
Le président libanais doit rencontrer Trump alors que les États-Unis annoncent des zones pilotes pour le retrait israélien
Le président Joseph Aoun cherche le soutien des États-Unis pour la reconstruction et la sécurité, alors que trois villages du sud deviennent des cas tests pour le cadre négocié par les États-Unis avec Israël.
Une réunion clé
Joseph Aoun doit rencontrer Donald Trump le 21 juillet, cherchant le soutien des États-Unis pour la reconstruction et la sécurité du Liban. Cette rencontre intervient alors que le Liban est aux prises avec une économie dévastée, les conséquences de l'explosion du port de Beyrouth en 2020 et la nécessité de désarmer le Hezbollah. Le ministre de l'Économie, Amer Bisat, envisage que les ports libanais jouent un rôle dans la reconstruction de la Syrie et attirent des investissements du Golfe pour des oléoducs contournant le détroit d'Ormuz.
La région est en train d'être redessinée de multiples façons, et le Liban a un rôle énorme à jouer.
Des zones pilotes annoncées
Le 20 juillet, le département d'État américain a désigné trois villages (Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbiya) comme les premières « zones pilotes » où l'armée libanaise prendra le relais de la sécurité des forces israéliennes. Cette mesure fait partie du cadre négocié par les États-Unis, convenu le 26 juin après six rounds de négociations. Selon le plan, Israël effectuera un retrait progressif et les forces armées libanaises prouveront que les zones sont exemptes d'armes du Hezbollah.
Cette étape est un résultat direct des discussions de la semaine dernière entre Israël et le Liban à Rome.
Des doutes sur la mise en œuvre
Malgré l'annonce, des responsables locaux ont exprimé leur scepticisme. Le maire de Froun a déclaré qu'« il n'y a pas eu de nouveaux développements » et que « les paroles ne sont que des paroles ». Le maire de Srifa n'a pas été informé des zones pilotes, affirmant que « rien n'a changé ; aujourd'hui est comme hier ». Une source sécuritaire a déclaré à Al Jazeera que l'armée libanaise ne s'était pas déployée à Zawtar al-Gharbiya parce que les forces israéliennes restent à la périphérie de la ville. Le cadre ne fournit aucun calendrier pour le retrait d'Israël d'environ un cinquième du territoire libanais qu'il occupe. Des responsables israéliens ont déclaré qu'ils resteraient à 10 km à l'intérieur du Liban tant que le Hezbollah sera armé.
Le rejet du Hezbollah
Le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a rejeté le cadre et exige un retrait israélien inconditionnel. Le groupe continue de tirer des roquettes sur le nord d'Israël, tandis qu'Israël mène des attaques au Liban. L'exigence de désarmement reste un point de blocage central.
Reconstruction et port
À Beyrouth, l'optimisme du ministre de l'Économie contraste avec le port non réparé, détruit par l'explosion de 2020 qui a tué plus de 200 personnes. Les politiciens ont bloqué l'enquête et le port n'a pas encore été entièrement reconstruit. Les familles des victimes ont conservé un silo à grains endommagé comme mémorial.
- Accord-cadre négocié par les États-Unis conclu après six rounds de négociations
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