
Le tribunal de Bergame rejette la demande de Massimo Bossetti de nouvelles analyses ADN dans l'affaire du meurtre de Yara Gambirasio
La cour d'assises de Bergame a rejeté une requête de la défense de Massimo Bossetti visant à réexaminer des éléments biologiques clés du meurtre de Yara Gambirasio en 2010.
Décision de justice sur les éléments biologiques
La cour d'assises de Bergame, statuant en qualité de juge de l'exécution des peines sous la présidence de Patrizia Ingrasci, a rejeté le 5 octobre 2026 une demande d'expertise technique et scientifique nouvelle portant sur des éléments biologiques de l'enquête sur le meurtre de Yara Gambirasio. Massimo Bossetti, 55 ans, définitivement condamné à la réclusion à perpétuité en 2018 pour le meurtre en 2010 de l'adolescente de 13 ans, a suivi l'audience à huis clos par visioconférence depuis l'établissement pénitentiaire de Bollate, à Milan. La cour a rendu sa décision dans l'après-midi du 5 octobre 2026, quelques heures après avoir entendu la défense, l'accusation menée par Letizia Ruggeri et les conseils de la famille de la victime.
- Yara Gambirasio disparaît à Brembate di Sopra.
- Le corps de la victime est découvert trois mois après sa disparition.
- Massimo Bossetti est définitivement condamné à la réclusion à perpétuité.
- La défense est autorisée à examiner 54 tubes d'échantillons contenant de l'ADN.
- La défense reçoit les photographies du RIS, les électrophérogrammes et les pièces de l'enquête.
- La cour d'assises de Bergame rejette la demande de nouvelle analyse ADN.
L'argumentaire technique de la défense
Les avocats de la défense Claudio Salvagni et Paolo Camporini ont présenté leurs arguments sur la base d'un rapport technique du généticien médico-légal Marzio Capra. Le dossier portait sur deux éléments principaux : l'échantillon biologique 31G20, retrouvé sur les sous-vêtements de la victime et identifié au cours de l'enquête comme le profil ADN mixte baptisé Ignoto 1, et du matériel génétique identifié sur sa veste. Marzio Capra a affirmé que des photographies à haute résolution remises à la défense en juin 2025 révélaient des incohérences chronologiques entre le moment où l'échantillon 31G20 a été photographié et celui où le profil génétique a été produit. La défense a en outre soutenu que les images indiquaient la présence possible de liquide séminal sur la veste, et demandé un accès physique direct pour un nouvel examen, les analyses initiales ayant été réalisées quatre ans avant que Bossetti ne soit identifié comme suspect.
Opposition des parties civiles
L'accusation et les représentants des parties civiles se sont opposés à toute réouverture des expertises médico-légales sur les prélèvements conservés. Les avocats Enrico Pelillo et Andrea Pezzotta, qui représentent les parents de la victime, Maura Panarese et Fulvio Gambirasio, ont plaidé contre la réalisation de nouvelles investigations scientifiques sur les éléments de preuve. À la sortie de la salle d'audience, Andrea Pezzotta s'est adressé aux journalistes au sujet des efforts de la défense pour rouvrir le volet médico-légal de l'affaire.
Ils veulent créer un Garlasco 2, mais nous ferons tout notre possible pour l'empêcher.
Recours envisagés et historique de la procédure
Après ce refus, la défense a confirmé qu'elle contesterait la décision devant les juridictions supérieures. Claudio Salvagni a indiqué que la défense avait passé sept ans à réclamer l'accès aux documents photographiques, formé huit pourvois devant la Cour de cassation et déposé plus de 400 pages d'écritures en phase d'exécution avant d'obtenir l'audience de lundi.
Nous avons déposé huit pourvois, nous déposerons absolument le neuvième.
Claudio Salvagni a ajouté que la défense entendait saisir le parquet compétent. Selon des décisions antérieures, la défense avait été autorisée en mai 2024 à examiner 54 tubes d'échantillons contenant du matériel ADN, puis en juin 2025 à accéder aux fichiers photographiques du RIS de Parme, aux électrophérogrammes et aux données de 25 000 échantillons ADN de référence recueillis lors de l'enquête initiale. Le rejet de la cour laisse la peine de perpétuité de Massimo Bossetti inchangée, tandis que ses avocats préparent leur prochain recours.

