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Diplomatie·-1 h

Le sommet du G7 à Évian fait front commun sur l'Ukraine après la trêve iranienne qui apaise les tensions transatlantiques

Les trois jours de réunion en France ont vu Donald Trump adopter une pression multilatérale sur la Russie tout en présentant son accord-cadre sur l'Iran comme étant achevé à 99 %.

Le sommet du G7 à Évian-les-Bains s'est achevé sur une démonstration inattendue d'harmonie transatlantique, portée par l'accord-cadre sur l'Iran que le président américain a apporté à la station balnéaire française. Après des mois de frictions autour de la guerre en Iran, les sept dirigeants ont resserré les rangs autour d'une déclaration commune qui durcit les sanctions et les livraisons d'armes à l'Ukraine.

L'accord iranien comme moteur diplomatique

Trump est arrivé après avoir annoncé un cadre pour mettre fin à la guerre en Iran, une décision qui a changé l'atmosphère du sommet. L'accord, bien que critiqué comme trop concessionnel, laisse entrevoir la possibilité de rouvrir le détroit d'Ormuz et d'atténuer la crise énergétique mondiale.

La paix convenue doit simplement tenir.

Le président français a qualifié la réunion de « moment de réveil stratégique », et Merz a évoqué une « unité transatlantique et européenne vraiment grande ». Le soulagement face à une possible fin des combats a donné aux Européens un levier pour orienter la conversation vers l'Ukraine.

Une ligne commune sur l'Ukraine

Pour la première fois depuis le début du second mandat de Trump, les États-Unis et leurs alliés européens ont évalué l'Ukraine depuis la même position : Kiev s'est battue pour se placer en position de force, et Moscou ne peut pas gagner militairement. Les dirigeants se sont engagés à durcir les sanctions contre le secteur pétrolier et gazier russe et à étendre les livraisons d'armes à longue portée et de systèmes de défense aérienne.

Cette mobilisation renouvelée du G7 pour accroître la pression sur la Russie est extrêmement importante.

Trump lui-même a déclaré que la Russie « doit mettre fin à cette guerre » et devrait revenir à la table des négociations. Il a également signalé que les États-Unis laisseraient expirer la suspension temporaire des sanctions pétrolières contre la Russie, une mesure introduite pour calmer les marchés pendant la crise d'Ormuz. La dérogation a expiré mercredi soir, heure américaine.

Moments clés autour du sommet du G7 à Évian
  1. Trump annonce l'accord-cadre sur l'Iran à son arrivée au lac Léman.
  2. Le sommet s'ouvre à Évian dans une atmosphère de coopération inattendue.
  3. Les dirigeants s'accordent sur une déclaration commune sur l'Ukraine : durcissement des sanctions et élargissement des livraisons d'armes.
  4. Le G7 publie sa déclaration finale ; Trump tient une conférence de presse tardive et autosatisfaite.
  5. La dérogation américaine aux sanctions sur le pétrole russe expire à minuit, heure de la côte Est.

Trump monte sur scène

Trump a transformé son apparition tardive devant la presse en un discours triomphal destiné au public américain. Il a présenté l'accord-cadre sur l'Iran comme une victoire quasi totale : « Nous mettons fin au conflit actuel, ouvrons le détroit d'Ormuz et empêchons l'Iran d'obtenir une arme nucléaire. » Il a affirmé que les États-Unis avaient obtenu « 99 % de tout ce que nous voulions » et a prétendu que les marchés boursiers avaient grimpé de milliers de points tandis que le prix du pétrole baissait « comme jamais auparavant ».

Le président a même attribué une opération secrète de son premier mandat (l'élimination du commandant de la force Qods, Qassem Soleimani, il y a plus de six ans) à la possibilité de cet accord. Lorsqu'un journaliste a demandé ce qu'il pensait des milliards déjà dépensés en bombardements, Trump a répondu : « Ah, c'est terrible », avant de se tourner vers un avertissement selon lequel les bombardements reprendraient si Téhéran ne tenait pas ses promesses.

C'est moi le patron.

Perspectives pour Ankara

Macron aurait gardé le changement climatique hors de l'ordre du jour et a invité Trump à Versailles après le sommet, signe des efforts déployés par les alliés pour maintenir le dégel. L'atmosphère pourrait se prolonger jusqu'au sommet de l'OTAN à Ankara dans quatre semaines, où Washington attend des engagements concrets de la part des Européens. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait clairement indiqué avant la réunion du G7 que Trump n'accepterait pas de simples paroles sur le partage du fardeau.

Évian-les-Bains

7 sources

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