
Elena Colas, 16 ans, remporte quatre médailles aux championnats d'Europe de gymnastique à Zagreb
La gymnaste française de 16 ans a remporté l'or, l'argent et deux médailles de bronze aux Championnats d'Europe à Zagreb, menant la France à un troisième bronze par équipe consécutif.
Quatre médailles en quatre jours
Elena Colas, une gymnaste de 16 ans née le 1er mai 2010 à Chambray-lès-Tours, a remporté quatre médailles en quatre jours consécutifs aux Championnats d'Europe 2026 à Zagreb, en Croatie, lors de sa première compétition senior. L'adolescente, qui mesure 1m47 et s'entraîne à Avoine-Beaumont en Indre-et-Loire, a ouvert son compteur jeudi avec le bronze au concours général individuel. Le samedi 15 août, elle a décroché l'or européen à la poutre, devançant deux médaillées olympiques, puis a obtenu l'argent au sol à peine une heure plus tard. Le dimanche 16 août, elle a ajouté un bronze par équipe, complétant ainsi un ensemble complet d'or, d'argent et de bronze sur la semaine.
Colas a été sacrée championne de France en juin et avait déjà remporté trois médailles mondiales et trois médailles européennes en junior, selon Le Parisien. Malgré son ascension précoce, elle n'a pas réussi à se qualifier pour la finale dans sa spécialité déclarée, les barres asymétriques, étant éliminée lors des qualifications. 20minutes l'a décrite comme « la grande dame » de ces championnats, tandis qu'Ouest France a noté qu'elle avait « une médaille par jour » tout au long de la compétition.
- Bronze au concours général individuel
- Championne d'Europe à la poutre
- Argent au sol, environ une heure après l'or à la poutre
- Bronze par équipe
Finale par équipe
Lors de la compétition par équipe dimanche, la France a conservé la médaille de bronze pour la troisième année consécutive, égalant ses résultats de 2024 et 2025. L'équipe de France, composée de Colas, Lorette Charpy, Morgane Osyssek-Reimer, Lola Chassat et Maïana Prat, a totalisé 159,263 points aux quatre agrès. La Russie, concourant sous bannière neutre, a gagné avec 165,430 points, menée par la championne du monde et d'Europe du concours général Angelina Melnikova. L'Italie a pris l'argent avec 161,796 points, emmenée par Manila Esposito.
- Russie (neutre)
- 165.43 points
- Italie
- 161.796 points
- France
- 159.263 points
Colas a joué un rôle décisif dans la finale par équipe, notamment aux barres asymétriques, où elle a été fortement encouragée par ses coéquipières avant de livrer un enchaînement qui a assuré la place de la France sur le podium. Elle a obtenu un score de 14,666 selon Ouest France (20minutes a rapporté 14,600). Elle a été l'une des deux seules gymnastes françaises, avec Osyssek-Reimer, à concourir sur les quatre agrès, et a enregistré le total individuel le plus élevé parmi ses coéquipières à la poutre, au sol et au saut. Le bronze est la sixième médaille par équipe de la France dans l'histoire des Championnats d'Europe : cinq bronzes et un argent.
Sang-froid sous pression
Le programme serré du samedi, avec la finale de la poutre et la finale du sol séparées par un court intervalle, a mis à l'épreuve la préparation mentale de Colas. Elle a décrit son état d'esprit entre les deux finales.
Je n'ai tout simplement pas eu le temps de digérer mes émotions après la poutre. J'ai eu cinq minutes pour courir vite et revenir vite au sol. La pression n'a pas eu le temps de s'installer. Mais sinon, dans l'ensemble, je n'étais vraiment pas très stressée. Je me sentais vraiment très sereine.
Sa performance médaillée d'or à la poutre a eu lieu sur un agrès de seulement 10 centimètres de large, où la moindre erreur coûte cher, et était le fruit de huit années d'entraînement. Franceinfo a qualifié la performance de « magistrale ». La victoire à la poutre a été suivie presque immédiatement par la finale du sol, ne laissant aucun temps pour la célébration. La couverture de Libération sur son éclosion européenne a également évoqué un conflit en cours entre Colas et la Fédération française de gymnastique, et Le Parisien a noté sa décision de rester dans le programme français malgré ces tensions, bien qu'aucun des deux articles n'ait détaillé les spécificités du différend.


