Sécurité · Al-Nuhud
Effondrement d'une mine d'or au Kordofan-Ouest (Soudan) : au moins 60 mineurs artisanaux tués
Au moins 60 personnes sont mortes et des dizaines sont portées disparues après l'effondrement de six puits creusés à la main à la mine d'or d'Al-Zaraa près d'Al-Nuhud, alors que les secouristes fouillent sans engins lourds.
Texte IA fondé sur les articles de RFI, Mediapart, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Six puits creusés à la main ont cédé à la mine d'Al-Zaraa près d'Al-Nuhud, piégeant des dizaines de mineurs artisanaux sous le sable et les roches.
Les premiers efforts de récupération ont permis de retirer 60 corps au 16 septembre 2026, tandis que des diffuseurs néerlandais et italiens ont rapporté 67 morts et une source des FSR a cité 82 décès.
Le survivant Khair al-Sayyed Jabara a rapporté que les mineurs fouillent avec des outils à main car aucun engin de terrassement lourd n'est disponible sur le site.
La mine est située dans un territoire contrôlé par les Forces de soutien rapide, qui, avec l'armée soudanaise, dépendent des exportations d'or vers les Émirats arabes unis pour financer les efforts de guerre en cours depuis avril 2023.
- juillet 2026L'Union européenne interdit les exportations de mercure et de cyanure vers le Soudan.
- 15 sept.Six puits creusés à la main s'effondrent à la mine d'or d'Al-Zaraa près d'Al-Nuhud.
- 16 sept.Les secouristes récupèrent 60 corps alors que les estimations des victimes montent jusqu'à 82.
Effondrement de puits à Al-Zaraa
Une mine d'or artisanale s'est effondrée dans la province du Kordofan-Ouest au Soudan, piégeant des dizaines de travailleurs sous des roches et du sable meuble. La catastrophe s'est produite à la mine d'Al-Zaraa dans la zone de Fouja, au nord de la ville désertique d'Al-Nuhud. Six puits creusés à la main ont cédé, des témoignages locaux indiquant que l'effondrement structurel s'est accéléré tard mardi, tandis que certains médias locaux ont signalé une instabilité initiale dès dimanche. Le site est constitué de fosses ouvertes non sécurisées et de puits de fortune où des mineurs à petite échelle extraient le minerai manuellement. L'éloignement et l'absence totale d'infrastructures de sécurité spécialisées ont rendu les travailleurs vulnérables lorsque le sol instable s'est effondré.
Efforts de secours et bilans des victimes
Les autres mineurs ont lancé une opération de sauvetage immédiate pendant la nuit, utilisant uniquement des pelles et du matériel rudimentaire. Les secouristes ont récupéré 60 corps mercredi matin, mais le nombre de victimes a continué d'augmenter à mesure que les rapports parvenaient de différentes organisations. Des diffuseurs aux Pays-Bas et en Italie ont confirmé au moins 67 morts et 25 blessés, tandis qu'une source au sein des Forces de soutien rapide paramilitaires a déclaré que le bilan atteignait au moins 82 morts. L'Observatoire du Kordofan a rapporté que plus de 70 mineurs étaient morts ou portés disparus, ajoutant que le sol sableux compliquait les fouilles et que des équipes de secours spécialisées n'étaient pas présentes. Un survivant extrait des décombres mardi a déclaré que d'autres travailleurs piégés pourraient encore être en vie.
Khair al-Sayyed Jabara, un survivant qui a participé aux recherches nocturnes, a décrit les limites auxquelles sont confrontées les équipes de secours locales.
« Tout le monde travaille très dur pour récupérer les corps ou d'éventuels survivants, mais c'est difficile. Nous avons besoin d'engins lourds pour dégager les roches et la terre. »
- Premier décompte des survivants et local
- 60 morts
- Diffuseurs néerlandais et italiens
- 67 morts
- Source paramilitaire des FSR
- 82 morts
Données tirées du texte de l’article
Commerce de l'or et financement du conflit
Le Kordofan-Ouest reste sous le contrôle des Forces de soutien rapide, qui sont engagées dans un conflit armé avec l'armée soudanaise depuis avril 2023. L'extraction d'or sert de source de revenus principale pour les deux factions belligérantes, finançant l'achat d'armes et les opérations militaires à travers le pays. Des sources de l'industrie minière et des responsables soudanais affirment que presque tout l'or produit au Soudan est acheminé vers les Émirats arabes unis via des exportations officielles ou des réseaux de contrebande, bien que les responsables émiratis nient fournir du matériel militaire au groupe paramilitaire. Un rapport des Nations unies a noté que la concurrence pour les richesses minérales et le territoire a alimenté les combats tout au long du conflit. Des groupes de défense des droits humains ont documenté des abus généralisés dans les zones contrôlées par les FSR, Amnesty International signalant un nettoyage ethnique et Médecins sans frontières signalant des violences sexuelles systématiques.
Conditions dangereuses et interdictions réglementaires
Le Soudan est l'un des plus grands producteurs d'or d'Afrique, mais les graves difficultés économiques et le manque d'emplois ont poussé des milliers de jeunes hommes vers l'exploitation minière artisanale dangereuse. Dans les provinces du nord et de l'est contrôlées par l'armée, les travailleurs entrent dans des puits industriels désaffectés, tandis que dans les régions du sud comme le Kordofan, les opérations reposent sur de grandes fosses non sécurisées. En 2021, un effondrement similaire d'une mine au Kordofan-Ouest a tué des dizaines de travailleurs. Au-delà du danger constant d'effondrements structurels, les mineurs artisanaux manipulent régulièrement des produits chimiques dangereux, notamment le mercure et le cyanure, pour séparer l'or du minerai sans équipement de protection. En réponse à ces risques environnementaux et sanitaires, l'Union européenne a imposé en juillet 2026 une interdiction de la vente, de la fourniture, de l'exportation et du transfert de mercure et de cyanure vers le Soudan.
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Sources et contexte
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