Sécurité · Amsterdam et Berlin

Des milliers de personnes se rassemblent au Homomonument d'Amsterdam pour pleurer l'attaque de la Pride de Berlin, et jurer de rester visibles

Une veillée au Homomonument mardi soir a rendu hommage à la femme polonaise tuée et aux 29 personnes blessées lorsqu'une camionnette a percuté le défilé du Christopher Street Day à Berlin samedi, tandis que les intervenants ont exhorté la communauté queer à rester visible pendant le WorldPride en cours à Amsterdam.

Texte IA fondé sur les articles de NRC, Trouw, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Amsterdam, Berlin · Pays-Bas, Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 28 juil.Plus de 24 ambassadeurs se rassemblent à la porte de Brandebourg à Berlin à l'initiative des ambassades néerlandaise et britannique.
  2. 28 juil.Des milliers de personnes se rassemblent au Homomonument d'Amsterdam pour une minute de silence et des discours de la maire Halsema, de la présidente du COC Danse, de la drag-queen Hopelezz et des influenceurs Couple of Men.
  3. 28 juil.Les dernières fleurs sont déposées au Homomonument, concluant la commémoration.

Des milliers de personnes se sont rassemblées mardi soir au Homomonument d'Amsterdam pour une commémoration de l'attaque de la Pride à Berlin. Lors de l'attaque samedi soir, une camionnette a percuté des participants à la célébration dans la capitale allemande, après quoi le conducteur a attaqué plusieurs personnes avec un couteau. Une femme polonaise a été tuée, 29 autres ont été blessées.

La commémoration a débuté à 20h00 par une minute de silence autour de la Westermarkt, suivie de discours notamment de la maire Femke Halsema, de la présidente du COC Myrtille Danse, de la drag-queen Jennifer Hopelezz et des influenceurs néerlando-allemands Daan Colijn et Karl Krause du blog de voyage queer Couple of Men, qui se trouvaient encore sur les lieux de l'attaque quatre-vingt-dix minutes avant celle-ci.

« L'espoir ne sera jamais silencieux. Nous gagnerons si nous continuons à exprimer l'espoir haut et fort. »

Femke Halsema, maire d'Amsterdam

« La peur et la haine ne nous arrêteront pas. Nous célébrerons la Pride. »

Daan Colijn et Karl Krause

Les participants ont déposé des fleurs, des bougies et des drapeaux arc-en-ciel près du monument triangulaire qui donne sur le Keizersgracht. Le rassemblement était à la fois une commémoration et une protestation contre la haine dirigée contre la communauté LGBTQ+.

WorldPride éclipsé

L'attaque a eu lieu pendant WorldPride, le plus grand événement LGBTQ+ de l'histoire d'Amsterdam. Un jour avant l'attaque, samedi, une marche de protestation a également eu lieu à Amsterdam, la Pride Walk organisée par la Stichting Homomonument. La présidente Femke van Casteren a déclaré après la marche qu'elle était allée se coucher satisfaite, un sentiment qui a basculé avec les nouvelles de Berlin.

Parmi les participants à la commémoration, l'atmosphère était calme mais chargée. « Je trouve ça assez angoissant d'être ici », a déclaré Aafke Vlaanderen Oldenzeel (64 ans) d'Uitgeest. « Une telle attaque est censée vous faire peur, mais je ne veux pas avoir peur. » Sa fille Tessa de Boer (29 ans) a ajouté qu'il ne faut pas se laisser aller, mais que la pensée est inévitable.

Sentiments d'insécurité

L'attaque a ravivé chez de nombreux participants des inquiétudes latentes concernant l'intolérance croissante. Lloyd Klaverweide (72 ans) a exprimé sa peur pour la jeune génération : « Pourront-ils bientôt encore être eux-mêmes ? » Il a souligné l'intolérance dans la rue, chez les jeunes, « souvent validée par la politique nationale. »

Lucas Vieira (34 ans), originaire du Brésil, a raconté qu'aux Pays-Bas, il avait d'abord laissé tomber sa peur de l'homophobie. « Mais ce n'est que maintenant que je vois que ce n'est pas du tout aussi sûr que je l'avais pensé tout ce temps. » Il le remarque lors de confrontations avec des jeunes traînant dans la rue, « En raison de mauvaises expériences antérieures, c'est un déclencheur pour moi. »

Une récente étude de l'Université d'Amsterdam souligne ce sentiment : 41 % des jeunes de 12 à 18 ans estiment que tout le monde n'est pas égal, 35 % pensent que l'on ne peut pas décider soi-même de qui on tombe amoureux.

Solidarité au pays et à l'étranger

Des commémorations ont également été organisées dans d'autres villes néerlandaises. À l'hôtel de ville d'Arnhem, les drapeaux étaient en berne, et pour mercredi soir à 19h30, un rassemblement est prévu sur le Domplein à Utrecht, où la maire Dijksma prendra la parole.

À Berlin, plus de 24 ambassadeurs se sont réunis à la porte de Brandebourg à l'initiative des ambassades néerlandaise et britannique pour exprimer leur soutien aux victimes et à la communauté LGBTQ+.

Suites et enquête

Les autorités allemandes partent du principe d'un acte terroriste islamiste. Tout l'indique, selon le ministre de l'Intérieur Dobrindt. L'auteur de 21 ans, Abdul B., a pris la fuite après l'attaque et a été tué lors d'une opération de police. La commémoration à Amsterdam, qui s'est terminée à 21h30 avec les dernières fleurs déposées au monument, a montré que la communauté queer ne se laisse pas intimider. Comme l'a dit la présidente du COC Danse :

« L'amour est plus fort que la haine. »

Myrtille Danse

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