont avancé plus profondément dans le complexe. Plusieurs d'entre eux se sont dirigés vers le bâtiment du département antiterroriste, où les agents de sécurité les ont affrontés et neutralisés, tandis qu'un autre assaillant a fait exploser une ceinture explosive près d'une structure adjacente. Les équipes de secours de Rescue 1122 et des habitants ont dégagé les décombres pour évacuer les fidèles blessés de la mosquée endommagée. Les premiers rapports ont fait état de dégâts structurels importants au mur extérieur des bureaux de police et à l'enceinte de la mosquée. La police a confirmé qu'au moins six assaillants ont été tués lors des combats.
Raza Khan, officier au centre de contrôle de la police de Kohat, a fourni le bilan des victimes après l'affrontement.
Le bilan s'élève à 17 morts, dont cinq policiers, tandis que 73 autres personnes, parmi lesquelles également des policiers, ont été blessées. Parmi les blessés, 15 sont dans un état critique.
- Une bombe placée au bord d'une route dans le district de Hangu tue six soldats, provoquant des raids qui tuent 10 militants
- Un véhicule chargé d'explosifs percute la porte du complexe policier de Kohat pendant la prière du vendredi
- Les forces de sécurité neutralisent six assaillants armés et sécurisent le bâtiment antiterroriste
Escalade dans le Khyber Pakhtunkhwa
L'attaque de Kohat a suivi une autre confrontation dans la province la veille. Le 17 septembre 2026, un engin explosif improvisé placé au bord d'une route a frappé un convoi de sécurité dans le district voisin de Hangu, tuant six soldats. Les troupes gouvernementales ont mené des opérations de recherche plus tard dans la journée, tuant 10 militants lors de ratissages tactiques dans le district. Les registres officiels publiés plus tôt en 2026 indiquaient que plus de 800 Pakistanais, y compris des civils et des personnels de sécurité, étaient morts dans des attaques de militants depuis janvier, tandis que les forces de sécurité ont tué plus de 2 000 militants lors d'actions de contre-insurrection sur la même période. Plus tôt en août 2026, un attentat suicide distinct dans un poste de police régional avait tué 14 personnes.
Réactions politiques et différends frontaliers
Les dirigeants pakistanais ont condamné la violence et réitéré les priorités de lutte antiterroriste. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a demandé une enquête immédiate sur la brèche et a ordonné aux hôpitaux d'accélérer les soins pour les blessés graves. Le ministre en chef du Khyber Pakhtunkhwa, Sohail Afridi, a qualifié l'attaque contre des civils d'inacceptable, ordonnant aux administrateurs régionaux d'aider les familles. Le président pakistanais Asif Ali Zardari a attribué l'assaut au Tehrik-e-Taliban Pakistan, désigné par l'État sous le label Fitna-ul-Khawarij.
Islamabad maintient que les groupes militants utilisent des cachettes de l'autre côté de la frontière afghane pour organiser des opérations transfrontalières. L'administration talibane à Kaboul nie offrir un refuge aux militants pakistanais, affirmant que les problèmes de sécurité régionaux restent une affaire interne pakistanaise.


