
Albares se rend à Ceuta et promet que tous les migrants irréguliers seront renvoyés au Maroc
Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares s'est rendu à Ceuta le 11 août 2026, promettant que chaque migrant entré irrégulièrement le 30 juillet sera renvoyé au Maroc, alors qu'entre 8 000 et 11 000 personnes restent dans l'enclave.
Albares se rend à Ceuta pour la première fois
Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares s'est rendu à Ceuta le 11 août 2026, près de deux semaines après l'entrée massive de migrants le 30 juillet. Albares a noté qu'aucun ministre espagnol des Affaires étrangères n'avait jamais visité l'enclave auparavant. Il a rencontré le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, au Palacio de la Asamblea, lors du deuxième jour consécutif de présence gouvernementale dans la ville après la visite du ministre de la Politique territoriale, Víctor Torres, la veille. Le Premier ministre Pedro Sánchez s'était rendu à Ceuta le 31 juillet, le lendemain de la traversée massive, et avait qualifié l'événement d'attaque contre l'intégrité territoriale.
- La Cour suprême statue que la mer n'est pas une barrière physique, interdisant les « retours à chaud » automatiques des migrants arrivant à la nage à Ceuta et Melilla
- Entrée massive de 72 000 à 80 000 migrants franchissant la frontière de Ceuta à Tarajal
- Le Premier ministre Pedro Sánchez se rend à Ceuta et qualifie l'événement d'attaque contre l'intégrité territoriale
- Le ministre des Affaires étrangères Albares se rend à Ceuta, rencontre le président Vivas, promet que tous les entrants irréguliers seront renvoyés au Maroc
L'ampleur de la traversée et des retours
Le nombre de personnes ayant franchi la frontière à Tarajal le 30 juillet varie selon les sources : El Periódico et Europa Press font état de 72 000, tandis qu'El Confidencial, 20 minutos et El Mundo citent jusqu'à 80 000. El Periódico rapporte que 70 000 des 72 000 personnes ont déjà été renvoyées. Le gouvernement local de Ceuta estime qu'entre 8 000 et 11 000 migrants restent dans la ville et a demandé leur confinement. Albares a confirmé qu'aucun des déplacés n'a atteint la péninsule Ibérique.
Le gouvernement blâme la désinformation
Albares a attribué la crise à la distorsion sur les réseaux sociaux d'un arrêt de la Cour suprême rendu le 8 juillet 2026. Cet arrêt interdisait les « retours à chaud » automatiques des migrants arrivant à la nage, au motif que la mer ne constitue pas une barrière physique. Albares a déclaré que cet arrêt avait été « déformé » sur les réseaux sociaux, créant de fausses attentes parmi les migrants potentiels.
No arriesguen sus vidas, su dinero y su futuro en una aventura abocada al fracaso. Quien entre irregularmente en Ceuta y Melilla, que sepan que van a ser devueltos.
Coopération marocaine et contacts diplomatiques
Albares a souligné qu'il parle chaque jour avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, parfois plus d'une fois. Il a déclaré que Rabat a fait preuve de volonté de coopérer dès le premier moment, permettant le retour de milliers de personnes en quelques heures, et que le Maroc n'a rien demandé en retour. Albares a également indiqué qu'il est en contact permanent avec la Commission européenne, qui a rencontré les plateformes numériques ces derniers jours pour empêcher la propagation de nouvelles désinformations.
Contexte politique plus large
Albares a appelé à l'unité de toutes les forces politiques espagnoles et des institutions européennes pour répondre à la vague migratoire. Il a demandé à l'UE de garantir la spécificité du régime frontalier de Ceuta et Melilla tout en maintenant l'engagement envers l'espace Schengen. De Suède, l'impact a été attribué à une régularisation approuvée par Sánchez des mois plus tôt. La crise a également provoqué un clash diplomatique avec l'Italie, Albares pointant du doigt ce qu'il a appelé une « internacional reaccionaria » ayant des connexions en Europe et en Espagne. Par ailleurs, Albares a rapporté que 160 Espagnols en Colombie restent sans nouvelles après le séisme qui a tué au moins 132 personnes.


