
La France enregistre 274 décès par noyade depuis mai, 79 % pendant les canicules, les noyades intérieures doublent
Santé publique France fait état de 925 noyades entre le 1er mai et le 15 juillet, dont 274 mortelles. Quatre décès sur cinq sont survenus lors des jours d’alerte canicule, et les régions intérieures ont enregistré une hausse de 48 % des incidents mortels.
Bilan général
Santé publique France a publié son bulletin de surveillance des noyades à mi-saison le 24 juillet, couvrant la période du 1er mai au 15 juillet 2026. L’agence a recensé 925 noyades, dont 274 mortelles sur place, soit un taux de létalité de 30 %. Le nombre total de noyades a augmenté de 14 % par rapport à la même période en 2025, où 241 décès avaient été enregistrés. SpF a qualifié l’évolution annuelle de la mortalité de « statistiquement non significative » et a décrit l’augmentation comme « modérée », notant que 2025 était déjà une année de forte mortalité par noyade.
Entre le 1er mai et le 15 juillet 2026, 925 noyades se sont produites en France, dont 274 suivies de décès sur le lieu de la noyade. Cela représente une proportion de noyades suivies de décès de 30 %.
Périodes de canicule
Trois épisodes caniculaires sont tombés dans la fenêtre de surveillance, couvrant ensemble la moitié des jours. Ils ont représenté 79 % de l’ensemble des noyades mortelles. La première canicule (24–31 mai) a entraîné 134 noyades et 48 décès. La deuxième (16 juin–3 juillet) a été la plus meurtrière, avec 307 noyades et 103 décès. La troisième (4–15 juillet) a enregistré 234 noyades et 65 décès. La concentration des décès lors des jours d’alerte canicule reflète les risques comportementaux qui accompagnent les températures extrêmes, a indiqué SpF.
- Première canicule : 134 noyades, 48 décès
- Deuxième canicule : 307 noyades, 103 décès
- Troisième canicule : 234 noyades, 65 décès
Les régions intérieures les plus touchées
Les chiffres absolus étaient les plus élevés dans le sud touristique et les zones côtières : Provence-Alpes-Côte d’Azur a enregistré 152 noyades, Nouvelle-Aquitaine 128 et Occitanie 104. Cependant, le changement le plus marquant s’est produit dans les régions intérieures sans littoral. Les noyades mortelles y ont doublé, passant de 180 en 2025 à 267 en 2026, soit une hausse de 48 %. L’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Île-de-France en ont été les principaux moteurs. En Île-de-France, les noyades mortelles sont passées de 14 à 35, et dans le seul département de la Seine-et-Marne, de 5 à 15.
Piscines et eaux naturelles
Les décès dans les piscines et autres lieux de baignade artificiels ont doublé d’une année sur l’autre, passant de 31 à 60. Chez les mineurs, la tendance était différente : 23 des 27 noyades mortelles de cette tranche d’âge se sont produites dans des rivières et des lacs, représentant 62 % des décès de moins de 18 ans. SpF a attribué une grande partie de l’augmentation dans les terres à la baignade dans des sites naturels non surveillés, où l’encadrement et les infrastructures de sécurité font souvent défaut.
Enfants et adolescents
Trente-sept enfants et adolescents sont décédés, un nombre identique à la même période en 2025. Pour les adolescents de 13 à 17 ans, une noyade sur trois était mortelle. L’agence a souligné que la surveillance se poursuit jusqu’au 30 septembre et a exhorté le public à rester vigilant près de tous les plans d’eau, en particulier pendant les semaines estivales restantes.


