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Diplomatie·-3 h

La délégation iranienne quitte les négociations alors que Trump menace de nouvelles frappes, mais les États-Unis affirment que les pourparlers en Suisse se poursuivent

L'Iran et les États-Unis ont entamé dimanche des négociations techniques au Bürgenstock, dans l'ombre d'un départ annoncé de la délégation iranienne, de la menace de Donald Trump de nouvelles frappes et d'une recrudescence des violences au Liban.

Les pourparlers s'ouvrent dans un climat tendu

Des pourparlers de haut niveau entre les États-Unis et l'Iran ont débuté dimanche 21 juin dans une station du Bürgenstock, en Suisse, les deux parties se rencontrant en présence de médiateurs du Pakistan et du Qatar. Cette réunion fait suite à un accord préliminaire signé plus tôt dans la semaine, qui a suspendu les hostilités pour 60 jours et engagé les deux parties à négocier un accord de paix global. Cependant, l'atmosphère était chargée après que l'Iran s'est brièvement retiré d'une session prévue vendredi pour protester contre l'action militaire israélienne dans le sud du Liban, et les médias d'État iraniens ont cité dimanche des sources affirmant que la délégation avait quitté les pourparlers en raison d'une nouvelle menace du président Trump.

L'Iran doit immédiatement mettre fin aux troubles causés par ses marionnettes grassement payées au Liban. Dans le cas contraire, nous frapperons à nouveau l'Iran, comme nous l'avons fait la semaine dernière, mais avec encore plus de force.

Un journaliste d'Axios a cité une source diplomatique démentant ce départ, affirmant que les pourparlers étaient toujours en cours. La délégation américaine est dirigée par le vice-président JD Vance, accompagné de Jared Kushner et de l'envoyé américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, tandis que l'Iran est représenté par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Le point de blocage libanais

La fin définitive des frappes israéliennes sur le Liban est une exigence centrale de l'Iran, mais le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a prévenu dimanche que le cessez-le-feu avec le Hezbollah restait fragile. Israël a déclaré avoir détruit des dizaines de cibles du Hezbollah samedi, après que le groupe a tiré une cinquantaine de projectiles, et environ 20 personnes ont été tuées dans le sud du Liban selon des estimations.

Nous devons rester prêts à reprendre les opérations de combat, à prévenir les menaces et, si nécessaire, à passer rapidement à des actions offensives.

L'Iran soutient que l'accord intérimaire exige déjà la cessation de toutes les hostilités sur les lignes de front, y compris celles au Liban. La partie américaine, selon l'AP, souhaite se concentrer sur les ambitions nucléaires à long terme de l'Iran plutôt que sur le Liban, bien que Vance ait minimisé les tensions, qualifiant l'application du cessez-le-feu de « un peu désordonnée ».

Moments clés avant les pourparlers du Bürgenstock
  1. L'Iran se retire de la session prévue vendredi pour protester contre les frappes israéliennes au Liban.
  2. L'Iran revendique la fermeture du détroit d'Ormuz ; les États-Unis démentent ; environ 20 morts dans le sud du Liban ; le Hezbollah tire 50 projectiles.
  3. Les pourparlers débutent au Bürgenstock ; Trump menace de nouvelles frappes sur Truth Social ; un départ iranien est annoncé puis démenti.

Revendication sur le détroit d'Ormuz

Samedi, l'Iran a de nouveau affirmé avoir fermé le détroit d'Ormuz en représailles aux actions d'Israël, mais les forces américaines ont indiqué que le trafic maritime se poursuivait normalement. Les données de transport maritime consultées par Bloomberg ce week-end montrent que des millions de barils de pétrole ont transité par cette voie d'eau même après l'annonce iranienne, et trois pétroliers entièrement chargés ont été signalés en transit.

Si votre direction est prête à cesser d'être un moteur d'instabilité régionale, si elle est prête à renoncer à ses ambitions nucléaires à long terme, alors les États-Unis sont prêts à transformer fondamentalement notre relation avec l'Iran.

Prochaines étapes

Les deux parties travaillent dans un délai de 60 jours, renouvelable par consentement mutuel, pour négocier une paix durable. Les principaux points en suspens comprennent la libération de milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés, un retrait israélien plus large du Liban et l'avenir du programme nucléaire iranien. Le vice-président américain a déclaré que le Moyen-Orient était à un « tournant » et que les parties pouvaient soit forger une nouvelle voie ensemble, soit revenir à d'anciens schémas.

Bürgenstock

5 sources

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