RécitCollision de trains à grande vitesse en Espagne

Transport · Urda et Madrid

L'Espagnol Óscar Puente sous pression après la collision ferroviaire d'Urda, au moins 69 morts

Pedro Sánchez maintient pour l'instant le ministre des Transports Óscar Puente, alors que le PP réclame sa démission après la collision entre un AVE et un Iryo à Urda, dans la province de Tolède.

Texte IA fondé sur les articles de La Razón, RTVE.es, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Junta de Andalucía, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 30 oct.Le PP exige la démission ou le limogeage d'Óscar Puente
  2. 3 nov.Puente doit comparaître devant la Diputación Permanente
  3. 29 nov.Élections législatives (29-N)

La collision et le bilan

Le mercredi 28 octobre, un AVE de Renfe et un train Iryo sont entrés en collision près d'Urda, dans la province de Tolède, alors qu'ils circulaient dans la même direction. Les rapports de vendredi matin font état d'au moins 69 morts et de plus de 100 blessés, même si un premier rapport de vendredi faisait état de 74 morts confirmés. Parmi les victimes figure Fátima Báñez, ancienne ministre de l'Emploi sous Mariano Rajoy. Le ministre des Transports Óscar Puente a déclaré mercredi que l'accident était « incroyable » et a mis en cause une « mauvaise décision » d'un opérateur d'Adif qui avait ordonné au train Renfe de reprendre sa marche normale, après quoi il a percuté l'Iryo. L'accident d'Urda est le deuxième en neuf mois, après celui d'Adamuz, dans la province de Cordoue, qui avait fait 46 morts.

La réponse du gouvernement

Pedro Sánchez s'est engagé jeudi à une enquête pour « clarifier chaque détail » des causes. Puente, qui n'a pas exclu de démissionner mercredi, a déclaré qu'il ne pensait pas à lui mais à faire la lumière sur l'accident. Des sources gouvernementales à La Moncloa ont affirmé que la gestion du ministre n'avait rien à voir avec l'accident et que sa démission n'était pas à l'ordre du jour. Sánchez a déclaré :

« Il n'est pas acceptable qu'un pays comme l'Espagne subisse deux accidents ferroviaires en un an. »

Pedro Sánchez, premier ministre espagnol

Le roi Felipe VI a également demandé jeudi que les causes soient établies et que des mesures soient prises pour que cela ne se reproduise pas. Des sources gouvernementales accusent le PP et Vox d'un intérêt électoral à blâmer le gouvernement, à moins d'un mois des législatives du 29 novembre.

Opposition, partenaires et questions de maintenance

Le PP a exigé la démission ou le limogeage de Puente. Sa porte-parole parlementaire, Ester Muñoz, a déclaré dans un entretien sur RNE :

« Puente ne devrait même pas arriver jusqu'à mardi. »

Ester Muñoz, porte-parole parlementaire du PP

Le PP accuse aussi le gouvernement d'avoir diffusé l'audio de l'accident alors que les secours cherchaient encore le conducteur de l'AVE. Des doutes sur la continuité de Puente sont apparus chez certains dirigeants socialistes et au Frente Amplio, tandis que la porte-parole du PNV, partenaire de coalition, à Madrid, Maribel Vaquero, a déclaré que si Sánchez reconnaît que l'accident est inacceptable, la responsabilité doit être assumée au plus haut niveau technique et politique. Puente comparaîtra devant la Diputación Permanente le mardi 3 novembre, à sa propre demande. L'analyste économique Marc Vidal s'est servi de l'accident pour remettre en cause les dépenses de maintenance, citant des chiffres selon lesquels la France consacre 34 euros sur 100 de ses dépenses pour la grande vitesse à la maintenance, contre 16 pour l'Espagne.

Part des dépenses pour la grande vitesse consacrée à la maintenance, selon Marc Vidaleuros pour 100 dépensés
France
34 euros pour 100 dépensés
Espagne
16 euros pour 100 dépensés

Données tirées du texte de l’article

Sur le terrain et la suite

Emiliano García-Page, président de Castille-La Manche, était déjà en route vers le site à 9 h 48 mercredi, 55 minutes après la collision. Il a demandé l'aide de l'unité militaire d'urgence UME pour les évacuations et la récupération des corps. Interrogé sur Puente, Page a déclaré :

« Ce n'est pas le moment. »

Emiliano García-Page, président de Castille-La Manche

Page a rencontré Alberto Núñez Feijóo au poste de commandement avancé d'Urda jeudi, et Feijóo devait rencontrer des experts ferroviaires vendredi. Jeudi soir, Pablo Motos a rouvert El Hormiguero avec un hommage aux victimes qui s'est transformé en accusation selon laquelle le gouvernement avait trompé le public, demandant où était l'argent. La chronologie ci-dessous présente les dates clés.

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Sources et contexte

Urda, Madrid · Espagne

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