
Cobolli se hisse en huitièmes de finale à Roland Garros, puis vole la vedette avec un plaidoyer pour la Ligue des champions : « Laissez-moi dormir ! »
L'Italien Flavio Cobolli a livré une performance dominante pour atteindre pour la première fois les huitièmes de finale à Roland Garros, puis a charmé le public parisien en implorant une nuit calme avant la finale de la Ligue des champions.
Une victoire autoritaire sur le Chatrier
Flavio Cobolli a produit une masterclass sur le Court Philippe-Chatrier, démantelant l'Américain Learner Tien 6-2, 6-2, 6-3 en seulement une heure et 46 minutes. L'Italien, tête de série n°10, n'a jamais affronté de balle de break dans un match qu'il a contrôlé de bout en bout, breakant à plusieurs reprises le service de Tien dans les deux premiers sets. Cela marque la première victoire de Cobolli sur le court principal de Roland Garros et ses débuts dans la deuxième semaine du Grand Chelem parisien, améliorant son élimination au troisième tour de la saison précédente.
Je suis très heureux de cette performance, c'est ma première victoire sur ce court central.
Le Romain de 24 ans était en forme impérieuse, n'ayant besoin que de moins de 30 minutes pour sceller le premier set et à peine une heure et dix minutes pour établir une avance de deux sets. Tien, qui avait impressionné lors des tours précédents, semblait fatigué et n'avait aucune réponse à la puissance de Cobolli sur terre battue.
Un tableau ouvert et une chance en or
Avec les têtes de série Jannik Sinner et Novak Djokovic déjà éliminées, et Carlos Alcaraz absent du tournoi, Cobolli a reconnu l'opportunité inhabituelle qui se présentait à Paris. Il a noté une atmosphère différente dans les vestiaires, sentant que de nombreux joueurs voient désormais une voie profonde dans le tableau. Son prochain adversaire sera l'Américain Zachary Svajda, classé 87e mondial, qui a créé la surprise en battant l'Argentin Francisco Cerundolo dans un combat en cinq sets de plus de trois heures.
Quand vous traversez les vestiaires, il y a une ouverture pour tout le monde et tout le monde veut la saisir. Je suis prêt à me battre pour chaque point pour pouvoir la saisir.
Cobolli a souligné qu'il devrait étudier Svajda attentivement, ne l'ayant jamais affronté sur terre battue, mais a reconnu qu'il joue sur sa surface favorite et a une meilleure chance ici que dans tout autre Grand Chelem.
La Ligue des champions vole la vedette
Dans son interview sur le court, Cobolli a rapidement changé de sujet, déclarant qu'il ne voulait pas parler de tennis le jour de la finale de la Ligue des champions entre Arsenal et le Paris Saint-Germain. Il a révélé une amitié d'enfance avec le défenseur d'Arsenal Riccardo Calafiori, avec qui il jouait au football avant de passer au tennis, mais a aussi professé son admiration pour le PSG et leur entraîneur Luis Enrique.
J'ai joué au football avant le tennis et j'ai joué avec Calafiori qui joue pour Arsenal. Mais j'aime aussi le PSG à cause de Luis Enrique. Donc aujourd'hui, je vais encourager le plus beau match de tous les temps avec beaucoup de buts.
Cette allégeance mitigée a suscité des huées amusées du public parisien, que Cobolli a désamorcées par des rires. Il a terminé par une demande sincère : si le PSG gagne, les fans devraient baisser le bruit pour qu'il puisse dormir. La finale se tient à Budapest, avec des milliers de supporters du PSG déjà rassemblés dans une fan zone près du Parc des Princes, à quelques centaines de mètres de Roland Garros.
La suite
Cobolli affrontera Svajda pour une place en quarts de finale, un stade qu'il n'a jamais atteint dans un tournoi majeur. L'Italien a dit qu'il traiterait ce match comme sa propre finale et qu'il était prêt à se battre pour l'objectif commun d'un parcours profond. Ailleurs dans le contingent italien, Matteo Berrettini et Matteo Arnaldi étaient également en action plus tard samedi, cherchant à rejoindre Cobolli dans la deuxième semaine.


