
Gabriel Attal lance un pacte pour la jeunesse à Lyon et cible Mélenchon avant la présidentielle de 2027
Lors de son premier meeting régional à Lyon samedi, le candidat de Renaissance a présenté un pacte pour la jeunesse et l'éducation devant environ 2 000 personnes. La réunion s'est tenue alors que les mobilisations lycéennes se poursuivaient et la veille du meeting de Jean-Luc Mélenchon consacré à l'éducation à Clermont-Ferrand.
Un meeting pendant les mobilisations lycéennes
Gabriel Attal a tenu son premier meeting régional de campagne à Lyon le samedi 10 octobre, à l'Amphithéâtre 3 000, une salle de 3 000 places. L'équipe de campagne a estimé la participation à environ 2 000 personnes. L'événement s'est déroulé alors que des lycéens se mobilisaient dans toute la France, et alors que la candidature présidentielle d'Attal, déclarée près de cinq mois plus tôt, reste derrière Édouard Philippe dans les sondages, selon SudOuest. Ouest France le présente comme son deuxième meeting, après un rassemblement à Paris le 30 mai organisé pendant une vague de chaleur, et estime qu'il n'avait ni l'ampleur ni l'ambiance du premier, Porte de Versailles.
- Participation (estimation de l'équipe de campagne)
- 2000 personnes
- Capacité de la salle
- 3000 personnes
Le pacte pour la jeunesse
Attal a présenté ce qu'il a appelé un « pacte pour la jeunesse », largement construit sur des mesures déjà annoncées. Elles comprennent moins d'élèves par classe et plus d'enseignants devant les élèves, rendus possibles par la baisse de la natalité, ainsi qu'une hausse de salaire de 200 à 500 euros net pour les enseignants en milieu de carrière. Il a aussi proposé un certificat d'études obligatoire pour entrer au collège, un brevet obligatoire pour entrer au lycée, et une « année passerelle » pour les élèves en échec. Franceinfo rapporte que, s'il est élu, il procéderait à une refonte des emplois du temps scolaires avec du sport, de la culture et des arts à partir de 15 heures.
Je veux être le président qui parle aux jeunes parce qu'il les comprend, le président qui regarde l'avenir et veut transformer la France.
Attal a présenté ce pacte comme une réponse aux élèves dans la rue. Franceinfo rapporte qu'il leur a dit qu'ils méritent d'être entendus, respectés et d'obtenir des réponses, tout en condamnant ceux qui ont commis des violences.
- Attal tient un meeting de campagne à Paris, organisé pendant une vague de chaleur
- Attal tient son meeting régional à Lyon, où le pacte pour la jeunesse est présenté
- Mélenchon doit tenir un meeting à Clermont-Ferrand
Attaques contre LFI et le Rassemblement national
Attal s'est positionné entre La France insoumise et le Rassemblement national. Il a accusé LFI de chercher à « détourner » la colère des jeunes en « faisant de la jeunesse de la chair à canon politique », et a déclaré que le projet de Mélenchon pour la jeunesse revient à une « sélection par l'échec », selon Franceinfo. Il a affirmé que le RN ne voulait que « verrouiller » les mobilisations. À propos du parti d'extrême droite, il a évoqué le passé de son dirigeant.
Du côté du RN, il n'y a pas un mot contre les écrits antisémites de jeunesse de son dirigeant Jordan Bardella, mais il n'y a pas de mots assez durs contre les jeunes qui demandent à avoir des professeurs.
Mélenchon doit tenir un meeting dimanche au Zénith d'Auvergne à Clermont-Ferrand, également consacré à l'éducation. SudOuest présente les deux événements comme un duel entre les deux candidats.
Positionnement dans la campagne
Les Echos présente ce meeting comme Attal se posant en candidat de la jeunesse alors que le gouvernement peine à contenir les troubles dans les lycées. SudOuest rapporte que le maire de Montélimar, Julien Cornillet, élu local de centre droit, lui a apporté son soutien lors de l'événement. L'élection présidentielle est prévue en avril et mai 2027, selon Ouest France, ce qui place la campagne à environ six mois du scrutin.

