Les marchés financiers ont réagi mercredi aux premiers signes d’une possible détente dans le conflit qui oppose depuis près de quatre semaines les États-Unis, Israël et l’Iran. Le Brent est repassé sous les 100 dollars le baril, tandis que plusieurs places asiatiques ont nettement progressé. Cette évolution intervient après des informations sur une proposition de paix américaine en 15 points et après l’annonce par Téhéran d’un assouplissement partiel du passage dans le détroit d’Ormuz.
Le Brent repasse sous 100 dollars
Les prix du pétrole ont reculé de plus de 6 % sur la séance, le Brent repassant sous le seuil de 100 dollars le baril pour la première fois depuis l’intensification des hostilités.
Une proposition américaine en 15 points évoquée
Selon des informations de presse, Washington a transmis à Téhéran une proposition de paix en 15 points par l’intermédiaire du Pakistan.
Téhéran assouplit le passage dans le détroit d’Ormuz
L’Iran a annoncé qu’il laisserait passer les pétroliers « non hostiles » dans le détroit d’Ormuz, qu’il bloquait largement depuis le début du conflit.
Les places asiatiques progressent nettement
Tokyo et Séoul ont gagné plus de 3 %, tandis que Hong Kong, Sydney, Shanghai, Singapour, Wellington et Taipei ont également avancé.
L’incertitude diplomatique demeure
Donald Trump a parlé de négociations en cours, mais les autorités iraniennes n’ont confirmé aucun échange officiel.
Les marchés boursiers mondiaux ont progressé mercredi et les prix du pétrole ont nettement reculé, les investisseurs réagissant aux premiers signes d’une possible désescalade dans le conflit, entré dans sa quatrième semaine, entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Le Brent est passé sous le seuil de 100 dollars le baril pour la première fois depuis l’intensification des hostilités. Ce mouvement de marché a suivi deux évolutions : des informations selon lesquelles Washington avait transmis à Téhéran une proposition de paix en 15 points et l’annonce par l’Iran qu’il laisserait passer les pétroliers « non hostiles » par le détroit d’Ormuz, que Téhéran bloquait en grande partie depuis le début du conflit. Le président américain Donald Trump s’est montré optimiste dans le Bureau ovale, déclarant aux journalistes que des responsables étaient « en négociation à l’heure même où nous parlons ». Les autorités iraniennes, en revanche, n’ont confirmé aucune discussion officielle et certains porte-parole militaires ont écarté ces affirmations.
Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran a commencé le 28 février 2026 dans le cadre de ce qui a été désigné comme l’opération Epic Fury. Les frappes ont tué Ali Khamenei, guide suprême de longue date de l’Iran, et son fils Mojtaba Khamenei a été nommé à cette fonction le 9 mars 2026. Le détroit d’Ormuz est depuis longtemps considéré comme l’un des points de passage énergétiques les plus sensibles au monde, avec environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz qui y transite. La capacité de l’Iran à restreindre le passage dans le détroit a historiquement constitué un élément central de son levier stratégique dans toute confrontation avec les puissances occidentales.
Trump évoque un mystérieux « cadeau » venu de Téhéran Donald Trump a évoqué devant les journalistes dans le Bureau ovale une évolution qu’il a qualifiée de « cadeau » arrivé d’Iran, sans fournir de précisions au-delà du fait qu’elle concernait le détroit d’Ormuz. „Ils ont fait hier quelque chose qui était en réalité remarquable. Ils nous ont fait un cadeau, et le cadeau est arrivé aujourd’hui. Et c’était un très grand cadeau, d’une valeur énorme. Pour moi, cela ne voulait dire qu’une seule chose : nous avons affaire aux bonnes personnes.” — Donald Trump via Mediafax.ro Le New York Times, citant des responsables restés anonymes, a rapporté que la proposition de paix en 15 points avait été transmise à Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan. La chaîne israélienne Channel 12 a indiqué que Donald Trump proposait une trêve d’un mois durant laquelle l’Iran remettrait son uranium enrichi, mettrait fin à tout enrichissement supplémentaire et garantirait la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Selon le même média, l’Iran obtiendrait en contrepartie la levée de l’ensemble des sanctions et une aide au développement d’un programme nucléaire civil dans le cadre des conditions proposées. Malgré ces signaux diplomatiques, les violences se sont poursuivies : un missile iranien a blessé plusieurs personnes en Israël et Israël a, de son côté, maintenu la pression sur plusieurs fronts.
