
La Chine enquête sur l'ancien vice-président de la CSRC Fang Xinghai pour "violations graves" alors que la répression financière s'élargit
L'enquête, annoncée le 24 juillet 2026, fait suite à une procédure vieille de près d'un an visant l'ancien président de la CSRC Yi Huiman et étend une vaste campagne anticorruption qui a atteint les hauts gradés militaires.
Enquête annoncée
Le 24 juillet 2026, le radiodiffuseur d'État CCTV et l'agence de presse Xinhua ont rapporté que Fang Xinghai, ancien vice-président de la Commission chinoise de régulation des valeurs mobilières, était visé par une enquête pour suspicion de "violations graves de la discipline et de la loi". L'enquête est menée par la Commission centrale de contrôle disciplinaire, l'organe d'enquête interne du Parti communiste au pouvoir. Aucun détail n'a été donné sur la nature des violations.
Fang est suspecté de violations graves de la discipline et des lois et fait actuellement l'objet d'un examen disciplinaire et d'une enquête de surveillance.
Parcours de Fang Xinghai
Fang, titulaire d'un doctorat en économie de l'université Stanford, a travaillé à la Banque mondiale à Washington de 1993 à 1998, puis a été directeur général adjoint de la Bourse de Shanghai de 2001 à 2005. Il a été nommé vice-président de la CSRC en 2015, un rôle dans lequel il était un interlocuteur important pour les investisseurs étrangers et participait fréquemment à des conférences internationales. Après son départ de la CSRC en 2024, il lui a été interdit de chercher un nouvel emploi à l'étranger, selon le Financial Times.
Campagne anticorruption élargie
L'enquête sur Fang s'inscrit dans le cadre d'une vaste répression du secteur financier chinois sous la présidence de Xi Jinping. La CCDI a ciblé ces dernières années des dizaines de grands banquiers, en arrêtant et en emprisonnant beaucoup. Il y a près d'un an, l'organe de lutte contre la corruption a ouvert une enquête sur Yi Huiman, l'ancien président de la CSRC qui a été évincé lors d'une forte chute des marchés boursiers nationaux. La campagne s'est également étendue à l'armée ; en janvier 2026, le ministère de la Défense a annoncé des enquêtes sur le général Zhang Youxia, vice-président de la Commission militaire centrale, et le général Liu Zhenli, chef d'état-major conjoint de l'Armée populaire de Libération.
Activité récente et absence
Malgré l'enquête, Fang avait continué à assister à des événements publics. En juin 2026, il a participé à la réunion du Forum économique mondial à Dalian. Le 24 juillet, il devait assister à une conférence à Pékin, mais des témoins ont indiqué qu'il n'y était pas venu, bien que son écriteau soit resté sur une table lors de l'événement. Ces disparitions sont courantes en Chine pour les personnes impliquées dans des enquêtes pour corruption.
- Retiré de son poste de vice-président de la CSRC et empêché de chercher un emploi à l'étranger
- Participe à la réunion du Forum économique mondial à Dalian
- N'assiste pas à une conférence à Pékin, bien que son écriteau soit resté sur la table
- Enquête annoncée par CCTV et Xinhua pour "violations graves"
Prochaines étapes
Aucune annonce n'a été faite sur les délais ou les accusations potentielles. Selon la procédure disciplinaire chinoise, Fang pourrait faire face à une expulsion du parti, à une rétrogradation ou à des poursuites judiciaires s'il est reconnu coupable. L'enquête ajoute à un climat d'incertitude pour les investisseurs étrangers qui considéraient Fang comme un canal vers les régulateurs financiers chinois.


