
Clarisse Agbégnénou manque le podium à Bakou, le judo français en difficulté aux Mondiaux
La sextuple championne du monde Clarisse Agbégnénou a terminé septième dans la catégorie des moins de 63 kg à Bakou, la France ne comptant que deux médailles de bronze après quatre jours de compétition.
Agbégnénou termine septième pour son retour à Bakou
Clarisse Agbégnénou n'a pas atteint le podium aux Championnats du monde de judo 2026 à Bakou mercredi, terminant septième dans la catégorie des moins de 63 kg femmes. L'athlète française de 33 ans, déjà titrée mondiale en 2014, 2017, 2018, 2019, 2021 et 2023 et championne olympique à Tokyo en 2020, effectuait son retour à la compétition sept mois après la naissance de son deuxième enfant. Exemptée du premier tour, Agbégnénou a écarté la Slovène Kaja Kajzer Zabkar au deuxième tour. Elle a ensuite battu la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, médaillée mondiale et olympique, en marquant un yuko décisif à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. En quarts de finale, Agbégnénou a affronté la Hongroise Anna Kriza, 23 ans, concédant un waza-ari au golden score. Elle a ensuite été battue en repêchage par la numéro deux mondiale, la Mongole Enkhriilen Lkhagvatogoo.
C'est nul, j'ai été nulle lors des deux derniers combats, vraiment, il n'y a rien d'autre à dire sinon que j'ai été nulle et que je m'attendais à me voir à un meilleur niveau.
Le staff technique analyse la baisse de performance
Agbégnénou s'est montrée autocritique après son élimination, assurant qu'elle était arrivée à Bakou avec une condition physique adéquate, aucune douleur et une anxiété de compétition minimale. Ce résultat intervient après un retour avec une médaille de bronze au Grand Slam de Lausanne fin août, où elle avait battu Kriza en confrontation directe. L'entraîneur Kilian Le Blouch a relevé qu'Agbégnénou n'avait pas réussi à imposer son rythme lors de ses deux derniers combats, manquant l'objectif minimal de podium fixé pour l'épreuve. La France a subi un autre revers dans la même catégorie, Manon Deketer sortant du tournoi en huitièmes de finale.
On n'est vraiment pas venus pour une septième place. Le contrat minimum, c'était une médaille.
- Shirine Boukli décroche le bronze dans la catégorie des moins de 48 kg femmes
- Dayyan Boulemtafes remporte le bronze chez les moins de 73 kg, le champion en titre Joan-Benjamin Gaba sortant dès le premier tour
- Clarisse Agbégnénou termine septième chez les moins de 63 kg femmes après sa défaite en repêchage
La Fédération revoit ses méthodes après un début à deux médailles
La septième place d'Agbégnénou a conclu quatre premiers jours difficiles pour la délégation française en Azerbaïdjan. La France compte deux médailles de bronze à la mi-parcours, Shirine Boukli ayant pris la troisième place dans la catégorie des moins de 48 kg femmes dimanche et Dayyan Boulemtafes le bronze chez les moins de 73 kg hommes mardi. Le champion du monde en titre des moins de 73 kg, Joan-Benjamin Gaba, a été battu au premier tour mardi, alors qu'il revenait d'une période d'indisponibilité sur blessure. Le président de la Fédération française de judo, Stéphane Nomis, a déclaré que le bilan de ces quatre jours était loin de l'objectif de quatre médailles d'or fixé par la Fédération. Selon lui, les compétiteurs de retour manquaient de rythme, et les responsables pourraient revoir les méthodes d'encadrement, le personnel et la coordination entre les clubs et la fédération nationale.
Au final, on compte les médailles à la fin, mais mes quatre premiers jours sont mauvais. Il faut appeler un chat un chat. Il y a des choses à remettre en question.
- Médailles d'or remportées
- 0 médailles
- Médailles de bronze remportées
- 2 médailles
- Objectif d'or de la Fédération
- 4 médailles


