- 8 aoûtL'anesthésiste cite l'Entonox, un gaz que les dentistes emploient aussi
- 10 aoûtLa médecin demande où en sont les choses ; l'anesthésiste cite le Dexdor et la dexmédétomidine
- 18 aoûtLa médecin signale une intervention prévue le 28 août à 16 heures, avec pose d'une voie centrale
- 2 sept.La médecin demande que du midazolam soit remis à un homme qu'elle enverra
Messages entre les deux femmes
Les médias grecs ont publié des messages échangés entre la médecin de 56 ans mise en examen dans l'affaire et une anesthésiste de 69 ans qui exerce dans une clinique privée d'Attique et tient un cabinet à Alimos. Selon ces informations, les deux femmes ont travaillé ensemble pendant environ deux ans après avoir été mises en relation par des confrères, principalement pour des prélèvements sanguins, l'anesthésiste étant payée 150 à 200 euros par visite. L'anesthésiste nie que les médecins lui aient jamais demandé des substances anesthésiantes, mais les échanges mentionneraient des médicaments précis. Dans un échange d'août, elle aurait identifié l'Entonox comme le gaz utilisé, un produit que les dentistes emploient aussi, puis cité le Dexdor et sa substance active, la dexmédétomidine. Les relevés téléphoniques obtenus après la levée du secret des communications contrediraient sa version.
La demande de midazolam
Le 2 septembre 2026, la médecin a écrit pour demander à l'anesthésiste de lui procurer du midazolam pour un homme qu'elle enverrait, car elle n'en avait plus. L'anesthésiste a accepté de le lui remettre et, interrogée sur l'horaire, a répondu vers 10 ou 11 heures. La médecin a ensuite indiqué qu'elle transmettrait le numéro de téléphone de l'anesthésiste à un tiers. Selon la chaîne Star, la demande est intervenue sept jours avant la mort de Mazonakis au cabinet de la rue Karneadou. Ces mêmes sources indiquent que la médecin n'a pas mentionné ces messages, ni les trois contacts d'août, dans sa déposition devant la juge d'instruction.
Les flacons retrouvés à la clinique
Des policiers de la sous-direction de la sécurité d'Athènes ont trouvé au cabinet de la rue Karneadou deux flacons qui contiendraient de l'anexate, l'antidote du midazolam, commercialisé en version générique sous le nom de Detoxate. Live News a publié une photographie des flacons. L'étiquette porte un numéro de licence de l'agence grecque du médicament et la mention « Solution for injection », qui désignent un produit hospitalier ou de clinique administré par voie intraveineuse, et non un produit qu'un particulier pourrait simplement acheter. Les enquêteurs espèrent que les numéros de lot permettront d'établir quel hôpital, quelle clinique ou quelle pharmacie a reçu le stock et comment il est parvenu à la médecin de 56 ans. Selon ces informations, les flacons suggèrent que l'anesthésiste les a apportés au cabinet, ce qu'elle conteste.
Le mémoire du mari
Le spécialiste de médecine interne de 58 ans qui partage les locaux de la rue Karneadou avec son épouse a déposé un nouveau mémoire devant la juge d'instruction. Il affirme n'avoir jamais connu Mazonakis, ne l'avoir jamais contacté et n'avoir joué aucun rôle dans son examen ou son traitement. À l'appui, il cite un examen cardiologique et un ECG datés du 4 septembre 2026 concernant un autre patient, ainsi qu'une prescription manuscrite pour des examens complémentaires, et demande que ce patient soit entendu comme témoin de la défense. Il indique avoir quitté le cabinet pour déjeuner au restaurant Le Rose juste avant l'arrivée du chanteur. Selon les médias, sa fille conteste sa version.
La réponse de la défense
L'avocat de la médecin de 56 ans, Petros Pantazis, a publié un communiqué le lundi 19 octobre, affirmant que les éléments diffusés par des sites d'information et des émissions, attribués à des sources anonymes proches de sa cliente, ne reflètent pas sa défense. Il a précisé que sa position ne serait exposée que devant les autorités judiciaires compétentes. Il a également cité deux décisions de justice athéniennes, portant les numéros 2453/2023 et 5024/2025, qui, selon lui, ont jugé illégale la publication d'éléments d'une affaire pénale pendant la phase secrète de l'instruction préparatoire, ainsi que la diffusion de données personnelles issues de dossiers judiciaires.
« Ce qui est reproduit et publié ne correspond pas à des déclarations ou à des positions de sa défense. »
Il a rappelé la présomption d'innocence et le secret de l'instruction.