Le département d'État américain a annoncé mardi 20 octobre 2026 que l'administration Trump avait révoqué plus de 300 000 visas depuis janvier 2025, lorsque Donald Trump a entamé son second mandat. Le porte-parole Tommy Pigott a annoncé ce chiffre sur X et souligné un rythme de révocations plus rapide. La précédente mise à jour du département, publiée le 10 août, faisait état de plus de 175 000 visas révoqués. Fin septembre, Pigott avait déclaré à Fox News qu'environ un quart de million de visas avaient été annulés, ce qui situe ce décompte intermédiaire entre les chiffres d'août et d'octobre. Pigott a également affirmé que le gouvernement ne s'arrêterait pas tant que les étrangers menaçant la sécurité des communautés américaines ne seraient pas tenus responsables.
Un responsable du département d'État a lié ces révocations à des activités criminelles, à des menaces pour la sécurité publique et à des infractions migratoires telles que la fraude ou les fausses déclarations. Au moins 4 000 visas ont été retirés à des ressortissants étrangers ayant participé ou contribué au soi-disant tourisme de naissance, c'est-à-dire un voyage aux États-Unis dans le but d'y accoucher. La nationalité des personnes dont les visas ont été révoqués n'a pas été précisée. Pigott a présenté cette politique en termes fermes :
« Nous n'avons aucune tolérance envers les étrangers présents sous visa qui enfreignent la loi, commettent une fraude ou portent atteinte à notre sécurité nationale »
Cette déclaration suggère que le département considère ces révocations comme un effort continu plutôt que comme une opération achevée.
Les défenseurs des droits humains estiment que cette répression a violé le droit à une procédure régulière et la liberté d'expression, et qu'elle a laissé des communautés minoritaires en situation d'insécurité. Des membres de minorités ethniques ont fait part de leurs inquiétudes quant au profilage racial. Parmi les cas les plus dénoncés par les défenseurs figurent les révocations de visas de manifestants étrangers pro-palestiniens ayant protesté contre les attaques d'Israël à Gaza. Les étrangers dont les commentaires sur les réseaux sociaux à propos de l'assassinat en 2025 du commentateur conservateur Charlie Kirk ont entraîné des révocations de visas sont également cités dans ces critiques. Les organisations de défense des droits estiment que le gouvernement a utilisé des arguments de sécurité nationale pour cibler des critiques et s'est appuyé sur des cas isolés de fraude pour ratisser large au sein de communautés immigrées, comme la communauté somalo-américaine du Minnesota. Le renforcement du contrôle des réseaux sociaux des immigrants et des demandeurs de visa suscite des objections similaires, des critiques le comparant à une forme de surveillance.
Trump a fait campagne en 2024 sur l'arrêt de l'immigration illégale. Son administration a également rendu l'immigration légale plus difficile, notamment en imposant des frais élevés pour certains visas de travail. Les révocations de visas s'ajoutent à des détentions et des expulsions de grande ampleur, que Trump présente comme destinées à améliorer la sécurité intérieure. L'administration a aussi durci l'examen des demandes de visa et élargi les contrôles, et le département a indiqué qu'il continuerait d'agir pour sécuriser les frontières américaines et protéger la sécurité nationale.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarMigration · Washington
Le département d'État a annoncé mardi 20 octobre 2026 que plus de 300 000 visas avaient été révoqués depuis janvier 2025, contre plus de 175 000 dans une mise à jour publiée le 10 août.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, Handelsblatt, The Irish Times et d’autres médias. Publié .