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Conflits·-9 h

Frappe de drone russe sur un immeuble d'habitation en Roumanie : l'OTAN et l'UE condamnent fermement

Un drone russe s'est écrasé sur un immeuble d'habitation dans la ville roumaine de Galati, à l'est du pays, blessant légèrement deux personnes et déclenchant une vague d'indignation internationale. Les dirigeants de l'OTAN et de l'UE ont dénoncé cet incident comme une escalade irresponsable, tandis que la Roumanie exige des systèmes antiaériens perfectionnés et convoque l'ambassadeur de Russie.

L'attaque

Aux premières heures du 29 mai, un drone russe Geran-2 a pénétré l'espace aérien roumain près de la frontière ukrainienne. Volant à basse altitude pour échapper aux radars, il a percuté le toit d'un immeuble de dix étages dans la ville orientale de Galati, à environ 20 kilomètres de l'Ukraine. La charge explosive complète a détoné, provoquant un incendie qui a forcé l'évacuation d'environ 70 résidents. Deux personnes ont été légèrement blessées sur place. Le ministère roumain de la Défense a confirmé que le drone faisait partie d'une campagne nocturne russe plus large visant les infrastructures civiles dans l'Ukraine voisine.

Les habitants ont décrit une explosion assourdissante suivie d'un mouvement de panique. « C'était comme un tremblement de terre », a témoigné un résident aux médias locaux. Une autre habitante, qui avait reçu une alerte mobile quelques instants plus tôt, a raconté avoir vu l'explosion depuis son lit, à seulement deux pâtés de maisons. Les pompiers ont rapidement éteint les flammes, mais le choc psychologique s'est propagé dans cette ville d'environ 215 000 habitants.

Moments clés de l'incident de drone à Galati
  1. Des F-16 roumains décollent de la base aérienne de Fetesti alors qu'un drone russe pénètre dans l'espace aérien roumain
  2. Le ministère roumain de la Défense confirme qu'un drone russe s'est écrasé sur un immeuble résidentiel à Galati, blessant deux personnes et provoquant un incendie

Indignation internationale

L'attaque a suscité une condamnation immédiate de l'OTAN et de l'Union européenne. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré que « le comportement irresponsable de la Russie est un danger pour tous », ajoutant que l'Alliance est prête à défendre « chaque pouce de son territoire ». L'ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN, Matthew Whitaker, a fait écho à ce sentiment, promettant de se tenir « aux côtés de la Roumanie » et qualifiant l'incursion d'« irresponsable ».

Les dirigeants de l'UE se sont exprimés avec force. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que la Russie avait franchi « une ligne rouge de plus » et s'est engagée à renforcer la sécurité du flanc oriental du bloc. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié l'incident de « violation flagrante et grave de la souveraineté de la Roumanie et de l'espace aérien européen », avertissant que Moscou « ne doit pas pénétrer dans notre espace aérien en toute impunité ». Le président du Conseil européen, António Costa, a accusé la Russie d'une escalade « irresponsable et imprudente ».

La présidente moldave Maia Sandu, dont le pays est frontalier de la Roumanie et de l'Ukraine, a condamné « l'attaque de drone russe sur des appartements privés en Roumanie » et déclaré que « la Russie est un danger pour tous et doit être arrêtée ». Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exprimé sa solidarité, affirmant que « nous sommes aux côtés de la Roumanie » et qualifiant les actions russes de « menace pour notre sécurité commune ». Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Sybiha, a également apporté un soutien ferme.

Conséquences diplomatiques et mesures de sécurité

Les autorités roumaines ont réagi avec fermeté. Le président Nicusor Dan, qui a convoqué le Conseil suprême de défense du pays, a qualifié l'attaque d'« inédite » et de « plus grave incident sur le territoire national depuis le début de la guerre ». Il a insisté sur le fait que « la Roumanie est un État membre de l'OTAN et n'acceptera en aucune manière que la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine soit transférée sur ses citoyens ». Bucarest a demandé d'urgence à l'OTAN d'accélérer le transfert de systèmes antiaériens perfectionnés et a convoqué l'ambassadeur de Russie pour exiger des comptes.

Cet incident a relancé les inquiétudes concernant les retombées du conflit. Des incursions précédentes de drones russes avaient déjà poussé les pays baltes à renforcer leur défense aérienne, et l'Estonie avait invoqué l'année dernière les consultations de l'article 4 après que des jets russes eurent violé son espace aérien. Dans ce dernier cas, deux F-16 roumains ont été décollés à 1h19 du matin et autorisés à abattre le drone, mais le vol à basse altitude au-dessus d'une zone peuplée a rendu l'interception trop risquée. Un système antiaérien américain Merops stationné en Roumanie a également été jugé trop dangereux à déployer en milieu urbain. Alors que le flanc oriental de l'OTAN se prépare à d'autres provocations, l'attaque de Galati pourrait accélérer les mises à niveau longtemps retardées des capacités antiaériennes dans toute la région.

Galati

8 sources

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Bandar Abbas · Koweït · Washington, D.C.