Élections · Brasília et Santiago

Flávio Bolsonaro rejette la victoire de Lula au second tour et demande l'annulation du scrutin

Lula a remporté le second tour au Brésil avec 51,74 % des voix selon les résultats préliminaires, mais Flávio Bolsonaro affirme que ce résultat ne peut pas être reconnu. Il demande l'annulation de l'élection après qu'un juge de la Cour suprême a prolongé le vote de deux heures le jour du scrutin.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, Handelsblatt, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Brasília, Santiago · Brésil, Chili
Comment on en est arrivé là
  1. 25 oct.Les bureaux de vote devaient fermer à 17 heures, heure locale
  2. 25 oct.Le juge Cristiano Zanin ordonne une prolongation de deux heures du vote dans tout le pays
  3. 25 oct.Fin du vote prolongé à 19 heures, heure locale

Lula déclaré vainqueur

Le Tribunal supérieur électoral du Brésil a déclaré Luiz Inácio Lula da Silva vainqueur du second tour organisé le 25 octobre, avec 51,74 % des voix contre 48,26 % pour Flávio Bolsonaro selon les résultats préliminaires. Un décompte antérieur cité par la Süddeutsche Zeitung plaçait Lula à 51,75 % une fois presque tous les bulletins comptés, tandis qu'El País évoquait un écart d'environ quatre millions de voix. Lula, 80 ans, a été élu pour un quatrième mandat, ce qui fait de lui, selon Handelsblatt, le premier président brésilien choisi démocratiquement quatre fois. Son rival, Flávio Bolsonaro, 45 ans, est sénateur du Parti libéral (PL) et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro.

Part des voix au second tour, résultats préliminaires du tribunal électoral%
Lula da Silva
51.74 %
Flávio Bolsonaro
48.26 %

Données tirées du texte de l’article

Scrutin prolongé le jour du vote

Les bureaux de vote devaient fermer à 17 heures, heure locale, mais à 17 h 01, le 25 octobre, le juge de la Cour suprême Cristiano Zanin a ordonné la prolongation du vote de deux heures dans tout le pays, jusqu'à 19 heures, selon Europa Press et Handelsblatt. La demande émanait de la campagne de Lula, qui affirmait que de nombreux électeurs n'avaient pas pu voter en raison de la défaillance des transports publics. La campagne de Lula s'était d'abord adressée au Tribunal supérieur électoral, dont le président, Kássio Nunes Marques, n'a pas répondu, avant de se tourner vers la Cour suprême. La campagne de Bolsonaro avait demandé une prolongation plus courte dans cinq États seulement, São Paulo, Santa Catarina, Paraná, Minas Gerais et Rio Grande do Sul, invoquant de fortes pluies, des inondations et des coupures d'électricité. Europa Press rapporte que la décision a interrompu le décompte initial et qu'elle a été prise malgré l'opposition explicite du ministère public électoral, tandis qu'ABC indique que Nunes Marques a ensuite entériné la décision.

El País indique que le changement est arrivé trop tard dans de nombreux bureaux de vote, si bien que certains électeurs ont pu voter et d'autres non. Le journal note aussi que les machines à voter électroniques brésiliennes ne peuvent pas être réactivées une fois fermées, laissant un temps les responsables de plus d'un demi-million de bureaux de vote sans réponse.

Bolsonaro refuse de reconnaître le résultat

Flávio Bolsonaro a déclaré qu'il était impossible de reconnaître le résultat et qu'il engagerait une action en justice pour faire annuler l'élection. Il a qualifié les événements du 25 octobre d'inacceptables et accusé Cristiano Zanin, qu'il présente comme un ancien avocat de Lula, d'avoir changé les règles en cours de scrutin. Il a également affirmé que c'était la première fois dans l'histoire du Brésil qu'un juge modifiait les règles du vote en cours de processus, et soutenu que les observateurs des partis avaient été retirés de la salle de traitement des données, dite sala cofre, après la décision. ABC rapporte que son discours a duré moins de cinq minutes et qu'il a appelé ses partisans à ne pas renoncer. Cette contestation, note ABC, s'accorde mal avec le fait que les deux campagnes avaient formellement demandé aux tribunaux une prolongation du vote, et le média estime qu'elle pourrait devenir un problème pour Lula dans les jours à venir.

Réactions au Chili

Le président chilien José Antonio Kast a reconnu la victoire de Lula peu avant que Bolsonaro n'annonce sa contestation judiciaire, téléphonant à Lula pour le féliciter de son quatrième mandat. Kast, fondateur du parti d'extrême droite Republicano, est proche de la famille Bolsonaro et avait invité Flávio Bolsonaro à son investiture le 11 mars. Lula avait prévu d'assister à cette passation de pouvoir mais a annulé au dernier moment, invoquant des problèmes d'agenda. Dans un message sur les réseaux sociaux, Kast a déclaré que le Chili et le Brésil partageaient un avenir commun et s'est engagé à travailler à l'intégration économique et à la lutte contre la criminalité organisée. Le gouvernement chilien a qualifié Brasília de partenaire stratégique et rappelé que les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis 190 ans. L'ancien président chilien Gabriel Boric, au pouvoir de 2022 à 2026, a été l'un des premiers dirigeants progressistes à saluer la victoire de Lula.

Ce qui reste en suspens

Bolsonaro a annoncé qu'il engagerait une action en justice, mais aucun des articles ne fait état d'un dépôt de recours, d'un calendrier judiciaire ou d'une décision sur sa demande. Les chiffres électoraux sont préliminaires et les médias rapportent des parts légèrement différentes pour Lula, entre 51,7 % et 51,79 %. El País écrit que la légitimité du processus est en question et que ses conséquences restent difficiles à évaluer.

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Sources et contexte

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