Local · Kalamata

Tensions à la conférence de la KEDE à Kalamata : Kafantaris somme Doukas de partir

Le maire d'Athènes, Haris Doukas, a exigé un vote par appel nominal et dénoncé une fraude lors du décompte, et le secrétaire général de la KEDE lui a demandé de partir. La résolution majoritaire a ensuite recueilli 213 voix sur 338 délégués.

Texte IA fondé sur les articles de iefimerida.gr, NEWS 24/7, ΣΚΑΪ et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Kalamata · Grèce

Un vote qui tourne à l'échange d'invectives

La conférence annuelle de l'Union centrale des municipalités de Grèce (KEDE) s'est close le samedi 7 novembre 2026 à Kalamata sur un différend portant sur la manière dont le vote sur les résolutions des différentes tendances s'est déroulé. Le maire d'Athènes, Haris Doukas, a contesté la procédure, dénoncé une fraude au vote et exigé un vote par appel nominal, tandis que des délégués autour de lui lui lançaient de compter les voix lui-même. Le président de la KEDE, Lazaros Kyrizoglou, maire d'Ampelokipoi-Menemeni, a maintenu le vote à main levée, invoquant le statut de l'union, malgré les objections de délégués qui réclamaient un vote nominatif. Selon les comptes rendus, le décompte s'est fait rangée par rangée. La tension est montée lorsque le secrétaire général Dimitris Kafantaris, ancien maire de Pylos-Nestor, a pris le micro et s'est adressé directement à M. Doukas.

« Sortez d'ici, sortez d'ici. Vous n'avez même pas un peu honte ? »

Dimitris Kafantaris

Il a ensuite qualifié d'inacceptable l'accusation de fraude au vote dans les collectivités locales, et la salle a explosé en cris et en accusations réciproques.

Le décompte et le résultat

Lors de l'échange sur le décompte, M. Doukas aurait crié qu'un camp avait 14 voix et l'autre 15, selon Το Βήμα, et M. Kafantaris a répondu que cela n'avait pas d'importance, que l'un monte et l'autre descend. Une fois le décompte achevé, la proposition de la tendance de M. Kyrizoglou a obtenu 213 voix sur les 338 délégués présents. La tendance de M. Doukas a recueilli 111 voix, tandis que la proposition de Laiki Syspeirosi en a obtenu 14.

Votes sur les résolutions de la conférence de la KEDEvoix
Tendance Kyrizoglou
213 voix
Tendance Doukas (Autonomie locale maintenant)
111 voix
Laiki Syspeirosi
14 voix

Données tirées du texte de l’article

Lors d'un vote distinct, la proposition de Laiki Syspeirosi sur le logement scolaire a été approuvée à l'unanimité par l'assemblée plénière, malgré les tensions qui ont marqué le reste de la séance. Le conseil d'administration de la KEDE doit se réunir le 12 novembre.

Ce que demandaient les résolutions

La tendance de M. Doukas, Autonomie locale maintenant, a accusé le gouvernement de sous-financer systématiquement les municipalités, de leur transférer des compétences sans les moyens ni le personnel pour les exercer et de limiter leur autonomie administrative et financière. Sa résolution affirme que l'intervention du Premier ministre à la conférence de Kalamata a confirmé les craintes que le gouvernement veuille une collectivité locale affaiblie et manipulée, et soutient que la politique gouvernementale s'écarte de la Charte européenne de l'autonomie locale. Selon le texte, le Premier ministre n'a retenu aucune des revendications principales et les a renvoyées à plus tard, le temps que les marchés internationaux se stabilisent. La tendance réclame 2,5 milliards d'euros supplémentaires versés d'ici à 2027, un chiffre tiré d'une étude de la Société hellénique pour le développement local et l'autonomie locale (EETAA). Elle demande aussi un tarif électrique spécial pour les municipalités à 0,06 euro par kilowattheure, la restitution de tous les fonds dus et retenus, et la prise en charge intégrale des frais de fonctionnement et de masse salariale des crèches.

Prenant la parole contre le texte majoritaire, auquel il reprochait de ne pas critiquer clairement le gouvernement, M. Doukas a posé une question à la salle.

« Nous n'avons pas obtenu ce que nous voulons. Pourquoi ne pas l'écrire ? »

Haris Doukas

M. Kyrizoglou a soutenu que les élus locaux étaient d'accord sur 90 % des propositions et a appelé les délégués à adopter une résolution commune. La tendance de Kostas Peletidis, Laiki Syspeirosi, a déposé sa propre résolution, réclamant des solutions concrètes plutôt que des promesses sans calendrier.

La suite

La résolution majoritaire a autorisé le comité exécutif de la KEDE à rencontrer le gouvernement, les chefs de partis et le président du Parlement pour présenter les revendications et peser en faveur d'une hausse du financement. Les maires et les élus ont également été autorisés à mener des actions, dont des manifestations et une fermeture symbolique des mairies. Le conseil d'administration de la KEDE doit se réunir le 12 novembre, et les deux camps devraient s'y affronter de nouveau.

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