
Le sénateur italien Dario Franceschini révèle un diagnostic de Parkinson vieux de six ans
Le sénateur italien et ancien ministre de la Culture Dario Franceschini a publiquement révélé son diagnostic de maladie de Parkinson vieux de six ans, exhortant les patients à ne pas s'isoler.
Révélation et diagnostic précoce
Dario Franceschini, sénateur italien et ancien ministre de la Culture, a publiquement révélé vivre avec la maladie de Parkinson depuis six ans dans un entretien au Corriere della Sera publié le 31 août 2026. L'élu du Parti démocrate, âgé de 68 ans, a expliqué avoir reçu le diagnostic officiel en novembre 2020 après que des collègues eurent remarqué les premiers symptômes physiques. Le sénateur Graziano Delrio, médecin de profession, avait observé que Franceschini traînait les pieds et lui avait conseillé de consulter, tandis qu'un autre ami avait signalé des mouvements inhabituels des mains. Franceschini, qui avait déjà subi une crise cardiaque en 2014, a déclaré que sa première réaction avait été un réflexe instinctif de cacher la maladie en raison de la gêne souvent associée aux difficultés motrices, à l'élocution trouble et aux tremblements.
J'ai la maladie de Parkinson. J'ai été diagnostiqué en novembre 2020.
- Sert brièvement comme chef du Parti démocrate
- Subit une crise cardiaque et se remet des affections ultérieures
- Reçoit un diagnostic de maladie de Parkinson suite aux conseils médicaux de Graziano Delrio
- Révèle publiquement sa maladie et exhorte les patients à ne pas s'isoler
Impact sur le travail quotidien et la perspective
Franceschini a expliqué qu'une forme atypique de parkinsonisme s'est récemment développée parallèlement à sa pathologie principale, affectant son équilibre physique et la clarté de son élocution. Il a noté que si la maladie neurodégénérative altère les mouvements physiques, elle ne modifie pas les capacités cognitives, lui permettant de poursuivre ses fonctions législatives par le biais de réunions, de conférences et d'appels téléphoniques à un rythme de travail adapté. Lors du diagnostic, ses premières pensées se sont tournées vers sa famille, notamment son épouse Michela Di Biase, également parlementaire du Parti démocrate, et leurs filles Irene, Caterina et Maria Elena. Le sénateur a décrit comment le fait de vivre avec une maladie permanente élimine la vanité personnelle et modifie la perspective d'un homme politique sur la vulnérabilité.
La maladie de Parkinson affecte le corps, pas les capacités cognitives. Le rythme de travail ralentit, on l'adapte. Mais j'ai continué, et je continue, avec des appels téléphoniques, des réunions et des conférences.
Message public et égalité des soins de santé
Dans son entretien, Franceschini a exhorté les autres patients diagnostiqués avec la maladie de Parkinson à ne pas se retirer de la vie quotidienne ni à se cacher de la société, citant des personnalités publiques comme le journaliste Vincenzo Mollica, Muhammad Ali et le pape Jean-Paul II. Il a souligné que faire face à une maladie chronique renforce le principe selon lequel tous les citoyens ont droit à des soins de santé égaux, indépendamment du revenu, du sexe ou de l'origine sociale. Franceschini a appelé à ce que les discussions autour du service national de santé restent non idéologiques plutôt que de servir de champ de bataille diviseur entre la droite et la gauche politiques. Il a ajouté que cette expérience avait modifié sa réaction aux ragots parlementaires habituels, remplaçant la colère passée par une perspective sereine.
Réactions politiques tous partis confondus
Les dirigeants de tout l'échiquier politique italien ont répondu à cette révélation par des déclarations de solidarité. Le chef du Mouvement 5 étoiles, Giuseppe Conte, a décrit la révélation comme une précieuse leçon de dignité et de force, rappelant leur collaboration durant les gouvernements communs. Le chef d'Azione, Carlo Calenda, a partagé son empathie personnelle, rappelant comment son grand-père, le cinéaste Luigi Comencini, avait continué à réaliser des films jusqu'à un âge avancé tout en gérant la maladie de Parkinson. D'autres messages sont arrivés du chef des Verts, Angelo Bonelli, de l'ancien ministre de la Santé Roberto Speranza, et des responsables du Parti démocrate Sandro Ruotolo et Goffredo Bettini, qui ont salué Franceschini pour avoir parlé ouvertement de la fragilité physique dans la vie publique.
Merci Dario pour cette précieuse leçon de courage, de dignité et de force, où ne manquent ni l'autodérision ni le désenchantement serein qui adoucit la douleur et la souffrance.

