Transport · Urda, Tolède et Lisbonne

Deux trains à grande vitesse entrent en collision près de Tolède, 68 morts en Espagne

Les autorités espagnoles ont porté le bilan officiel provisoire à 68 morts après la collision entre un train Renfe AVE et un train Iryo près d'Urda, dans la province de Tolède, le matin du 28 octobre 2026.

Texte IA fondé sur les articles de Notícias ao Minuto, Jornal Expresso, RTP et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Urda, Tolède, Lisbonne · Espagne, Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 28 oct.Un AVE de la Renfe heurte l'arrière d'un train Iryo à l'arrêt près d'Urda, selon RTP
  2. 28 oct.Pedro Sánchez se rend sur les lieux de l'accident et annonce trois jours de deuil national
  3. 29 oct.Premier des trois jours de deuil national en Espagne
  4. 31 oct.Dernier des trois jours de deuil national en Espagne

La collision près d'Urda

Vers 08h54 heure locale le 28 octobre 2026, selon les sources des secours espagnols citées par RTP, un train à grande vitesse Renfe AVE a percuté un autre train près de la gare d'Urda, dans la province de Tolède, au sud de Madrid. Les deux convois se rendaient à Séville. RTP indique 397 passagers à bord de l'AVE, numéro 2080, et 146 à bord du train Iryo, numéro 6076, tandis que SAPO avance 147 personnes pour l'Iryo. RTP précise que l'AVE a heurté l'arrière de l'Iryo, qui s'était arrêté sur la voie. Les récits diffèrent aussi sur l'horaire : SIC Notícias situe la collision juste avant 09h00, SAPO juste avant 08h00. Deux voitures ont déraillé et sont tombées le long d'un talus, et la circulation à grande vitesse entre Madrid et l'Andalousie a été suspendue.

Bilan et personnes disparues

Les autorités espagnoles ont porté le bilan officiel provisoire à 68 morts, contre 64 auparavant, et les responsables régionaux ont averti que le chiffre pourrait encore augmenter, certains blessés se trouvant dans un état grave. Emiliano García-Page, président de Castille-La Manche, a indiqué que 53 personnes blessées modérément (code jaune) et 15 blessées grièvement (code rouge) avaient été prises en charge, aux côtés d'autres victimes légèrement blessées. RTP fait état de 80 blessés, dont 50 dans un état grave : les chiffres des deux sources ne concordent pas. Des équipes cynophiles de secours devaient être déployées pour poursuivre les recherches de survivants, et une autorisation judiciaire était encore attendue avant que les équipes puissent fouiller plus avant la masse de métal. La Confédération espagnole des organisations d'entreprises (CEOE) a confirmé que Fátima Báñez, ancienne ministre espagnole du Travail et de la Sécurité sociale de 2011 à 2018, est portée disparue. Selon la CEOE, elle voyageait dans la voiture 1 du train Iryo à destination de Séville pour un événement professionnel.

Blessés selon leur gravité, d'après le président de Castille-La Manchepersonnes
Blessés modérés (code jaune)
53 personnes
Blessés graves (code rouge)
15 personnes

Données tirées du texte de l’article

Opération de secours

Ricardo Correia, commandant de la protection civile, a déclaré à SIC Notícias que le sauvetage serait très complexe en raison de la masse et de la vitesse des trains et de la difficulté à acheminer les véhicules de secours sur le site. Il a précisé que les blessés étaient dispersés dans la zone et que les secouristes concentraient leurs moyens limités sur les personnes encore sauvables. Ricardo Correia a ajouté que les hôpitaux et les moyens d'urgence devraient être préparés à un grand nombre de victimes.

« Dans une analyse très précoce et approximative, il n'est pas difficile de voir que le nombre de blessés et de morts sera très élevé. »

Ricardo Correia

Réaction du gouvernement et enquête

Pedro Sánchez s'est rendu sur place en début d'après-midi et a déclaré aux journalistes que si une négligence était en cause, elle serait rendue publique, et qu'une réponse ferme suivrait si des défaillances de sécurité étaient confirmées. Il a annoncé trois jours de deuil national les 29, 30 et 31 octobre. Pedro Sánchez a jugé inacceptable que l'Espagne subisse deux accidents ferroviaires à grande vitesse en un an, en référence à l'accident d'Adamuz en Andalousie, qui a tué 46 personnes en janvier 2026. Il a ajouté que les deux accidents semblent avoir des causes différentes, tout en soulignant que les instances compétentes doivent établir ce qui s'est passé. L'enquête est confiée à la Commission indépendante d'enquête sur les accidents ferroviaires et aux autorités judiciaires, et implique les entités responsables du système ferroviaire espagnol, dont Adif et Renfe. Pedro Sánchez a indiqué que le gouvernement renforcerait les mesures de sécurité si nécessaire pour rétablir la confiance des passagers.

La réaction du Portugal

Le Premier ministre portugais Luís Montenegro, s'exprimant devant des journalistes au Parlement lors du débat sur le budget de l'État pour 2027, a déclaré avoir transmis les condoléances et la solidarité du Portugal à Pedro Sánchez. Il a précisé ne pas disposer encore d'informations sur une éventuelle présence de ressortissants portugais parmi les victimes. Luís Montenegro a proposé une coopération, notamment des techniciens ferroviaires pour évaluer la situation et des équipes de protection civile ou de soutien psychologique. Un communiqué du cabinet du ministre Miguel Pinto Luz indique que son ministère a mis à disposition les services d'Infraestruturas de Portugal et de la CP. Le président António José Seguro a reporté une cérémonie marquant les 170 ans des chemins de fer au Portugal, initialement prévue le mardi après-midi, à une date encore à fixer, en solidarité avec les victimes.

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Sources et contexte

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