En bref
- Nuit du 18 au 19 octobre 2026, après 2 heuresTrois personnes au visage et au corps dissimulés entrent, brisent la vitrine et repartent en une minute environ
- 20 octobre 2026Les enquêteurs retournent dans la salle d'audience et saisissent les images des caméras extérieures
Un raid d'une minute dans un palais savoyard
Trois personnes se sont introduites dans la Reggia di Venaria Reale, résidence royale savoyarde située près de Turin, peu après 2 heures du matin dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026. Elles visaient une vitrine de la salle d'audience du duc de Savoie, au piano nobile, atteinte le long du parcours de visite juste après la Galleria Grande dessinée par Filippo Juvarra. Les premières reconstitutions suggèrent qu'il a fallu environ une minute aux intrus pour entrer, atteindre la vitrine, la briser et repartir avec les montres. Ils ont pris la fuite avant que le service de sécurité puisse intervenir. Le palais est fermé au public le lundi, un détail qui a pu aider les voleurs.
Ce qui a été dérobé
Les pièces volées sont 26 montres de gousset du XVIIIe siècle, en or et en émail, réalisées par des ateliers anglais et français et estimées à environ 150 000 euros. Elles provenaient d'un don de 2012 des héritiers du collectionneur Giorgio Accornero au Consorzio delle Residenze Reali Sabaude, l'organisme qui gère les résidences. La collection était présentée le long du parcours de visite du piano nobile, dans une vitrine conçue pour résister aux chocs. Vingt-quatre tabatières anciennes exposées dans une vitrine voisine n'ont pas été emportées. Les pièces volées seraient assurées.
- Montres de gousset volées
- 26 pièces
- Tabatières non volées
- 24 pièces
Données tirées du texte de l’article
Alarmes, gardiens et point d'entrée
Le Consorzio a indiqué que tous les systèmes de sécurité étaient actifs et fonctionnaient au moment du vol, l'alarme étant régulièrement entretenue et le service de gardiennage armé assuré par l'entreprise Allsystems. Selon Tgcom24, l'alarme s'est déclenchée et était reliée à un centre de contrôle, et un membre du personnel a atteint la salle en quelques instants, mais la vitrine était déjà vide. Les récits divergent sur le mode d'intrusion. La Stampa rapporte qu'une fine grille en fer du côté de la via don Sapino a été découpée, Tgcom24 estime que les intrus ont probablement escaladé le mur d'enceinte, et d'autres récits décrivent une porte latérale forcée près du Caffè degli Specchi. Les enquêteurs cherchent aussi à établir comment les intrus connaissaient à l'avance la disposition des lieux et les systèmes de sécurité.
Enquête et piste d'un vol commandité
Les carabiniers de la compagnie de Venaria et du commandement provincial de Turin dirigent l'enquête, appuyés par des experts du Nucleo Tutela patrimonio culturale. Les enquêteurs examinent les images du palais et ont saisi les enregistrements d'autres caméras situées à l'extérieur du complexe. Ces caméras ont pu filmer le groupe avant le raid, les intrus ayant pu se trouver dans les environs plus tôt. Le 20 octobre, les enquêteurs sont retournés dans la salle d'audience pour une nouvelle inspection à la recherche d'indices. Ils envisagent un vol commandité, une visite de reconnaissance dans les jours précédant le raid figurant aussi parmi les hypothèses. Tgcom24 rapporte que les magistrats considèrent les voleurs comme de vrais professionnels, mais l'identité du commanditaire et ses motivations restent inconnues. La Stampa suggère que les voleurs ont pu croire que les montres valaient bien davantage, et s'interroge sur l'abandon des tabatières, une question à laquelle les enquêteurs cherchent encore une réponse.