
Le maire de Fécamp va déposer une plainte pénale après que des croix gammées ont dégradé des bâtiments municipaux
Des bâtiments municipaux à Fécamp, en Normandie, ont été dégradés avec des croix gammées noires et des slogans anti-police près d'un mémorial de la Seconde Guerre mondiale, incitant le maire David Roussel à prévoir un dépôt de plainte formel pour lundi.
Découverte de croix gammées sur des bâtiments municipaux à Fécamp
Les habitants de la ville côtière de Fécamp, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie, ont alerté la police municipale vers midi le samedi 22 août 2026, après avoir aperçu des tags offensants sur des propriétés publiques. Les dégradations sur les bâtiments municipaux comprenaient des croix gammées peintes en noir ainsi que des slogans insultants visant directement les forces de l'ordre. Les responsables municipaux ont confirmé que les images antisémites ont été découvertes à quelques mètres seulement des pavés commémoratifs de la ville. Ces marqueurs commémoratifs ont été installés par la municipalité de Fécamp pour honorer la mémoire des membres de la Résistance juive déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. La proximité des symboles nazis avec le site commémoratif historique a immédiatement suscité l'inquiétude des habitants, qui ont contacté la police municipale pour signaler l'incident.
Nettoyage rapide et condamnation officielle par les autorités municipales
Les services d'entretien municipaux ont été dépêchés sur les bâtiments municipaux concernés peu après l'alerte donnée par les habitants samedi. Les ouvriers municipaux ont effectué une opération de nettoyage rapide pour retirer les croix gammées noires et effacer les slogans anti-police des murs extérieurs des structures publiques. Le samedi après-midi, la municipalité de Fécamp a publié une déclaration officielle sur son compte Facebook officiel condamnant les tags dans les termes les plus forts. L'administration municipale a fermement dénoncé la présence de croix gammées sur les bâtiments municipaux ainsi que les inscriptions insultantes visant les forces de police dans toute la ville. Dans sa déclaration publique, la municipalité a souligné que les actions motivées par la haine et l'intolérance ne trouveraient aucune tolérance dans la communauté.
Ces actes n'ont leur place ni à Fécamp ni ailleurs.
Le maire David Roussel annonce des poursuites judiciaires
Le maire David Roussel a salué l'intervention rapide des équipes d'entretien municipales et a confirmé que la municipalité saisirait formellement la justice. S'exprimant auprès du diffuseur régional ICI Normandie dimanche 23 août 2026, Roussel a expliqué qu'il déposerait une plainte pénale officielle lundi. Le maire a noté que la présence d'inscriptions haineuses était profondément troublante pour une communauté paisible qui n'a pas l'habitude de tels incidents. Roussel a souligné que cibler les infrastructures municipales et dégrader des zones adjacentes à des monuments historiques constituait une attaque contre les principes fondamentaux de la République française.
C'est un choc collectif d'avoir ce type d'inscription dans une ville très paisible.
- Les habitants découvrent des croix gammées et des tags anti-police sur des bâtiments municipaux à midi, et les ouvriers municipaux nettoient les surfaces.
- Le maire David Roussel s'exprime sur ICI Normandie pour condamner les dégradations et annoncer des poursuites judiciaires.
- L'administration municipale de Fécamp prévoit de soumettre formellement une plainte pénale aux autorités judiciaires.
Défense des valeurs républicaines et suivi judiciaire
L'administration municipale a réitéré que le dépôt d'une plainte pénale était une étape essentielle pour faire respecter les normes civiques contre l'intolérance et l'intimidation. Dans ses communications officielles, la municipalité a affirmé que l'antisémitisme, le racisme et l'hostilité envers le personnel de sécurité publique contredisent directement les valeurs de la République française. Roussel a souligné que l'administration locale reste déterminée à engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des dégradations. Le dépôt de la plainte pénale formelle lundi 24 août 2026 placera officiellement l'affaire entre les mains des autorités judiciaires pour une enquête plus approfondie.
La haine, le racisme, l'antisémitisme ou l'intimidation n'ont pas leur place dans notre ville, ni dans notre République.

