
Andy Burnham et Emmanuel Macron se rencontrent à Londres pour discuter de la migration transmanche et du commerce
Le Premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron ont convenu de nouvelles mesures de sécurité dans la Manche et ont discuté de la politique industrielle de l'UE lors des entretiens de Downing Street.
Entretiens bilatéraux à Downing Street
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a reçu le président français Emmanuel Macron au 10 Downing Street ce jeudi 3 septembre 2026. Cette réunion bilatérale marque la première fois que Burnham accueille un dirigeant européen depuis son entrée en fonction le 20 juillet, après le départ de Keir Starmer. Les entretiens ont conclu une visite de deux jours de Macron à Londres, qui s'est rendu au British Museum aux côtés du roi Charles III mercredi pour marquer le prêt de la tapisserie de Bayeux. Burnham a décrit la France comme le voisin le plus proche de la Grande-Bretagne, présentant cette réunion comme un pas vers la reconstruction des relations post-Brexit dans les domaines de la défense, du commerce et du contrôle des frontières.
Les progrès que nous avons observés cet été montrent ce qui peut être accompli lorsque le Royaume-Uni et la France travaillent ensemble.
Migration et sécurité de la Manche
La sécurité des frontières a constitué un sujet central des discussions, portant sur les traversées non autorisées de petites embarcations dans la Manche. Les autorités britanniques ont fait état du nombre le plus bas d'arrivées dans la Manche depuis 2020, les arrivées estivales ayant chuté de moitié par rapport au total enregistré sur la même période en 2025. En réponse aux réseaux criminels utilisant des méga-canots pneumatiques conçus pour transporter des centaines de personnes à la fois, la France a accepté de déployer une équipe d'appui de 45 agents sur les plages de Normandie et de l'ouest de la France dans les semaines à venir. Ce déploiement élargit un accord signé en avril, s'ajoutant à une force existante d'environ 1 050 policiers et agents des forces de l'ordre français dédiés à l'interception côtière. Les deux dirigeants ont convenu que la coopération transmanche devrait servir de modèle pour une coopération européenne plus large contre les réseaux de traite des êtres humains.
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Politique commerciale et tensions industrielles
Les discussions économiques ont porté sur les efforts du gouvernement britannique pour resserrer les liens avec l'Union européenne afin de soutenir la croissance intérieure. Burnham a confirmé que la Grande-Bretagne ne cherchera pas à réintégrer le marché unique de l'UE, l'union douanière ou le cadre de libre circulation du bloc. Le Premier ministre a confronté Macron à la proposition d'accélération industrielle de la Commission européenne de mars, connue sous le nom d'agenda Made in Europe. Cette proposition établit des exigences de fabrication nationale et des subventions dans les marchés publics dans des secteurs tels que l'acier, le ciment, l'aluminium et la construction automobile. Londres a fait pression pour que les fabricants britanniques obtiennent un statut européen, imitant une approche suivie par le Canada, mais s'est heurtée à la résistance de Paris. Les deux dirigeants ont convenu de travailler ensemble pour trouver des solutions qui protègent les intérêts économiques communs.
Production de défense et diplomatie au Moyen-Orient
En matière de coopération de défense, Burnham et Macron ont discuté de l'établissement de chaînes d'assemblage nationales en Ukraine pour le missile de croisière longue portée SCALP, qui utilise la technologie britannique et est connu au Royaume-Uni sous le nom de Storm Shadow. Cette initiative fait suite à la réunion de la Coalition des Volontaires tenue à Kiev la semaine précédente. Les deux dirigeants ont également examiné la sécurité au Moyen-Orient, réaffirmant un accord pour déployer une mission d'escorte navale conjointe pour les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz une fois les hostilités terminées. Burnham a réitéré que la décision d'Israël d'étendre la colonie E1 en Cisjordanie est inacceptable, déclarant que ce projet compromet la viabilité d'une solution à deux États.


