Logement · Madrid, Valence et Saragosse
Rapport 2025 de la Banque d'Espagne : l'Espagne a besoin de 750 000 logements supplémentaires, l'âge moyen des primo-accédants atteint 47 ans
La Banque d'Espagne a chiffré un déficit de 750 000 logements et averti que les politiques axées sur la demande, comme le plafonnement des loyers, ne suffisent pas. L'âge moyen pour l'achat d'un premier logement est monté à 46,8 ans.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, EL MUNDO et europa press. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Entre 2021 et 2025, la création de nouveaux ménages a dépassé les achèvements de logements, accumulant un déficit de 750 000 unités.
L'âge auquel les Espagnols achètent leur premier logement est passé de 41 ans en 2007 à 46,8 ans en 2025, avec seulement 22,4 % des achats effectués par les moins de 35 ans.
Le rapport 2025 adopte une ligne plus douce que son prédécesseur de 2023, notant les gains potentiels de bien-être des protections des locataires tout en avertissant des effets non intentionnels.
Les loyers réels des nouveaux contrats à Valence ont augmenté de 4,5 % par an entre 2019 et 2024, le rythme le plus rapide parmi les six villes les plus peuplées d'Espagne.
Avec près de 900 000 logements à usage non résidentiel, le ministère du Logement exhorte les gouvernements régionaux à fermer 111 000 locations touristiques illégales et à les convertir en locations abordables à long terme.
Le rapport annuel 2025 de la Banque d'Espagne, publié sous la direction du gouverneur José Luis Escrivá, consacre un chapitre entier à ce qu'elle considère comme l'un des principaux défis de l'économie espagnole. Le document marque un changement subtil mais perceptible de ton par rapport à l'édition 2023 sous l'ancien gouverneur Pablo Hernández de Cos, notamment en matière de contrôle des loyers. Alors que le rapport précédent avertissait que l'application prolongée des plafonds de prix pourrait « créer de nouveaux problèmes d'accès au logement », le texte de 2025 affirme désormais que ces mesures « peuvent générer des gains de bien-être en assurant les ménages à faibles revenus ».
Un écart croissant entre les ménages et les logements
La statistique clé est un déficit accumulé de 750 000 logements entre 2021 et 2025. L'Espagne a créé environ 240 000 nouveaux ménages l'année dernière, mais seulement environ 92 000 logements ont été achevés (en baisse de 9 % sur un an). L'écart se concentre dans six provinces : Madrid, Barcelone, Alicante, Valence, Murcie et Malaga représentent 52,5 % du déficit.
« Si nous avons un déficit de 750 000, le combler ne dépend que de la croissance de l'offre de logements par rapport à la création de ménages. Si nous pouvons l'accélérer, cela prendra moins de temps, mais au rythme actuel de production, cela prendra un certain temps car nous ne pouvons pas arrêter la dynamique démographique. »
Tensions démographiques sur l'accession à la propriété
L'âge auquel les Espagnols achètent leur premier logement a augmenté de 5,7 ans depuis 2007, atteignant 46,8 ans en moyenne. Seulement 22,4 % de tous les achats de logements en 2025 concernaient des acheteurs âgés de 18 à 35 ans, contre environ la moitié avant l'éclatement de la bulle immobilière. La banque attribue cela en partie à l'incapacité de nombreux jeunes à épargner pour un apport et au retard dans le départ du domicile parental, qui intervient désormais après 30 ans.
- 2007
- 41 ans
- 2025
- 46.8 ans
Données tirées du texte de l’article
- 2007
- 50 %
- 2025
- 22.4 %
Données tirées du texte de l’article
Pression régionale inégale
Le rapport fournit des données granulaires au niveau des villes. Valence a enregistré la plus forte augmentation réelle des nouveaux contrats de location parmi les six plus grandes villes d'Espagne, à 4,5 % par an entre 2019 et 2024, tandis que Saragosse a enregistré une hausse plus modérée de 1 % et Séville un peu plus de 0,5 %. Les prix d'achat divergent également : la zone urbaine de Valence a connu un gain réel annuel de 7,9 % entre 2014 et 2024, contre une moyenne nationale de 4,7 %. Saragosse apparaît comme la grande ville qui demande le moins d'efforts pour accéder au logement (24,1 % du revenu net pour le loyer, 5,7 années de revenu pour un premier achat), mais 23,8 % de ses ménages locataires dépensent encore plus de 30 % de leurs revenus.
- Valence
- 4.5 %
- Saragosse
- 1 %
- Séville
- 0.5 %
Données tirées du texte de l’article
Réponse politique et limites des locations touristiques
Réagissant à ces données, le ministère du Logement a exhorté à un resserrement des restrictions sur les locations touristiques. Le rapport de la Banque a révélé que près de 900 000 logements étaient entre les mains de propriétaires non résidents ou étrangers en 2025. Bien que cela ne représente que 3,3 % du parc total de logements, la part dépasse 14 % dans des provinces comme Alicante et Malaga. Le ministère souhaite fermer 111 000 locations touristiques illégales identifiées via un nouveau guichet unique numérique et utiliser les fonds du Plan national du logement 2026-2030 (7 milliards d'euros) pour acheter ou louer des biens afin de les transformer en locations abordables à long terme.
Stabilité financière pas encore menacée
Contrairement au boom d'avant 2008, la Banque d'Espagne ne voit pas de déséquilibres macro-financiers. Les achats de logements ont augmenté de 5,1 % en 2025, avec un total de plus de 750 000 transactions, mais cela ne représentait que 3,8 % des ménages contre une moyenne de 5,5 % entre 2004 et 2007. Les nouveaux prêts hypothécaires ont augmenté de 27,5 % en 2025 tandis que le nombre de prêts hypothécaires a augmenté de 14 %, mais les normes de prêt restent plus strictes que lors des cycles précédents et les risques pour la stabilité financière semblent maîtrisés.
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Sources et contexte
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLEl Banco de España entierra el tono crítico con las políticas de vivienda de la era De Cos
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLLos españoles ya tienen que esperar a los 47 años para poder comprar una vivienda
- EL MUNDOEl Banco de España enmienda la política de vivienda del Gobierno: "No se ataja el problema con medidas sobre la demanda"
- europa pressSevilla concentra una de las mayores proporciones de hogares en...
- José Luis Escrivá
- Gouverneur de la Banque d'Espagne, sous la direction duquel le rapport annuel 2025 a été publié.
- Pablo Hernández de Cos
- Ancien gouverneur de la Banque d'Espagne ; le rapport 2023 publié sous son mandat adoptait une position plus critique sur le contrôle des loyers.
- Pedro Sánchez
- Premier ministre de l'Espagne, dont les politiques du logement (plafonnement des loyers, aides à la location pour les jeunes, garanties ICO) sont évaluées dans le rapport de la Banque d'Espagne.
- David López Salido
- Directeur général de l'Économie à la Banque d'Espagne, qui a présenté le rapport et commenté l'écart entre l'offre et la demande.
- Lieux
- Barcelone
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