Gouvernement · Rome

L'ancienne ministre italienne des Affaires étrangères et commissaire européenne Emma Bonino décède à 78 ans

L'ancienne ministre italienne des Affaires étrangères et commissaire européenne Emma Bonino est décédée à Rome à l'âge de 78 ans des suites d'une maladie respiratoire, a annoncé vendredi son parti, Più Europa.

Texte IA fondé sur les articles de ZEIT ONLINE, Süddeutsche Zeitung, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Rome · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 2015Diagnostiquée d'un cancer du poumon ; guérit après traitement
  2. 2017Fonde le parti libéral pro-européen Più Europa
  3. 11 sept.Décède à Rome à l'âge de 78 ans

Hospitalisation et décès à Rome

Emma Bonino est décédée à l'âge de 78 ans à Rome le vendredi 11 septembre 2026, selon une annonce de son parti politique, Più Europa. Elle avait été admise à l'hôpital plus tôt dans la semaine après avoir ressenti de graves difficultés respiratoires. Le personnel médical l'a soignée en unité de soins intensifs jusqu'à jeudi, après quoi elle a été transférée dans une clinique médicale privée à la suite d'une décision conjointe entre son médecin personnel et les médecins de l'hôpital. Bonino avait reçu un diagnostic de cancer du poumon en 2015, après quoi elle est souvent apparue en public avec des foulards colorés pendant et après son traitement. Bien qu'elle ait annoncé des années plus tard qu'elle était complètement guérie du cancer, elle a nécessité des interventions médicales récurrentes pour des problèmes respiratoires à partir de 2024.

Militantisme pour les droits civiques et réforme de l'avortement

Bonino s'est d'abord fait connaître au niveau national dans les années 1970 en tant que membre éminent du Partito Radicale, un parti axé sur les libertés civiles et les réformes libérales dans une Italie à majorité catholique. En 1975, à 26 ans, elle a révélé publiquement avoir subi un avortement illégal et s'est volontairement rendue aux autorités policières comme acte de protestation publique. Son arrestation a reçu une large attention publique et a déclenché une mobilisation nationale qui a conduit à la légalisation formelle de l'avortement en Italie en 1978. Après cette campagne, Bonino a été élue à la Chambre des députés italienne pour représenter le Parti radical. Elle a ensuite élargi son engagement pendant cinq décennies pour inclure les droits des femmes, l'égalité des genres et la protection des migrants et des réfugiés.

Traités internationaux et fonctions gouvernementales

Au cours de sa carrière, Bonino a également cofondé l'organisation non gouvernementale No Peace Without Justice et joué un rôle actif dans les négociations du Statut de Rome, le traité international qui a établi la Cour pénale internationale. Sa carrière administrative dans la gouvernance européenne et italienne a débuté au niveau ministériel au milieu des années 1990. De 1995 à 1999, elle a été commissaire européenne, supervisant les portefeuilles de la protection des consommateurs, de la pêche et de l'aide humanitaire. Elle est ensuite revenue au gouvernement italien comme ministre du Commerce international et des Affaires européennes entre 2006 et 2008. De 2013 à 2014, Bonino a été ministre italienne des Affaires étrangères. Elle s'est également présentée à la présidence italienne en 2013, conservant une avance dans les sondages nationaux avant que le Parlement ne réélise finalement le président sortant Giorgio Napolitano. En 2017, elle a fondé le parti libéral pro-européen Più Europa.

Hommages de l'ensemble de la classe politique italienne

Les personnalités politiques de tous bords ont rendu hommage après l'annonce de vendredi. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a publié une déclaration sur la plateforme de médias sociaux X, qualifiant Bonino de voix forte et singulière dans la vie politique nationale et notant que leurs positions politiques divergentes ne l'avaient pas empêchée de reconnaître son service public.

« Même si les origines et les points de vue étaient différents, cela ne m'a jamais empêchée de reconnaître son importance et son rôle dans la vie publique de notre nation. »

Giorgia Meloni, première ministre d'Italie

Più Europa a décrit sa vie comme une défense continue de la liberté individuelle contre l'autoritarisme, la faim dans le monde et les restrictions juridiques à l'autonomie corporelle.

« Aujourd'hui, nous perdons non seulement notre leader, nous perdons l'une des figures les plus claires, les plus courageuses et les plus libres de l'histoire politique de notre pays et du monde libre. »

Più Europa

Meloni et des collègues européens ont présenté leurs condoléances à la famille et aux collègues de Bonino, marquant la fin d'une présence politique qui a façonné les droits civiques et la diplomatie italienne pendant un demi-siècle.

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Sources et contexte

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