Conflits · Washington, Téhéran et Beyrouth
Trump affirme que l'accord États-Unis-Iran sera signé par voie électronique dans les heures suivant la frappe israélienne sur Beyrouth qui retarde l'accord
Le président Trump a annoncé qu'un mémorandum d'entente avec l'Iran pour mettre fin à la guerre sera signé par voie électronique dans les heures à venir, bien qu'une frappe aérienne israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth ait retardé la signature et suscité de vives menaces de Téhéran.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle et France 24. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le président Trump a déclaré à Fox News et à Axios qu'une signature électronique de l'accord-cadre États-Unis-Iran aura lieu dans les heures à venir, suivie d'une cérémonie en personne en Europe.
Une frappe aérienne israélienne sur le quartier de Dahiyeh a tué trois personnes et mis Trump en colère, qui a déclaré que l'attaque avait retardé la signature de plusieurs heures et a critiqué le Premier ministre Netanyahu.
Les hautes figures de la sécurité et du Parlement, dont Mohammad Bagher Ghalibaf et Mohammad Bagher Zulqadr, ont déclaré que les États-Unis portaient la responsabilité de l'attaque israélienne et ont averti d'une réponse imminente.
Le projet engage l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz et les États-Unis à lever leur blocus naval et à suspendre de nouvelles sanctions, les négociations techniques finales devant se conclure dans les 60 jours.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a prédit que l'accord serait finalisé dans les 24 heures, mais le ministère iranien des Affaires étrangères et les négociateurs affirment qu'aucune décision finale n'a été prise sur le calendrier.
- 14 juinTrump dit à Axios que la frappe a retardé la signature de quelques heures mais insiste sur le fait qu'elle aura toujours lieu dimanche.
- 14 juinGhalibaf iranien et le Conseil suprême de la sécurité nationale lancent des avertissements, remettant en cause l'engagement des États-Unis.
- 14 juinTrump répète à Fox News que la signature électronique aura lieu dans les heures à venir ; le Pakistan affirme que les préparatifs finaux sont en cours.
Les efforts pour une signature dimanche
Un accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran qui mettrait fin à la guerre de plusieurs mois, rouvrirait le détroit d'Ormuz et lèverait le blocus naval des ports iraniens était sur le point d'être signé dimanche 14 juin 2026, selon le président Donald Trump et les médiateurs pakistanais. S'exprimant auprès de Fox News et d'Axios, Trump a déclaré que la signature aurait lieu par voie électronique « dans les heures à venir », suivie d'une cérémonie en personne en Europe la semaine suivante. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a mené les efforts de médiation, avait déclaré aux journalistes samedi qu'un accord serait finalisé dans les 24 heures et qu'un cycle de « discussions techniques » suivrait.
« Immédiatement après la signature, le détroit d'Ormuz sera ouvert à tous. »
Téhéran, cependant, s'était montré nettement plus prudent. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a déclaré à l'IRNA que le calendrier exact restait incertain et que la signature n'aurait pas lieu « demain » mais « dans les jours à venir ». L'agence de presse semi-officielle Fars a cité une source proche de l'équipe de négociation iranienne affirmant que Téhéran n'avait pas encore pris de décision finale sur le protocole.
La frappe sur Beyrouth et ses conséquences
Dimanche matin, Israël a lancé une frappe aérienne sur la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, en réponse à trois tirs de drones contre le nord d'Israël qu'il attribuait au Hezbollah. Le ministère libanais de la Santé a déclaré que trois personnes avaient été tuées. La frappe a mis Trump en colère, qui a déclaré à Axios que l'attaque avait retardé la signature de plusieurs heures.
« Pourquoi Netanyahu a-t-il lancé cette satanée attaque ? J'étais très en colère. Je le lui ai dit. Il manque totalement de sagesse. »
« Cela a retardé la signature de quelques heures. Elle devait avoir lieu maintenant. Elle est maintenant prévue dans quelques heures. »
La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que Trump avait parlé à Netanyahu et l'avait informé de l'avancement de l'accord, bien que le moment de cet appel n'ait pas été divulgué.