Tokyo et Séoul gagnent plus de 3 % après ces annonces Les marchés d’actions asiatiques ont enregistré de larges gains, les investisseurs réagissant à la perspective d’un recul du risque de conflit. Les places de Tokyo et de Séoul ont, à un moment, progressé de plus de 3 %, tandis que Hong Kong, Sydney, Shanghai, Singapour, Wellington et Taipei ont également terminé en hausse. Des analystes ont toutefois averti que cet optimisme demeurait fragile et soumis à conditions. „Les marchés ont provisoirement réévalué les prix en intégrant une probabilité légèrement plus élevée de désescalade, mais les convictions restent faibles.” — Chris Weston via Mediafax.ro Chris Weston est analyste chez Pepperstone. D’autres analystes ont également relevé que l’arrivée de troupes américaines supplémentaires dans la région montrait que le risque d’une nouvelle montée des tensions n’avait pas disparu. Les deux principaux contrats pétroliers ont perdu plus de 6 % sur la séance et le Brent est repassé sous le seuil des 100 dollars le baril.
La pression économique s’accentue après près de quatre semaines de conflit L’impact économique plus large du conflit s’est accumulé de manière continue au fil de près de quatre semaines d’hostilités. Des gouvernements à travers le monde ont commencé à chercher à réduire leur consommation d’énergie en réponse aux perturbations des flux de pétrole et de gaz transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passe environ un cinquième de l’offre mondiale. Les compagnies aériennes ont réduit le nombre de vols, en raison à la fois de la hausse du coût du carburant et des préoccupations de sécurité concernant l’espace aérien de la région. La forte progression des prix mondiaux de l’énergie a ravivé les craintes d’une nouvelle poussée d’inflation dans des économies déjà sous tension. La décision iranienne d’autoriser le passage des pétroliers « non hostiles » dans le détroit constitue la première concession opérationnelle concrète depuis le début du conflit, alors même que la situation militaire d’ensemble reste sans issue claire. L’écart entre l’optimisme affiché publiquement par Donald Trump et l’absence de confirmation iranienne sur l’existence de négociations formelles a laissé les marchés et les analystes dans une posture de repositionnement prudent, avec des convictions limitées, plutôt que dans un véritable changement de sentiment.
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Chris Weston — analityk w Pepperstone
Sources: 1 articles
- Bursele cresc și petrolul scade pe fondul speranțelor privind dezamorsarea conflictului din Iran (Mediafax.ro)
- Petrolio risale oltre 100 dollari dopo la falsa tregua con l'Iran (Il Fatto Quotidiano)
- Le Borse di oggi, 24 marzo. L'Europa tenta il rimbalzo, ma il petrolio torna a crescere (La Repubblica.it)
- Iran, l'annuncio di Trump abbassa il prezzo del petrolio (Adnkronos)
- Cotação do petróleo cai mais de 10% com afirmações de Trump sobre a guerra apesar de desmentidas (Correio da Manha)
- EN DIRECT, guerre en Iran : Donald Trump fait volte-face en reportant les frappes sur des infrastructures énergétiques, Téhéran dément tout " dialogue " (Le Monde.fr)
- Trump évoque des pourparlers avec l'Iran en vue d'une "résolution complète" du conflit (Courrier international)
- Trump évoque de " très bonnes négociations " sur la fin de la guerre en Iran (Mediapart)
- Un changement de ton spectaculaire: Trump annonce de "très bonnes" négociations de cessez-le-feu avec l'Iran (7sur7)
- Trump évoque de (Courrier international)