Sécurité · Ceuta

La Guardia Civil recense 88 146 personnes renvoyées au Maroc depuis Ceuta après l'entrée massive de juillet

Un rapport de la Guardia Civil daté du 27 octobre, transmis à un tribunal, recense aussi 862 sauvetages et 90 décès du côté espagnol de la frontière.

Texte IA fondé sur les articles de LaSexta, EL PAÍS, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Ceuta · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 30-31 juillet 2026Entrée massive à Ceuta les 30 et 31 juillet
  2. 19 oct.546 agents de la Guardia Civil encore à Ceuta, selon le rapport du ministère
  3. 27 oct.Date du rapport, qui recense 88 146 retours, 862 sauvetages et 90 décès jusqu'à cette date

Le décompte et son périmètre

Un rapport de la Guardia Civil daté du 27 octobre 2026 et transmis à la juge de l'Audiencia Nacional María Tardón, qui enquête sur les faits, chiffre à 88 146 le nombre de personnes renvoyées au Maroc depuis Ceuta. Le décompte court de l'entrée massive des 30 et 31 juillet jusqu'au 27 octobre : il s'agit donc d'un chiffre arrêté à cette date, qui ne prend pas en compte les mouvements ultérieurs. Selon une copie consultée par EL PAÍS et laSexta, le même rapport recense 862 sauvetages dans les eaux espagnoles par le groupe d'activités subaquatiques GEAS et le Service maritime. Il fait aussi état de 90 décès du côté espagnol de la frontière, et ABC rapporte que la Police judiciaire a pris en charge les autopsies et les prélèvements biologiques. Chaque chiffre du rapport est lié à la date à laquelle il a été mesuré ; les décomptes ultérieurs différeront.

Un chiffre supérieur à l'estimation antérieure du gouvernement

Le ministère de l'Intérieur, qui selon ABC a produit le rapport, a fourni à la juge un décompte des retours supérieur au chiffre des entrées utilisé par le gouvernement pendant la crise. ABC rapporte que le gouvernement parlait alors d'un maximum de 80 000 arrivées, tandis qu'El Confidencial indique qu'il situait l'entrée massive entre 72 000 et 80 000 personnes. Plusieurs médias présentent le nouveau décompte comme contredisant cette version. Le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a déclaré à EL MUNDO que le nombre pourrait dépasser 90 000 personnes. EL MUNDO note aussi que le gouvernement central n'a jamais publié de total définitif des personnes ayant franchi la frontière.

Chiffres du rapport de la Guardia Civil daté du 27 octobre 2026personnes
Renvoyés au Maroc (jusqu'au 27 oct.)
88146 personnes
Secourus dans les eaux espagnoles
862 personnes
Décès côté espagnol
90 personnes

Données tirées du texte de l’article

Combien de personnes restent dans la ville

Les estimations des personnes encore présentes à Ceuta varient selon les sources. EL MUNDO rapporte que le gouvernement régional évoque environ 14 000 personnes, tandis que la Police nationale estime à environ 8 000 le nombre d'adultes encore dans la ville. Dans son calcul le plus prudent, le journal compte plus de 12 000 personnes encore sur place, et y ajoute 3 688 mineurs hébergés par la ville ainsi que 288 déjà envoyés sur le continent espagnol. EL MUNDO indique que l'addition de ces groupes aux 88 146 retours porterait le total au-delà de 100 000 personnes, mais ce total est un calcul du journal et non un chiffre figurant dans le rapport de la Guardia Civil. Ces chiffres provenant d'autorités et de dates différentes, ils ne peuvent être fusionnés en un seul sans un nouveau décompte officiel.

Dispositif et chronologie

Le rapport décrit aussi l'opération de la Guardia Civil dans la ville, et ABC indique qu'il recensait 546 agents encore à Ceuta le 19 octobre. ABC cite le rapport sur le renfort, qu'il décrit ainsi.

« Depuis le 30 juillet, la Guardia Civil maintient un dispositif de renfort dont la composition a été ajustée aux besoins opérationnels et aux rotations de relève correspondantes. »

Guardia Civil

Selon le même compte rendu, le renfort a mobilisé l'Agrupación de Reserva y Seguridad, des unités d'Andalousie, le GEAS, le Grupo de Acción Rápida, le Service maritime, le Service de criminalistique et le Service aérien. Le document a été remis à la juridiction chargée de l'affaire, contexte dans lequel ces chiffres sont devenus publics. Sa date d'arrêté au 27 octobre signifie que le tribunal dispose d'un décompte figé à ce jour et non d'un total actualisé.

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Sources et contexte

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