La réponse de l'Iran : menaces et ultimatums
Après la frappe, les responsables iraniens ont durci leur ton. Le président du Parlement et négociateur en chef du nucléaire, Mohammad Bagher Ghalibaf, a écrit sur X que l'attaque de Dahiyeh montrait que les États-Unis « manquent soit de la volonté d'honorer leurs engagements, soit de la capacité de le faire ». Il a ajouté : « Si vous manquez de volonté ou de capacité à tenir vos engagements, il est inutile de parler de continuer sur cette voie. »
« Donner le feu vert à de telles attaques n'apportera aucune concession diplomatique. »
Le Conseil suprême de la sécurité nationale a publié son propre communiqué, affirmant que la réponse des « combattants de l'islam » était imminente. Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale, le général de division Mohammad Bagher Zulqadr, a déclaré : « Le Liban est notre âme, et nous n'accepterons pas le franchissement de nos lignes rouges. La réponse est à venir. » Les gardiens de la révolution ont également menacé de frappes de représailles, tandis que l'agence de presse Tasnim a rapporté l'annulation des vols depuis les aéroports de l'ouest de l'Iran jusqu'à nouvel ordre. Le Hezbollah a poursuivi ses attaques près de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël.
Ce que contient le projet de mémorandum
Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que la version finale du mémorandum d'entente couvre le programme nucléaire de Téhéran, la réouverture du détroit d'Ormuz et les exemptions américaines des sanctions pétrolières. Selon le projet, l'Iran rouvrirait immédiatement la voie navigable à tous les navires commerciaux, tandis que les États-Unis lèveraient leur blocus naval des ports iraniens. Washington s'abstiendrait également d'imposer de nouvelles sanctions jusqu'à ce qu'un accord final soit conclu, avec un délai de 60 jours pour finaliser les négociations techniques. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a ensuite confirmé que l'arrangement comprend des dispositions pour la gestion du détroit et la levée du blocus.
Un compte à rebours instable
Malgré l'insistance de Trump sur le fait que l'accord reste sur les rails, le calendrier est compliqué par le décalage horaire de 7h30 entre Washington et Téhéran : dimanche à Washington devient lundi à Téhéran. Une petite manifestation contre l'accord a été signalée à l'extérieur du ministère des Affaires étrangères à Machhad, reflétant l'opposition de la ligne dure. Trump doit assister à un sommet du G7 en France du lundi au mercredi, où la guerre, qui a commencé le 28 février avec des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, devrait dominer les discussions. Le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et a ébranlé l'économie mondiale depuis la fermeture du détroit d'Ormuz.
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Sources et contexte
- Donald Trump
- Président des États-Unis, il pousse pour une signature électronique immédiate de l'accord-cadre États-Unis-Iran.
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre d'Israël, critiqué par Trump pour avoir ordonné la frappe aérienne sur Beyrouth qui a retardé la signature.
- Mohammad Bagher Ghalibaf
- Président du Parlement iranien et négociateur en chef du nucléaire, qui a averti les États-Unis après la frappe israélienne sur Beyrouth.
- Mohammad Bagher Zulqadr
- Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, qui a menacé d'une réponse imminente à l'attaque de Beyrouth.
- Shehbaz Sharif
- Premier ministre du Pakistan, dont le pays assure la médiation dans les discussions États-Unis-Iran et a prédit un accord dans les 24 heures.
- Ismail Baghaei
- Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui a déclaré que la date exacte de la signature était encore incertaine.
- Abbas Araghchi
- Ministre iranien des Affaires étrangères, dont le ministère est impliqué dans le projet de mémorandum d'entente.
- Lieux
- Washington, Teheran, Beyrouth
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