Diplomatie · Évian-les-Bains, Genève et Thonon-les-Bains
Sommet du G7 à Évian : déploiement de sécurité massif et craintes de manifestations
Des milliers de forces de sécurité françaises et suisses sont déployées avant le sommet du G7 à Évian-les-Bains, les autorités redoutant des manifestations similaires aux violences de 2003.
Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, SWI swissinfo.ch, 20 Minuten et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Près de 16 000 agents français et 4 000 soldats suisses sécuriseront le sommet, avec des systèmes de défense aérienne et des unités anti-drones.
Les contrôles aux frontières suisses seront renforcés du 12 au 18 juin, avec de nombreux passages fermés et des retards de circulation attendus autour du lac Léman.
Une manifestation dimanche à Genève et le souvenir des violentes manifestations du G8 en 2003 ont conduit à des commerces barricadés, la fermeture des bureaux de l'OMC et une forte présence policière.
La coopération opérationnelle est fluide, mais aucun accord n'a été trouvé sur la répartition des coûts de sécurité, suscitant des critiques suisses.
Des forces de sécurité par milliers
Près de 16 000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et gardes-frontières français seront mobilisés pour le sommet, selon la préfecture de la Haute-Savoie. L'armée de l'Air et de l'Espace déploiera environ 300 personnels pour créer une « bulle aérienne » avec des radars, des systèmes sol-air et des mesures anti-drones. Des aéronefs et systèmes de défense français et suisses seront positionnés de part et d'autre de la frontière. La préfète Emmanuelle Dubée indique que l'opération vise à contrer « le risque lié au contexte international extrêmement tendu », la « menace terroriste, qui reste élevée en France », et le « risque de sabotage et de cyberattaques ».
« Nous sommes confrontés au risque lié au contexte international extrêmement tendu, à la menace terroriste qui reste élevée en France, et au risque de sabotage et de cyberattaque. »
L'armée suisse appuie la police à Genève
La Suisse fournira environ 4 000 soldats pour appuyer les autorités cantonales de Genève, Vaud et Valais. L'armée n'effectuera pas de maintien de l'ordre (cela reste le rôle de la police), mais assurera la surveillance et la protection. L'aéroport de Genève est la « porte d'entrée » du sommet et la « carte de visite de la Suisse », a déclaré l'ambassadeur Alain Gaschen à la presse. Le président suisse Guy Parmelin recevra les chefs d'État et de gouvernement en arrivée. M. Gaschen a souligné que, contrairement au sommet du G8 de 2003, toutes les délégations séjourneront en France, limitant l'impact sur la Suisse. Cependant, aucun accord de partage des coûts n'a été trouvé avec Paris malgré des mois de discussions.
« L'aéroport de Genève est la porte d'entrée et la carte de visite de la Suisse pour le sommet du G7. »
- Personnel de sécurité français
- 16000
- Personnel militaire suisse
- 4000
Données tirées du texte de l’article
Restrictions à la frontière et perturbations quotidiennes
Du 12 au 18 juin, la Suisse intensifiera les contrôles aux frontières et fermera de nombreux passages routiers (35 postes près de Genève). Sept resteront ouverts. La circulation autour du lac Léman et de l'aéroport sera perturbée. Les autorités invitent les habitants à limiter les déplacements non essentiels, à prévoir des retards, à recourir au télétravail si possible et à suivre les canaux d'information officiels.
Des craintes de manifestations pèsent sur le sommet
Une manifestation prévue dimanche à Genève sert de test précoce pour les forces de sécurité. La coalition altermondialiste No G7 a appelé à une « mobilisation internationaliste de grande ampleur contre cette réunion ». Des commerçants ont déjà barricadé leurs devantures, et l'Organisation mondiale du commerce ferme ses bureaux et demande à ses employés de travailler à distance. Le souvenir de 2003 plane sur les préparatifs : les manifestations altermondialistes de l'époque avaient dégénéré à Genève et Lausanne, causant des dégâts estimés entre 5 et 6 millions de francs suisses.
« Alors que le G7 se réunit à Évian, en France, pour planifier la destruction des peuples, l'exploitation de la vie et la domination des corps, organisons notre résistance contre le fascisme et l'impérialisme. »
« Genève ne doit pas devenir la capitale des émeutiers. »
Un agenda sous tensions géopolitiques
Le sommet, qui se tiendra du 15 au 17 juin, abordera le Moyen-Orient, l'Ukraine et les déséquilibres économiques mondiaux. La présence du président américain Donald Trump ajoute des tensions, des militants prévoyant de protester contre ses politiques tarifaires, la guerre en Iran et le climat. La magistrate genevoise Carole-Anne Kast a exprimé sa déception que Paris « n'ait pas pleinement pris la mesure des enjeux pour Genève ». Les membres du G7 sont le Royaume-Uni, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et les États-Unis.
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Sources et contexte
- Emmanuelle Dubée
- Préfète de la Haute-Savoie, responsable des opérations de sécurité autour du sommet.
- Alain Gaschen
- Représentant du gouvernement suisse et ambassadeur coordonnant la sécurité du G7 pour la Suisse.
- Guy Parmelin
- Président de la Suisse, recevra les dirigeants du G7 à l'aéroport de Genève.
- Donald Trump
- Président des États-Unis, participe au sommet du G7.
- Carole-Anne Kast
- Magistrate genevoise, a exprimé sa déception face aux négociations sur le partage des coûts avec la France.
- François Baertschi
- Président d'une organisation à Genève, cité appelant à l'ordre lors des manifestations.
- Lieux
- Genève
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