Volkswagen discute avec l'israélien Rafael Advanced Defence Systems d'une reconversion de son site d'Osnabrück vers la fabrication de composants pour le Iron Dome. L'objectif serait de préserver les emplois menacés sur le site d'Osnabrück, alors que la production automobile doit s'y arrêter d'ici à la fin 2027. Selon le Financial Times, Berlin soutient activement ce projet destiné au marché européen de la défense aérienne.

Reconversion envisagée à Osnabrück

Volkswagen discute avec Rafael d'une transformation de son usine d'Osnabrück pour y fabriquer des composants du système Iron Dome.

2 300 emplois concernés

Le projet vise à préserver l'ensemble des 2 300 postes du site, alors que la production automobile doit y cesser d'ici à la fin 2027.

Feu vert des salariés nécessaire

La production ne pourrait démarrer que si les salariés acceptent le passage à la fabrication d'équipements de défense.

Soutien de Berlin et marché européen visé

Selon le Financial Times, le gouvernement fédéral soutient l'initiative, pensée pour répondre aux besoins des États européens en défense aérienne.

Retour marqué de Volkswagen vers l'armement

Le projet s'inscrirait dans un retour notable du groupe vers la défense, en écho à son passé industriel et à sa présence actuelle via MAN et Rheinmetall.

Volkswagen est en discussion avec l'entreprise israélienne de défense Rafael Advanced Defence Systems pour transformer son usine d'Osnabrück, aujourd'hui consacrée à l'automobile, en site de production de composants destinés au système de défense aérienne Iron Dome, a rapporté le Financial Times le 24 mars 2026. Cette reconversion envisagée pour l'installation de Basse-Saxe, qui emploie actuellement 2,300 (workers) — emplois menacés sur le site d'Osnabrück, vise à préserver l'ensemble des postes sur un site menacé de fermeture, alors que la production automobile doit y être progressivement arrêtée d'ici à la fin 2027. Selon ce projet, l'usine fabriquerait des camions lourds destinés au transport de missiles, des dispositifs de lancement et des groupes électrogènes, mais pas les missiles intercepteurs eux-mêmes. D'après une seconde source citée par le Financial Times, le gouvernement fédéral allemand soutient activement cette proposition. Les systèmes produits à Osnabrück seraient commercialisés auprès de gouvernements européens désireux de renforcer leurs défenses aériennes.

Les salariés doivent se prononcer sur un passage à l'armement La production de composants de l'Iron Dome sur le site d'Osnabrück pourrait commencer dans un délai de 12 à 18 mois, mais seulement si les salariés acceptent ce basculement vers la production de défense, selon l'une des personnes informées du projet citée par le Financial Times. Une source a décrit les besoins financiers comme relativement limités. „Des fonds seront nécessaires pour la reconversion, mais cela reste relativement simple” — Anonymous source via Financial Times La même source a expliqué que l'idée était d'« associer une technologie de défense éprouvée à la production industrielle allemande ». Une autre source a insisté sur la dimension personnelle de cette décision pour les salariés. „Le potentiel est considérable. Mais c'est aussi un choix individuel pour les salariés de décider s'ils veulent participer à ce projet” — Anonymous source via Financial Times Rafael prévoit également d'installer en Allemagne un site distinct spécifiquement consacré à la fabrication de missiles, ces composants nécessitant une implantation industrielle spécialisée. Le Financial Times indique que l'Allemagne a été retenue comme lieu de production notamment parce qu'elle est considérée comme l'un des soutiens les plus solides d'Israël en Europe et parce que le gouvernement fédéral pousse à utiliser des capacités industrielles aujourd'hui inemployées.

Le virage de Volkswagen vers la défense fait écho à son passé industriel de guerre Le partenariat avec Rafael marquerait un retour notable de Volkswagen dans le secteur de l'armement, pour un groupe dont les liens historiques avec la production militaire sont anciens et controversés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Volkswagen a produit des véhicules militaires et la bombe volante V1 pour la Wehrmacht d'Adolf Hitler. L'usine d'Osnabrück trouve son origine dans un site du constructeur de petites séries Karmann. Volkswagen est déjà présent dans la production de défense à travers une coentreprise réunissant sa filiale MAN et le groupe allemand Rheinmetall, qui fabrique des camions militaires. Selon le Financial Times, l'opération envisagée constituerait l'exemple le plus visible à ce jour d'une industrie automobile allemande en difficulté cherchant des partenariats avec un secteur de la défense en forte expansion. Les bénéfices de l'industrie automobile allemande se sont effondrés sous l'effet de la concurrence chinoise croissante et d'une transition délicate vers les véhicules électriques. L'intérêt de Rafael pour les ventes en Europe s'explique par le vaste mouvement de réarmement engagé sur le continent après la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, la défense aérienne figurant parmi les priorités les plus élevées de nombreux gouvernements. L'Allemagne elle-même prévoit d'investir plus de 500 (billion euros) — investissements allemands dans la défense prévus d'ici à la fin de la décennie dans la défense d'ici à la fin de la décennie, selon le Financial Times.

Le réarmement européen alimente la demande pour les systèmes Iron Dome Les discussions autour d'Osnabrück reflètent un réalignement plus large de la politique industrielle européenne, alors que les gouvernements poussent les industriels à réorienter leurs capacités vers la défense dans un contexte de préoccupations sécuritaires accrues. Le site de Basse-Saxe cherchait une perspective viable après l'annonce par Volkswagen de la disparition progressive de la production automobile sur place, y compris celle du modèle T-Roc, dans le cadre d'un plan de réduction des coûts. L'objectif de préserver l'ensemble des 2 300 emplois du site a été décrit par les personnes proches des discussions comme un élément central de l'attrait du projet. Une source a déclaré au Financial Times que l'ambition allait au-delà de la seule sauvegarde des emplois. „L'objectif est de sauver tout le monde et même de générer de la croissance” — Anonymous source via Financial Times Volkswagen n'avait pas répondu à une demande de commentaire du Financial Times au moment de la publication. Si l'accord aboutit, l'usine d'Osnabrück deviendrait l'un des symboles les plus visibles du basculement industriel de l'Allemagne vers la production de défense dans l'environnement sécuritaire né après la guerre en Ukraine.

Volkswagen Osnabrück — Road to Conversion: — ; — ; —

Sources: 5 articles