Transport · Urda et Madrid
L'Espagnol Óscar Puente sous pression après la collision ferroviaire d'Urda, au moins 69 morts
Pedro Sánchez maintient pour l'instant le ministre des Transports Óscar Puente, alors que le PP réclame sa démission après la collision entre un AVE et un Iryo à Urda, dans la province de Tolède.
Texte IA fondé sur les articles de La Razón, RTVE.es, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les rapports de vendredi matin font état d'au moins 69 morts après la collision entre l'AVE et l'Iryo mercredi 28 octobre, même si un premier rapport de vendredi faisait état de 74 morts confirmés.
Ester Muñoz, du PP, a déclaré que Puente devait être limogé ou démissionner ; le ministre doit comparaître devant la Diputación Permanente le mardi 3 novembre.
Des sources gouvernementales affirment que la gestion de Puente n'a rien à voir avec l'accident, à un mois des législatives du 29 novembre.
Marc Vidal a cité la France, qui consacre 34 euros sur 100 de ses dépenses pour la grande vitesse à la maintenance, contre 16 pour l'Espagne, et 4 890 millions pour le réseau espagnol en 2024, contre 12 715 pour l'Allemagne.

- 30 oct.Le PP exige la démission ou le limogeage d'Óscar Puente
- 3 nov.Puente doit comparaître devant la Diputación Permanente
- 29 nov.Élections législatives (29-N)
La collision et le bilan
Le mercredi 28 octobre, un AVE de Renfe et un train Iryo sont entrés en collision près d'Urda, dans la province de Tolède, alors qu'ils circulaient dans la même direction. Les rapports de vendredi matin font état d'au moins 69 morts et de plus de 100 blessés, même si un premier rapport de vendredi faisait état de 74 morts confirmés. Parmi les victimes figure Fátima Báñez, ancienne ministre de l'Emploi sous Mariano Rajoy. Le ministre des Transports Óscar Puente a déclaré mercredi que l'accident était « incroyable » et a mis en cause une « mauvaise décision » d'un opérateur d'Adif qui avait ordonné au train Renfe de reprendre sa marche normale, après quoi il a percuté l'Iryo. L'accident d'Urda est le deuxième en neuf mois, après celui d'Adamuz, dans la province de Cordoue, qui avait fait 46 morts.
La réponse du gouvernement
Pedro Sánchez s'est engagé jeudi à une enquête pour « clarifier chaque détail » des causes. Puente, qui n'a pas exclu de démissionner mercredi, a déclaré qu'il ne pensait pas à lui mais à faire la lumière sur l'accident. Des sources gouvernementales à La Moncloa ont affirmé que la gestion du ministre n'avait rien à voir avec l'accident et que sa démission n'était pas à l'ordre du jour. Sánchez a déclaré :
« Il n'est pas acceptable qu'un pays comme l'Espagne subisse deux accidents ferroviaires en un an. »
Le roi Felipe VI a également demandé jeudi que les causes soient établies et que des mesures soient prises pour que cela ne se reproduise pas. Des sources gouvernementales accusent le PP et Vox d'un intérêt électoral à blâmer le gouvernement, à moins d'un mois des législatives du 29 novembre.
Opposition, partenaires et questions de maintenance
Le PP a exigé la démission ou le limogeage de Puente. Sa porte-parole parlementaire, Ester Muñoz, a déclaré dans un entretien sur RNE :
« Puente ne devrait même pas arriver jusqu'à mardi. »
Le PP accuse aussi le gouvernement d'avoir diffusé l'audio de l'accident alors que les secours cherchaient encore le conducteur de l'AVE. Des doutes sur la continuité de Puente sont apparus chez certains dirigeants socialistes et au Frente Amplio, tandis que la porte-parole du PNV, partenaire de coalition, à Madrid, Maribel Vaquero, a déclaré que si Sánchez reconnaît que l'accident est inacceptable, la responsabilité doit être assumée au plus haut niveau technique et politique. Puente comparaîtra devant la Diputación Permanente le mardi 3 novembre, à sa propre demande. L'analyste économique Marc Vidal s'est servi de l'accident pour remettre en cause les dépenses de maintenance, citant des chiffres selon lesquels la France consacre 34 euros sur 100 de ses dépenses pour la grande vitesse à la maintenance, contre 16 pour l'Espagne.
- France
- 34 euros pour 100 dépensés
- Espagne
- 16 euros pour 100 dépensés
Données tirées du texte de l’article
Sur le terrain et la suite
Emiliano García-Page, président de Castille-La Manche, était déjà en route vers le site à 9 h 48 mercredi, 55 minutes après la collision. Il a demandé l'aide de l'unité militaire d'urgence UME pour les évacuations et la récupération des corps. Interrogé sur Puente, Page a déclaré :
« Ce n'est pas le moment. »
Page a rencontré Alberto Núñez Feijóo au poste de commandement avancé d'Urda jeudi, et Feijóo devait rencontrer des experts ferroviaires vendredi. Jeudi soir, Pablo Motos a rouvert El Hormiguero avec un hommage aux victimes qui s'est transformé en accusation selon laquelle le gouvernement avait trompé le public, demandant où était l'argent. La chronologie ci-dessous présente les dates clés.
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Sources et contexte
- La RazónMarc Vidal, analyste économique : « Pourquoi la France consacre-t-elle 34 euros sur 100 à l'entretien de la grande vitesse et l'Espagne seulement 16 ? »Marc Vidal, analista económico: "¿Por qué Francia dedica 34 de cada 100 euros a mantener la alta velocidad y España solo 16? · original en espagnol
- RTVE.esLe PP exige la démission ou le renvoi de Puente : « Il ne devrait pas atteindre mardi »El PP exige la dimisión o cese de Puente: "No debería llegar al martes" · original en espagnol
- EL MUNDOLe PP considère Puente comme fini et se prépare déjà à une campagne axée sur la gestion ferroviaire : « La clé est de savoir qui nommera le prochain ministre »El PP da por amortizado a Puente y se prepara ya para una campaña volcada en la gestión ferroviaria: "La clave es quién nombra al siguiente ministro" · original en espagnol
- EL MUNDOPablo Motos laisse sans voix avec son discours sur la tragédie de Tolède : « Ils nous ont trompés. Où est l'argent ? Assez de mensonges »Pablo Motos deja sin palabras con su discurso por la tragedia de Toledo: "Nos han engañado. ¿Dónde está el dinero? Basta de mentiras" · original en espagnol
- Óscar Puente
- Ministre des Transports espagnol, sous pression pour démissionner après l'accident d'Urda
- Pedro Sánchez
- Premier ministre espagnol, qui soutient Puente pour l'instant et a promis une enquête
- Alberto Núñez Feijóo
- Chef du PP, qui réclame la démission de Puente
- Emiliano García-Page
- Président de Castille-La Manche, qui a dirigé la réponse régionale à Urda
- Ester Muñoz
- Porte-parole parlementaire du PP, qui a réclamé le limogeage de Puente
- Fátima Báñez
- Ancienne ministre de l'Emploi sous Mariano Rajoy, figure parmi les morts
- Pablo Motos
- Présentateur d'El Hormiguero, qui a critiqué le gouvernement à l'antenne
- Marc Vidal
- Analyste économique qui a remis en cause les dépenses de maintenance ferroviaire de l'Espagne
- Felipe VI
- Roi d'Espagne, qui a demandé que les causes soient établies
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