
L'ex-président du CNC Dominique Boutonnat acquitté en appel d'agression sexuelle
La cour d'appel de Versailles a blanchi Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), d'agression sexuelle sur son filleul lors de vacances en Grèce en 2020, annulant une peine d'un an de prison ferme.
Les accusations
En août 2020, Dominique Boutonnat accueille son filleul, alors âgé de 21 ans, sur une île grecque. Le jeune homme accuse Boutonnat de l'avoir contraint à se baigner nu, de l'avoir photographié et de l'avoir forcé à des actes sexuels, dont une tentative de masturbation. Boutonnat a reconnu uniquement des baisers consensuels initiés par son filleul et a déclaré avoir pris une photo du paysage, non de l'homme nu.
Condamnation en première instance et démission
En juin 2024, le tribunal correctionnel de Nanterre a reconnu Boutonnat coupable, le condamnant à trois ans de prison, dont un an ferme. Il a démissionné du CNC, l'organisme public chargé, entre autres, de coordonner la prévention des violences sexuelles dans l'industrie cinématographique française.
Appel et position du parquet
Le 4 mai 2026, la cour d'appel de Versailles a réexaminé l'affaire. Le procureur a requis une peine identique, estimant que Boutonnat maintenait une « posture de déni ».
L'acquittement
Le 3 juillet 2026, la cour a acquitté Boutonnat de toutes les charges. La présidente a indiqué que la culpabilité pour les faits d'agression sexuelle reprochés n'était pas établie. Elle a détaillé des incohérences dans les déclarations du filleul, et un communiqué de la cour a souligné que la preuve ne peut reposer uniquement sur les dires de la partie plaignante lorsque les actes se sont déroulés en privé.
La preuve des faits reprochés ne peut résulter des seules déclarations de la partie plaignante, qui doivent être confrontées à celles du prévenu et confrontées à d'autres éléments de preuve.
La culpabilité des faits d'agression sexuelle reprochés à Dominique Boutonnat n'a pas été établie. En conséquence, il est acquitté de l'ensemble des charges.
Conséquences
Boutonnat, présent lors du verdict, avait auparavant exprimé sa meilleure compréhension de la « réelle souffrance » de son filleul tout en maintenant son innocence. La partie plaignante, absente de la salle d'audience, et son avocat n'ont pas encore commenté.
- Boutonnat et son filleul sont en vacances sur une île grecque ; l'agression sexuelle présumée a lieu.
- Le tribunal correctionnel de Nanterre condamne Boutonnat à trois ans de prison, dont un an ferme.
- La cour d'appel de Versailles examine l'affaire ; le parquet requiert la même peine.
- La cour d'appel de Versailles acquitte Boutonnat, invoquant des preuves insuffisantes.


