
La police arrête 164 personnes alors que les manifestations lycéennes perturbent 180 établissements français avant une grève nationale
Les affrontements lors des manifestations nationales dans les lycées le 28 septembre 2026 ont fait 32 blessés en France, suscitant une vive polémique politique entre le gouvernement et l'opposition de gauche.
Blocages et interpellations à l'échelle nationale
Les forces de l'ordre françaises ont interpellé 164 personnes lundi 28 septembre 2026, à la suite de manifestations et de blocages généralisés qui ont touché 180 lycées dans tout le pays. Les chiffres officiels rapportés par le ministère de l'Intérieur font état de 27 blocages complets d'établissements ainsi que de 50 tentatives de blocage au cours de la matinée. Les troubles sont restés concentrés dans la région métropolitaine de Paris, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, mais se sont également étendus à des grandes villes comme Lille, Lyon, Grenoble, Marseille et Nice. Dans le département des Alpes-Maritimes, dix établissements ont été perturbés à Nice, Grasse, Cagnes-sur-Mer et Menton, entraînant dix interpellations individuelles pour des infractions telles que jets de projectiles, tirs de mortiers, incendies volontaires, violences en groupe, vols et dégradations de biens. Cette journée de protestation a fait 12 blessés parmi les policiers, 8 membres du personnel scolaire dont trois chefs d'établissement, et 12 élèves. La police française a ouvert des enquêtes internes pour examiner la conduite des agents après les affrontements.
- Policiers
- 12 personnes
- Élèves
- 12 personnes
- Personnel scolaire
- 8 personnes
Revendications sur les conditions de classe et le manque de personnel
La vague de protestations a commencé en fin de semaine précédente dans la région Île-de-France, où environ 60 établissements secondaires ont connu des premiers blocages avant que les actions ne s'étendent à l'échelle nationale. Les lycéens manifestants ont exprimé une frustration croissante face à de graves pénuries d'enseignants, des emplois du temps ingérables et des classes surchargées manquant de soutien matériel de base. À Lille, les élèves ont cité le coût des cantines scolaires, les internats non entretenus infestés de punaises de lit et aux douches cassées, ainsi que des salles de classe mal isolées, rendant les pièces excessivement chaudes en été et froides en hiver. Les autorités éducatives de l'académie de Créteil ont enregistré une mobilisation croissante dans les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne, tandis que les débrayages ont également atteint des centres provinciaux plus petits comme Sedan dans les Ardennes.
- Les manifestations et perturbations commencent dans environ 60 lycées de la région parisienne
- Les perturbations s'étendent à 180 établissements dans tout le pays, entraînant 164 interpellations
- L'Union Syndicale Lycéenne appelle à un blocage national des lycées lors de la grève du secteur public
Réaction du gouvernement et accusations de violences extérieures
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray ont condamné les incidents, qualifiant les blocages de violences urbaines plutôt que d'activisme scolaire légitime. Nuñez a annoncé que les déploiements des forces de l'ordre resteraient actifs devant les établissements scolaires pour empêcher de nouvelles perturbations. Geffray a déclaré que les chefs d'établissement avaient signalé des individus cagoulés et équipés, extérieurs au corps étudiant, qui pénétraient dans les périmètres de protestation pour tirer des mortiers pyrotechniques sur les bâtiments et les élèves. Pour répondre aux préoccupations des élèves dans le cadre institutionnel, Geffray a demandé aux recteurs d'académie d'ordonner aux chefs d'établissement d'organiser des conseils de vie lycéenne et des assemblées administratives.
Quand il y a de la violence, elle est commise par des individus extérieurs qui arrivent cagoulés, équipés, munis de mortiers et savent les utiliser.
Conflit politique et appels à de nouveaux blocages
La stratégie policière du gouvernement a déclenché de vifs échanges politiques avec le parti d'opposition de gauche La France Insoumise. Le chef du parti, Jean-Luc Mélenchon, a accusé l'exécutif d'orchestrer une répression violente contre des adolescents pacifiques et a demandé aux représentants de l'opposition de se positionner entre les policiers et les élèves devant les grilles des établissements. Geffray a rejeté ces accusations comme diffamatoires, arguant que les politiciens de l'opposition exploitaient l'agitation scolaire à des fins partisanes. Le syndicat lycéen Union Syndicale Lycéenne a appelé à un blocage général de tous les lycées français le mardi 29 septembre 2026, alignant les manifestations étudiantes sur une grève nationale programmée du secteur public.
Les élèves en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Bas les pattes sur notre jeunesse.

