Découvertes · Zone de fracture Diamantina
Des scientifiques découvrent un cimetière de baleines de 1 200 km dans l'océan Indien, avec des fossiles datant de 5,3 millions d'années
Une équipe internationale de chercheurs a mis au jour une nécropole massive de baleines s'étendant sur 1 200 kilomètres à travers la zone de fracture Diamantina, dans le sud-est de l'océan Indien, à des profondeurs comprises entre 4 200 et 7 000 mètres.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, Fanpage, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La nécropole s'étend sur 1 200 km dans la zone de fracture Diamantina à des profondeurs de 4 200–7 000 m, ce qui en fait le plus grand, le plus profond et le plus ancien cimetière de baleines jamais découvert.
Les plus vieux fossiles récupérés datent d'il y a 5,3 millions d'années, dont un crâne de la baleine à bec éteinte Pterocetus benguelae.
Les chercheurs ont nommé une nouvelle espèce de baleine éteinte inconnue auparavant, Pterocetus diamantinae, d'après le site de la découverte.
Au cours de 32 plongées en submersible, l'équipe a documenté 485 sites fossilifères et cinq chutes de baleines actives abritant encore des écosystèmes vivants.
Les carcasses abritent une vie diversifiée, notamment des vers mangeurs d'os, des méduses, des ophiures et des mollusques symbiotiques, formant des oasis dans un plancher océanique autrement désertique.
- 1 janv.L'équipe de recherche effectue 32 plongées en submersible dans la zone de fracture Diamantina à l'aide du véhicule chinois Fendouzhe.
- 31 déc.485 sites fossilifères et cinq chutes de baleines actives identifiés sur une étendue de 1 200 km de plancher océanique.
- 10 juinLes résultats sont publiés dans la revue Nature, révélant des fossiles vieux de 5,3 millions d'années et une nouvelle espèce, Pterocetus diamantinae.
La découverte
Une équipe internationale de chercheurs chinois, italiens et néo-zélandais a découvert le plus grand, le plus profond et le plus ancien cimetière de baleines jamais trouvé. Le site, situé dans la zone de fracture Diamantina dans le sud-est de l'océan Indien, s'étend sur environ 1 200 kilomètres à des profondeurs allant de 4 200 à 7 000 mètres. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature.
Au cours de 32 plongées en submersible effectuées en 2023 à l'aide du véhicule chinois Fendouzhe, l'équipe a identifié 485 sites fossilifères et cinq chutes de baleines actives (carcasses encore en cours de colonisation et de consommation par d'autres organismes). La densité des restes atteint 759,5 individus par kilomètre carré, ce qui suggère que la zone pourrait contenir plus de 10 millions de carcasses de baleines.
« La découverte d'une nécropole de cette ampleur était totalement inattendue. L'étendue de la zone, la profondeur et l'âge des restes dépassent de loin tout ce que nous avions imaginé. »
Restes anciens et nouvelles espèces
Les plus vieux fossiles récupérés remontent à 5,3 millions d'années. Parmi les découvertes figure un crâne fossilisé de Pterocetus benguelae, une espèce de baleine à bec, ainsi que la carcasse d'une baleine de Minke antarctique de cinq mètres, le plus grand spécimen trouvé. L'équipe a également identifié une espèce éteinte inconnue jusqu'alors, qu'elle a nommée Pterocetus diamantinae en référence au site de la découverte.
La plupart des fossiles appartiennent à des baleines à bec (ziphiidés), un groupe de cétacés à dents connu pour son comportement de plongée extrême. Les chercheurs pensent que les fosses en forme de V de la zone de fracture Diamantina pourraient avoir canalisé les animaux morts dans la zone, où les courants les ont transportés avant qu'ils ne coulent.
« Ce sont des laboratoires de l'évolution : des formes de vie adaptées de manière unique y évoluent, que l'on ne trouve nulle part ailleurs. »
Écosystèmes des grands fonds
Lorsqu'une baleine morte coule et se pose sur le fond océanique, elle peut donner naissance à un écosystème riche et complexe qui soutient un large éventail d'organismes. Sur les restes, les chercheurs ont trouvé diverses espèces, notamment des méduses, des ophiures, des vers mangeurs d'os (Osedax) et des mollusques vivant en symbiose avec des bactéries. À de telles profondeurs, le plancher océanique est généralement désertique, et les carcasses de baleines forment des îles de vie isolées et autonomes qui peuvent fournir une nourriture pendant des centaines d'années.
« La taille imposante des baleines et la composition chimique particulière de leurs os sont fondamentales pour la formation de ces colonies sous-marines uniques. Parallèlement, la nature même de l'abysse océanique rend ces sites exceptionnellement difficiles à localiser pour les scientifiques. »
Importance scientifique
Cette découverte dépasse le précédent record de profondeur pour une chute de baleine, qui se situait dans l'Atlantique Sud-Ouest à environ 4 200 mètres. L'excellente conservation des os est attribuée à leur densité élevée, qui a résisté à l'activité des vers, ainsi qu'à la protection offerte par la grande profondeur, où il y a moins de risque d'être enseveli par les sédiments. Un revêtement minéral s'est également formé à la surface des os, agissant comme un film protecteur.
« La découverte de ce vaste cimetière fossilifère par Peng et ses collègues est une trouvaille vraiment unique. Bien que l'accès au site soit limité, il recèle probablement de nombreuses autres découvertes fascinantes et inspirera sans aucun doute de futures plongées en submersible dans des environnements similaires. »
L'équipe de recherche pense que le site sera étudié pendant des années, nombre des organismes trouvés appartenant probablement à des espèces ou sous-espèces jamais documentées auparavant.
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Sources et contexte
- ANSA.itUna necropoli delle balene che ha oltre 5 milioni di anni - Natura
- FanpageScoperto nell'Oceano Indiano il più grande e antico cimitero di balene: alcune risalgono a 5 milioni di anni fa
- NOSWalviskerkhof gevonden in Indische Oceaan: 1200 kilometer lang, miljoenen jaren oud
- BBC印度洋海底发现大面积鲸墓地,可追溯至500多万年前
- Xiaotong Peng
- Chercheur à l'Institut des sciences et de l'ingénierie des grands fonds (IDSSE) de l'Académie des sciences de Chine et auteur principal de l'étude.
- Giovanni Bianucci
- Professeur à l'Université de Pise et co-auteur de l'étude publiée dans Nature.
- Alberto Collareta
- Paléontologue à l'Université de Pise et co-auteur de l'étude.
- Stephen J. Godfrey
- Chercheur au Calvert Marine Museum qui a commenté la découverte dans Nature.
- Xikun Song
- Biologiste à l'Académie des sciences de Chine qui a commenté la découverte.
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