L'adjointe au maire Inma Sanz demande au délégué du gouvernement central Francisco Martín de lever le campement, illégal selon le conseil depuis son installation le 26 septembre.
Le conseil de gouvernement régional s'est réuni au Canal de Isabel II le 21 octobre, et le porte-parole Miguel Ángel García Martín a qualifié ce déplacement d'occasionnel, lié aux travaux de la Real Casa de Correos.
Eldiario.es rapporte que la justification est passée de la sécurité, mardi 20 octobre, aux travaux, la même raison invoquée pour l'achat de l'appartement de 6,3 millions d'euros à Chamberí.
Le candidat du PP Jon Echeverría a qualifié le campement d'absolument illégal sur LaSexta, avant les élections générales du 29 novembre.
Le conseil municipal de Madrid a répondu à une lettre du délégué du gouvernement central dans la région, Francisco Martín, qui demandait l'emplacement des bornes d'incendie autour de la Puerta del Sol. Martín avait formulé cette demande en invoquant la difficulté à vérifier ces points visuellement. La réponse du conseil, obtenue par Europa Press, lui transmet une carte des colonnes sèches utilisées par les pompiers et des bornes d'incendie de la zone. Elle lui indique aussi que la situation n'est pas exceptionnelle, comme il le décrit, mais illégale, et elle exige qu'il lève le campement et « cumpla la ley » (respecte la loi).
« la situation n'est pas exceptionnelle mais illégale, celle dans laquelle se trouvent la Puerta del Sol et ses environs »
Inma Sanz, adjointe au maire et conseillère à la sécurité et aux urgences, a déclaré avoir signé le 29 septembre une mise en demeure formelle ordonnant au délégué de respecter la loi, suivie de deux autres courriers. Elle qualifie le campement de rassemblement illégal parce qu'il n'a jamais été déclaré, ce que l'administration de l'État elle-même reconnaît selon elle. À son avis, l'inaction initiale de la délégation a permis l'apparition dans la zone d'autres rassemblements et manifestations sans préavis.
La lettre du conseil énumère une série de dangers sur le site : surpopulation, tentes ancrées au sol, bâches en plastique attachées au mobilier urbain, amas de cartons et de déchets, et occupation des abords de certains des points d'accès aux transports publics les plus fréquentés de la capitale. Elle indique que des couteaux, des pavés et des bâtons ont été trouvés dans la zone, et que l'intimidation des citoyens et des journalistes s'est accrue. La lettre pointe aussi la consommation de drogues et d'alcool ainsi que les insultes et les menaces contre la présidente régionale Isabel Díaz Ayuso et le maire de Madrid José Luis Martínez-Almeida. Sanz soutient que le désordre n'a pas besoin de violence pour menacer la sécurité publique.
La réunion de mercredi du conseil de gouvernement régional s'est tenue dans les locaux du Canal de Isabel II plutôt qu'à la Real Casa de Correos, sur la Puerta del Sol. Le porte-parole régional Miguel Ángel García Martín a qualifié ce déplacement d'« occasionnel » et l'a lié aux travaux en cours à la Real Casa de Correos, notamment les cours intérieures, le remplacement d'une toiture, l'amélioration de l'accès depuis la ruelle et la poursuite des travaux au deuxième étage. Eldiario.es rapporte que l'explication a évolué : mardi 20 octobre, des sources proches d'Ayuso invoquaient la sécurité, tandis que le gouvernement parle désormais d'un espace alternatif pour les moments où le bâtiment ne remplit pas les conditions nécessaires. L'argument des travaux est le même que celui avancé il y a plusieurs mois pour justifier l'achat d'un appartement de 6,3 millions d'euros dans le quartier de Chamberí. Des sources proches d'Ayuso affirment que son bureau restera à Sol et sera utilisé en cas de besoin.
« Il est intolérable que le délégué cherche à se décharger de toute son incapacité sur la police en ouvrant des enquêtes »
García Martín a accusé Martín d'un opportunisme politique qui empêche la police de faire son travail, et il a exigé sa démission. Il a déclaré que le délégué suivait la voix de son maître, une allusion au président du gouvernement Pedro Sánchez. Une rencontre entre Ayuso et le président argentin Javier Milei était prévue mercredi à 17 heures à huis clos, sans accès de la presse. Eldiario.es note qu'elle figurait à l'agenda de Milei mais pas à l'agenda institutionnel d'Ayuso, et le gouvernement régional n'a pas confirmé le lieu.
Más Madrid a demandé si Ayuso cherchait un autre appartement, en arguant que l'achat de Chamberí reste inexpliqué. Le Parti populaire fait de l'opposition au campement de Sol un thème central de sa campagne avant les élections générales du 29 novembre. Mardi 20 octobre dans Más Vale Tarde sur LaSexta, le candidat du PP pour le Gipuzkoa Jon Echeverría a qualifié le campement d'illégal et de foyer de conditions insalubres qu'il faudrait évacuer au plus vite.
« le campement est absolument illégal et constitue une usurpation de l'espace public »
Echeverría a aussi accusé les manifestants de promouvoir le crime et le meurtre, citant des slogans qui, selon lui, appelaient à tuer les riches et à tuer Ayuso et Almeida. Les articles du dossier évoquent également des charges policières lors d'une manifestation visant Ayuso au Palacio de Santoña, que le gouvernement régional a soulevées dans sa critique de la délégation.
Le conseil municipal veut que le campement soit levé, le gouvernement régional veut qu'il soit évacué et que la minorité violente soit interpellée. Aucune des sources ne fait état d'une réponse de la délégation au dernier courrier du conseil : la prochaine étape reste ouverte.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarLocal · Madrid
Le conseil municipal de Madrid a exigé que le délégué du gouvernement central lève le campement de la Puerta del Sol, tandis que le conseil de gouvernement régional d'Ayuso s'est réuni mercredi 21 octobre dans les locaux du Canal de Isabel II.
Texte IA fondé sur les articles de eldiario.es, La Razón, europa press et d’autres médias. Publié .