
ADN et généalogie génétique mènent à une arrestation dans le meurtre en 2011 d'Izabela Strzałkowska, 13 ans
Michał S., père de deux enfants de 37 ans, a été arrêté après que la généalogie génétique a relié son ADN à la scène de crime. Il a avoué mais a refusé de s'expliquer.
Le crime
Le 23 août 2011, Izabela Strzałkowska, 13 ans, quitte son domicile dans le quartier de Dąbrowa à Gdynia pour raccompagner une amie à un arrêt de bus. Elle est vue pour la dernière fois sur une caméra de surveillance à 20h22, alors qu'elle rentre par un chemin traversant un petit bois. Ne la voyant pas revenir, sa mère Małgorzata part à sa recherche et découvre son corps dans des buissons, à seulement 300 mètres de leur maison. La jeune fille a été étranglée ; son pantalon est baissé, mais aucun viol n'a été commis. Les enquêteurs déterminent que le mobile était sexuel.
## L'enquête L'affaire a choqué la Pologne. La police a interrogé plus de 950 témoins, prélevé plus de 900 échantillons d'ADN et obtenu près de 150 expertises dans des domaines allant de la génétique au génie des matériaux. Un portrait-robot d'un homme âgé de 55 à 60 ans a été diffusé, mais aucune correspondance n'a été trouvée. Malgré l'ampleur de l'effort, l'enquête a été suspendue en 2013 sans suspect identifié. L'affaire a ensuite été reprise par le parquet régional de Gdańsk et l'unité des affaires non résolues Archiwum X de la police en 2020.
Percée de la généalogie génétique
Pour la première fois en Pologne, les enquêteurs ont eu recours à la généalogie génétique – non pas comme preuve directe, mais comme piste d'investigation. Une équipe d'experts a passé deux ans à analyser les liens de parenté ADN dans de grandes bases de données, en recoupant avec des registres d'état civil. Ce travail a finalement conduit à Michał S., un homme vivant à Gdynia. Le procureur Mariusz Marciniak a souligné que le rapport de généalogie n'est pas en soi une preuve de culpabilité, mais qu'il a permis aux enquêteurs de cibler le suspect.
Nous avons cherché dans toute l'Europe, dans le monde entier, et le suspect était proche – à environ 500 mètres de la jeune fille.
Le suspect
Michał S. avait 22 ans au moment du meurtre et vivait dans le même quartier que la victime. Aujourd'hui âgé de 37 ans, il est marié et père de deux enfants d'âge préscolaire, sans aucun antécédent judiciaire. Les policiers l'ont arrêté à son domicile le matin du 21 juillet 2026. Il a immédiatement compris l'accusation et a avoué le meurtre, mais a refusé de fournir toute explication supplémentaire. Le 22 juillet, un tribunal de Gdańsk a ordonné un placement en détention provisoire de trois mois. Il encourt la prison à vie.
Malgré l'absence du profil ADN du tueur dans les bases de données et l'absence de témoins directs, les recherches n'ont jamais cessé.
La suite
L'arrestation apporte une mesure de résolution à une affaire qui a hanté la région de Poméranie pendant 15 ans. La mère d'Izabela est décédée il y a cinq ans, sans avoir vu justice pour sa fille. L'enquête, désormais étayée par une correspondance ADN confirmée par deux laboratoires indépendants, va se poursuivre jusqu'au procès.
- Izabela Strzałkowska, 13 ans, est assassinée à Gdynia Dąbrowa.
- L'enquête est suspendue sans suspect identifié.
- Le parquet et l'unité Archiwum X rouvrent le dossier.
- La police arrête Michał S., 37 ans, à son domicile.
- Le tribunal ordonne trois mois de détention provisoire.
- Témoins interrogés
- 950 éléments
- Échantillons d'ADN prélevés
- 900 éléments
- Expertises réalisées
- 150 éléments

