
Deux pilotes d’hélicoptères bombardiers d’eau tués dans une collision au-dessus d’un incendie en Grèce ; 12 000 hectares brûlés
Une collision en vol entre deux hélicoptères bombardiers d’eau dimanche a tué les deux membres d’équipage d’un appareil, alors que la Grèce lutte contre un méga-incendie qui a déjà brûlé plus de 12 000 hectares et forcé des évacuations à l’ouest d’Athènes.
Collision d’hélicoptères : deux membres d’équipage tués
Deux hélicoptères Bell luttant contre un incendie sont entrés en collision dimanche 2 août près du village côtier de Psatha, à l’ouest d’Athènes. Une vidéo diffusée par les médias grecs montre un appareil heurtant l’autre par l’arrière ; l’hélicoptère percuté a immédiatement pris feu et s’est écrasé au sol. Le pilote – un Danois – et le copilote grec sont morts, tandis que les membres d’équipage grec et britannique du second hélicoptère ont été secourus avec des blessures légères.
Les deux membres d’équipage ont été transportés inconscients à l’hôpital où leur décès a été confirmé.
Tous les autres hélicoptères Bell opérant dans la zone ont été cloués au sol en attendant une enquête. Les hélicoptères étaient loués à la société australienne McDermott Aviation, qui soutient les opérations de lutte contre les incendies en Grèce depuis sept ans.
Un méga-incendie menace Athènes
L’incendie, décrit par les médias locaux comme le premier méga-incendie de la saison, a éclaté vendredi 31 juillet dans la région montagneuse de Béotie, au nord-ouest d’Athènes, et progresse vers la capitale. Dimanche, il avait déjà consumé plus de 5 000 hectares, selon les pompiers sur place, tandis qu’au niveau national, au moins 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé cette semaine.
Des vents soufflant en rafales jusqu’à 130 km/h et atteignant fréquemment 100 km/h ont créé ce que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a qualifié de conditions « extrêmement difficiles ». Samedi, les vents étaient si forts que des dizaines d’avions bombardiers d’eau ont été cloués au sol pendant des heures, et les pompiers ne pouvaient parfois pas ouvrir les portes de leurs véhicules.
Il y a des moments où la nature et l’intensité des phénomènes météorologiques dépassent toute planification humaine et toute capacité opérationnelle.
- L’incendie se déclare dans la région montagneuse de Béotie, au nord-ouest d’Athènes.
- Des vents de force ouragan clouent au sol des dizaines de bombardiers d’eau ; Porto Germeno évacué.
- Deux hélicoptères Bell entrent en collision près de Psatha, tuant les deux membres d’équipage. Plus de 5 000 ha brûlés.
- Risque d’incendie de niveau 4/5 déclaré pour l’Attique et la Béotie ; l’incendie principal reste à moins de 70 km d’Athènes.
Évacuations et destructions
Des centaines de résidents et de vacanciers ont été contraints de fuir. La station balnéaire de Porto Germeno, sur le golfe de Corinthe, a été vidée maison par maison alors que la police frappait aux portes. Des dizaines de maisons ont été détruites ou endommagées. Un pompier volontaire a déclaré aux médias français que « vendredi, c’était l’enfer en l’espace de seulement 20 minutes ».
Sur l’île de Céphalonie, un autre incendie a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, et des touristes ont décrit avoir vu des avions larguer de l’eau se ravitailler juste au large de la plage toutes les dix minutes pendant qu’ils préparaient leurs bagages en cas d’évacuation.
Le risque reste très élevé
Les autorités de protection civile ont fixé le risque d’incendie pour lundi 3 août au niveau 4 sur 5 pour l’Attique – la région qui comprend Athènes – et la Béotie voisine. Presque tout le pays a passé le week-end en alerte générale.
Les incendies de cette semaine ont maintenant fait cinq morts : trois pompiers sont morts plus tôt en Crète et dans le Péloponnèse, et l’accident de dimanche porte le bilan à cinq. La frustration du public grandit.
La population est en colère, car le pays est censé être préparé.
Alors que l’incendie principal se trouve encore à environ 70 km de la capitale et que les vents devraient persister, les autorités préviennent que la situation pourrait empirer avant de s’améliorer.


