Les salariés d'Airbus ont rejeté le pré-accord le 24 juillet, les résultats étant publiés le 27 juillet.
Sipa, le syndicat à l'origine de la grève, a retiré son appel et laissé l'initiative à la CGT, l'UGT et l'UTIL.
Le représentant de Sipa à Getafe a démissionné, invoquant le décalage entre la direction syndicale et les salariés.
L'accord rejeté proposait une augmentation de salaire de 12 % d'ici 2027 et le maintien de deux jours de télétravail.
Airbus a qualifié le pré-accord d'« opportunité unique » et le début d'un « changement profond ».
Les syndicats non signataires peuvent déposer un nouveau préavis de grève ; les salariés reprennent le travail normalement le 27 juillet.
Vendredi 24 juillet, les salariés des usines espagnoles d'Airbus ont voté sur un pré-accord conclu par les syndicats CCOO, Sipa et ATP avec la direction. L'accord prévoyait une augmentation salariale de 12 % d'ici 2027 et le maintien de deux jours de télétravail par semaine. Le vote, ouvert du matin jusqu'à 17 heures, en ligne et en présentiel, était supervisé par PwC. Tous les employés inscrits au 23 juillet étaient éligibles, à l'exception de ceux en congé volontaire. Le résultat, annoncé après le vote, a été un rejet.
Le pré-accord avait été signé par trois syndicats représentant plus de 75 % du comité de négociation, mais il a rencontré une forte opposition de la part des salariés. Lors des assemblées du jeudi précédent, les travailleurs ont vivement critiqué les signataires. Ce décalage a conduit le principal représentant de Sipa à l'usine de Getafe à démissionner de tous ses postes syndicaux, qualifiant l'accord de « meilleur possible » et appelant à un vote libre. Des sources de l'entreprise n'ont pas exclu des démissions similaires sur d'autres sites en cas de rejet de l'accord.
Sipa, le syndicat qui avait initialement appelé à la grève le 1er juillet, a déclaré avoir perdu la confiance des employés et ne pas souscrire à l'accord. Il a retiré l'appel à la grève, laissant la place aux syndicats non signataires (CGT, UGT et UTIL) pour déposer un nouveau préavis de grève s'ils le souhaitent.
« Nous laissons ainsi l'espace nécessaire aux autres organisations qui n'ont pas signé le pré-accord (CGT, UGT et UTIL) pour procéder au dépôt d'un nouveau préavis de grève si elles le jugent opportun. »
Sipa a ajouté que les salariés reprendraient le travail lundi 27 juillet « en toute normalité ». Le syndicat a également précisé qu'il n'avait pas légalement annulé la grève, laissant certains grévistes dans l'incertitude quant à leur statut pendant les jours de vote.
« Nous continuons à penser que c'était un bon accord et qu'avec le temps, il sera compris. »
« L'organisation a laissé sa réputation sur le bord de la route et 24 jours de salaire, comme tous ceux qui ont vraiment soutenu la grève. »
Airbus avait qualifié le pré-accord d'« opportunité unique » de marquer un tournant dans le conflit social, soulignant qu'il n'était pas « le point d'arrivée » mais le début d'un « changement profond » que l'entreprise jugeait également nécessaire. La firme avait poussé pour un vote avant la période de congés des effectifs d'Airbus Helicopters.
L'accord proposé comprenait une augmentation générale des salaires de 5 % en 2026 et de 5 % en 2027, plus un supplément de 0,5 % par an, soit un total de 12 % sur la période. Il maintenait également le régime actuel de deux jours de télétravail. Les trois syndicats signataires avaient approuvé le texte après une séance de négociation qui s'est prolongée jusqu'aux premières heures du jeudi 23 juillet.
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Les employés des usines espagnoles d'Airbus ont rejeté un pré-accord qui prévoyait une augmentation des salaires de 12 % d'ici 2027, poussant le syndicat Sipa, à l'origine de la grève, à retirer son appel et à laisser l'initiative aux autres syndicats.
Texte IA fondé sur les articles de europa press et ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL. Publié .