Quatre militaires salvadoriens, décrits comme des techniciens de l'aviation, ont disparu après une embuscade de gangs dimanche 18 octobre dans la zone de Santo, à Croix-des-Bouquets.
Jeudi 22 octobre, une centaine de membres des forces spéciales salvadoriennes ont été déployés en Haïti, et 100 autres étaient attendus dans la nuit selon un responsable cité par l'AP.
Bukele a déclaré que l'attaque n'était rien comparée à ce qui suivrait si les quatre otages n'étaient pas récupérés vivants, et promis une réponse militaire.
La Force de suppression des gangs compte un peu plus de 1 500 personnels déployés, contre les 5 550 autorisés par l'ONU.
Quatre militaires salvadoriens ont disparu après que des gangs ont attaqué leur véhicule blindé dimanche 18 octobre, dans la zone de Santo, à Croix-des-Bouquets, une commune située en dehors de la capitale. Les autorités haïtiennes ont indiqué mercredi 21 octobre que les quatre hommes avaient été enlevés, et l'AP a rapporté que les gangs avaient aussi utilisé des explosifs. L'armée salvadorienne a déclaré que le véhicule avait pris feu, forçant ses occupants à en sortir avant d'être capturés. Nayib Bukele a décrit les hommes comme des non-combattants qui appuyaient la mission autorisée par l'ONU.
« Nos hommes enlevés ne sont pas des combattants. Ce sont des techniciens de l'aviation qui font partie de notre mission en Haïti. »
Bukele a affirmé que les hommes avaient été saisis alors qu'ils revenaient d'acheter de la nourriture sur un marché local, et que leur travail consistait principalement en évacuations médicales.
La Force de suppression des gangs, mission autorisée par l'ONU, a indiqué dans un communiqué publié sur X qu'un contingent salvadorien avait atteint Port-au-Prince pour appuyer les opérations de recherche et de sécurité dans la zone de la plaine du Cul-de-Sac. Selon deux responsables cités par l'Associated Press, le Salvador a envoyé 100 membres des forces spéciales jeudi 22 octobre, et un responsable a précisé que 100 autres soldats seraient déployés dans la nuit. Le New York Times, citant une personne proche du dossier, a rapporté que des centaines de membres des forces spéciales salvadoriennes étaient attendus dans les jours à venir. Les autorités salvadoriennes partent du principe que les quatre hommes sont toujours en vie, selon le responsable cité par l'AP. Depuis l'embuscade, les opérations de recherche de la mission, appuyées par des moyens aériens, ont tué « plusieurs » membres présumés de gangs, tandis que l'ANSA a fait état d'au moins sept membres de gangs tués et de quatre membres de la mission blessés.
Bukele a annoncé une opération militaire pour secourir les quatre hommes et lancé un ultimatum aux gangs haïtiens. Dans une publication sur X, il s'est adressé directement aux chefs de gangs.
« L'attaque n'est rien comparée à ce qui arrive si nous ne récupérons pas les quatre otages vivants. »
Il a ajouté que son gouvernement avait déjà éliminé les gangs au Salvador et pouvait faire de même avec eux. Bukele dirige le Salvador depuis 2019, et sa répression a conduit des dizaines de milliers de membres de gangs en prison dans un pays de 6,5 millions d'habitants. Des critiques estiment que les gains sécuritaires se sont faits au détriment des droits humains.
Selon Europa Press, la Force de suppression des gangs compte un peu plus de 1 500 personnels déployés, bien en dessous des 5 550 autorisés par l'ONU. La force a remplacé une mission dirigée par le Kenya qui avait du mal à aider la police haïtienne à contenir les gangs faute de ressources, rapporte l'AP. Le site de l'embuscade est contrôlé par le gang Chèn Méchan, selon l'AP, et il s'agit de la première attaque de cette ampleur depuis le début des opérations de la GSF. L'envoyé de l'ONU Carlos Ruiz Massieu a averti le Conseil de sécurité que les gangs adaptaient leurs tactiques et prenaient de plus en plus d'otages à mesure que les opérations de sécurité s'intensifiaient. L'analyste de Crisis Group Diego Da Rin a estimé que retrouver les hommes serait quasiment impossible à moins que les gangs acceptent de les remettre.
Louis-Henri Mars, conseiller principal d'une organisation de consolidation de la paix à Port-au-Prince, a présenté l'épisode comme un avertissement.
« Je pense que c'est un signal d'alarme. »
Jusqu'ici, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque ni formulé de demande de rançon. On ne sait pas quel gang a mené l'embuscade, et le sort des quatre hommes reste inconnu. Les récits divergent sur l'ampleur du déploiement : les informations de l'AP et du Miami Herald font état de 100 membres des forces spéciales, tandis que le New York Times évoque des centaines attendues. Le bilan des morts parmi les gangs varie également, entre le « plusieurs » de la mission et les au moins sept de l'ANSA.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarConflits · Port-au-Prince et Croix-des-Bouquets
Quatre militaires salvadoriens ont disparu après une embuscade de gangs dimanche 18 octobre, près de Port-au-Prince. Une centaine de membres des forces spéciales sont arrivés en Haïti jeudi 22 octobre, alors que le président Nayib Bukele menace d'une réponse plus dure si les hommes ne sont pas libérés vivants.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, Neue Zürcher Zeitung, The New York Times et d’autres médias. Publié .