
Israël conditionne son retrait du Liban au désarmement du Hezbollah après une frappe de drone qui tue trois personnes
Une frappe de drone israélienne a tué trois personnes dans le sud du Liban jeudi, alors que les négociations directes entre Israël et le Liban se poursuivaient à Washington. Le gouvernement israélien a déclaré qu'il ne retirerait pas ses forces tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé.
Frappe de drone meurtrière
Un drone israélien a frappé un véhicule dans le sud du Liban jeudi, tuant trois personnes et en blessant une, selon l'agence de presse d'État libanaise ANI. Cette attaque porte à sept le nombre de morts depuis mardi. Le Hezbollah a qualifié l'incident d'« attaque directe contre des civils » et de « violation flagrante » du cessez-le-feu qu'il respectait jusqu'à présent. L'armée israélienne a déclaré avoir identifié cinq combattants dans deux zones qui représentaient une menace et les avoir éliminés avec des forces aériennes et terrestres.
Il s'agit d'une attaque directe contre des civils et d'une violation flagrante du cessez-le-feu.
La condition d'Israël pour le retrait
Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a déclaré que l'armée ne quitterait pas la zone de sécurité d'environ dix kilomètres qu'elle occupe dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé et démilitarisé. « Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé », a déclaré Mencer aux journalistes. Israël a lancé des frappes à grande échelle et déployé des troupes début mars après que le Hezbollah a tiré des roquettes en soutien à l'Iran, qui était sous une offensive israélo-américaine.
Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé.
Négociations à Washington
Les pourparlers directs entre Israël et le Liban, les premiers depuis des décennies, ont repris en avril sous médiation américaine. La cinquième session a débuté cette semaine et devait se conclure jeudi. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est montré optimiste, déclarant : « Je pense que nous sommes très proches d'obtenir un engagement d'intention des deux pays. » Ces discussions sont perçues comme une voie potentielle pour apaiser les tensions malgré la violence en cours.
Je pense que nous sommes très proches d'obtenir un engagement d'intention des deux pays.
Arrestations de civils
Par ailleurs, le sort des civils libanais arrêtés par Israël dépend des négociations. Mohammed Hassan al-Hajj, membre du conseil municipal de Kfarchouba, a été détenu le 10 juin alors qu'il tentait de rétablir l'approvisionnement en eau de son village. Son cas et d'autres sont soulevés dans les pourparlers de Washington, selon des rapports.
- Le Hezbollah tire des roquettes vers Israël ; Israël lance des frappes et déploie des troupes dans le sud du Liban.
- Les pourparlers directs entre Israël et le Liban commencent à Washington sous médiation américaine.
- Des attaques israéliennes tuent quatre personnes dans le sud du Liban, augmentant les tensions.
- Une frappe de drone tue trois personnes ; Israël conditionne le retrait au désarmement du Hezbollah ; cinquième session de pourparlers.


