
L'Iran et Oman avancent les discussions sur un couloir temporaire pour rouvrir le détroit d'Ormuz
Les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et d'Oman se sont rencontrés à Téhéran le 25 août 2026 pour élaborer un cadre progressif en vue d'un passage maritime temporaire et d'une opération conjointe de déminage dans le détroit.
Négociations sur un passage maritime temporaire
Le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi est arrivé à Téhéran mardi 25 août 2026 pour mener des discussions directes avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi concernant le statut du détroit d'Ormuz. Les deux diplomates ont examiné un cadre progressif destiné à rétablir le transit commercial par cette voie d'eau, qui est restée largement fermée à la navigation internationale. Selon un communiqué conjoint publié par le ministère omanais des Affaires étrangères, le plan proposé porte sur la création d'un couloir de navigation conjoint temporaire et l'exécution d'une opération coordonnée de déminage. Les deux parties ont indiqué que les discussions techniques se poursuivront pour déterminer la gestion future du canal, les procédures d'échange d'informations et les dispositifs de sécurité. Dans une déclaration publiée sur le réseau social X après la réunion, Albusaidi a déclaré s'attendre à ce que les deux pays annoncent prochainement le couloir temporaire et des mesures pratiques pour une navigation sûre.
La gestion future du détroit et une solution permanente suivront en temps voulu.
Coordination riveraine et clauses de souveraineté
Tout au long des discussions à Téhéran, les deux ministres des Affaires étrangères ont maintenu que tout système de régulation devait protéger la souveraineté de leurs nations respectives. Le cadre prévoit également des consultations conjointes avec d'autres États riverains du golfe Persique pour vérifier que les dispositions de navigation maritime respectent le droit international. Avant les perturbations du trafic maritime, environ 20 % des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures transitaient par le détroit d'Ormuz. Des responsables omanais ont noté qu'un règlement définitif dépend du mémorandum d'entente signé entre l'Iran et les États-Unis en juin 2026. Bien que cet accord diplomatique se soit ensuite effondré, les responsables iraniens maintiennent que ses conditions doivent être remplies avant que le transit normal ne puisse reprendre.
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Origines du conflit et restrictions de transit
Le détroit est devenu impraticable après le déclenchement des hostilités le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des attaques militaires contre des cibles iraniennes. Téhéran a répondu en fermant le canal au trafic marchand, exigeant des permis de transit et des péages, et en ciblant les navires commerciaux qui tentaient de naviguer sans autorisation. Cette fermeture a entraîné une forte hausse des prix internationaux de l'énergie, incitant les États-Unis à imposer un blocus naval aux ports iraniens. Bien que les responsables iraniens aient précédemment conclu un accord avec Oman en août concernant les routes de transit, le gouvernement de Téhéran a déclaré qu'aucun cadre régional ne rouvrira complètement le détroit tant que les États-Unis n'auront pas levé leur blocus naval.
Mises en garde américaines et litiges sur le déminage
Les rencontres diplomatiques à Téhéran ont coïncidé avec des déclarations du président américain Donald Trump sur la situation sécuritaire dans le détroit. Mardi, Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social que la marine américaine avait déjà retiré ou fait exploser toutes les mines navales dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz. Il a accompagné cette affirmation d'un avertissement direct aux forces navales iraniennes.
L'Iran a été averti que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines sera immédiatement et systématiquement détruit.
Trump avait précédemment affirmé que les États-Unis détenaient le contrôle opérationnel du détroit, ce que les responsables iraniens ont nié, tout en avertissant Oman de frappes aériennes si Mascate entravait les actions navales américaines. Les diplomates iraniens ont réaffirmé que la navigation effective dans le détroit ne peut reprendre tant que Washington n'aura pas levé ses sanctions et restrictions portuaires.

