
Le Qatar et le Pakistan font état de « progrès positifs » dans les discussions États-Unis-Iran, la prochaine session reportée au 18 juillet en raison des funérailles de Khamenei
Les médiateurs du Qatar et du Pakistan indiquent que des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens ont abouti à des « progrès positifs » sur le mémorandum d’entente d’Islamabad, mais la prochaine session débutera désormais le 18 juillet après les funérailles de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, tandis que les deux camps échangent frappes et menaces autour du détroit d’Ormuz.
Les discussions reprennent sous l’ombre de la violence
Le 1er juillet, les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran se sont conclues à Doha. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, a qualifié le résultat de « progrès positifs » sur les questions liées au mémorandum d’entente signé le 17 juin lors du sommet du lac de Lucerne. Les médiateurs du Qatar et du Pakistan ont tenu des réunions séparées avec les deux délégations, et les parties ont convenu de poursuivre leurs discussions dès que possible après les cérémonies funéraires de l’ancien guide suprême Ali Khamenei. Parallèlement, un compte rendu de Reuters n’a signalé aucun signe de progrès vers une paix durable, décrivant la session comme axée sur des questions déjà considérées comme réglées deux semaines plus tôt.
Les médiateurs du Qatar et du Pakistan ont conclu des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs sur les questions liées au mémorandum d’entente d’Islamabad, sur la base des résultats du sommet du lac de Lucerne.
Hormuz redevient un point chaud
Les discussions se sont déroulées dans un contexte de nouveaux échanges militaires. Au cours du week-end, les forces américaines ont frappé des sites à Sirik, Bandar-e Lengeh et l’île de Qeshm, touchant ce que le CENTCOM a appelé 10 cibles militaires iraniennes près du détroit d’Ormuz. Washington a déclaré que les raids étaient une représailles à une attaque de drone iranien contre un pétrolier battant pavillon panaméen transportant plus de deux millions de barils de pétrole brut. L’Iran a riposté avec des missiles balistiques et des drones visant la base aérienne américaine Ali Al Salem au Koweït et les installations de la Cinquième Flotte navale à Bahreïn. Chaque camp a accusé l’autre de violer le cessez-le-feu de 60 jours, et Téhéran a refusé de participer aux discussions techniques prévues dimanche. Le commandement militaire iranien Khatam al-Anbiya a averti que toute ingérence américaine dans le détroit se heurterait à une « réponse décisive et rapide » et a exigé que tous les pétroliers et navires commerciaux suivent uniquement la route désignée par l’Iran.
Toute violation des protocoles de navigation dans le détroit d’Ormuz se heurtera à une réponse immédiate et décisive des forces armées. La présence continue d’avions de combat américains au-dessus du détroit met en danger la sécurité de toute la région.
Une nation se prépare pour les funérailles de son guide suprême
À Téhéran, les préparatifs sont en cours pour les funérailles d’Ali Khamenei, tué lors des frappes américano-israéliennes qui ont ouvert la guerre de quatre mois le 28 février. Les cérémonies se dérouleront du 4 au 9 juillet, et plus de 20 millions de personnes sont attendues. Le président du Parlement et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a appelé les Iraniens à se rendre en masse, déclarant que « la demande de vengeance de la nation doit résonner aux oreilles du monde entier ». Par ailleurs, le successeur désigné de Khamenei et son fils, Mojtaba Khamenei, n’apparaîtra pas aux événements pour des raisons de sécurité, selon son représentant en Inde.
La demande de vengeance de la nation doit résonner aux oreilles du monde entier.
Inspections nucléaires et débordement régional
Ghalibaf a également rejeté tout accès de l’AIEA aux sites nucléaires bombardés de Fordow, Natanz et Ispahan, insistant sur le fait que les inspecteurs sont actuellement limités à la centrale de Bouchehr et au réacteur de Téhéran. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait déclaré qu’un accord existait exigeant l’accès, mais le président du Parlement iranien a qualifié les rapports d’inspections élargies de faux. Pendant ce temps, les combats se sont étendus au-delà du théâtre d’Ormuz : une frappe aérienne israélienne a touché l’hôpital Ghandour à Nabatieh al-Fawqa, dans le sud du Liban, et sept Palestiniens ont été blessés dans une attaque de drone contre le camp de Nuseirat, dans le centre de Gaza. Le président libanais Joseph Aoun a défendu les discussions de son gouvernement avec Israël, niant les accusations de trahison et jurant de ne pas céder « même un centimètre du territoire libanais ».
Je pense que l’Iran a accepté tout ce dont nous avions besoin. Ils ont encore quelques missiles, mais nous pouvons les anéantir.
Un calendrier provisoire
- Mémorandum d’entente signé au sommet du lac de Lucerne ; début de la trêve de 60 jours.
- Les États-Unis frappent trois sites côtiers iraniens après qu’un drone a touché un pétrolier battant pavillon panaméen.
- L’Iran riposte contre les bases américaines au Koweït et à Bahreïn ; refuse de participer aux discussions techniques.
- Witkoff et Kushner se rendent à Doha, mais l’Iran exclut des réunions directes.
- Les discussions indirectes se concluent ; le Qatar fait état de « progrès positifs », Reuters ne voit aucun progrès.
- Les cérémonies funéraires d’Ali Khamenei commencent à Téhéran, devraient durer jusqu’au 9 juillet.
- Prochaine session de discussions indirectes prévue, lieu encore non annoncé.
L’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Doha lundi pour discuter des négociations avec des responsables iraniens, bien que le Qatar ait ensuite confirmé que l’Iran ne tiendrait pas de réunions directes. Le diffuseur saoudien Al-Hadath, citant une source haut placée, a rapporté que la prochaine session indirecte débutera le 18 juillet, une date qui laisse aux deux parties moins d’un mois avant l’expiration de l’accord intérimaire de 60 jours vers la mi-août. Alors que le cortège funèbre remplit les rues de Téhéran, le chemin étroit entre un mémorandum fragile et un accord global reste lourdement miné par les récentes frappes et une méfiance profonde.


