Conflits · Washington, D.C. et Kfarchouba

Israël conditionne son retrait du Liban au désarmement du Hezbollah après une frappe de drone qui tue trois personnes

Une frappe de drone israélienne a tué trois personnes dans le sud du Liban jeudi, alors que les négociations directes entre Israël et le Liban se poursuivaient à Washington. Le gouvernement israélien a déclaré qu'il ne retirerait pas ses forces tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé.

Texte IA fondé sur les articles de Le Figaro.fr, Franceinfo, Mediapart et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, D.C., Kfarchouba · États-Unis, Liban
Comment on en est arrivé là
  1. 1 marsLe Hezbollah tire des roquettes vers Israël ; Israël lance des frappes et déploie des troupes dans le sud du Liban.
  2. 1 avr.Les pourparlers directs entre Israël et le Liban commencent à Washington sous médiation américaine.
  3. 23 juinDes attaques israéliennes tuent quatre personnes dans le sud du Liban, augmentant les tensions.
  4. 25 juinUne frappe de drone tue trois personnes ; Israël conditionne le retrait au désarmement du Hezbollah ; cinquième session de pourparlers.

Frappe de drone meurtrière

Un drone israélien a frappé un véhicule dans le sud du Liban jeudi, tuant trois personnes et en blessant une, selon l'agence de presse d'État libanaise ANI. Cette attaque porte à sept le nombre de morts depuis mardi. Le Hezbollah a qualifié l'incident d'« attaque directe contre des civils » et de « violation flagrante » du cessez-le-feu qu'il respectait jusqu'à présent. L'armée israélienne a déclaré avoir identifié cinq combattants dans deux zones qui représentaient une menace et les avoir éliminés avec des forces aériennes et terrestres.

« Il s'agit d'une attaque directe contre des civils et d'une violation flagrante du cessez-le-feu. »

Hezbollah

La condition d'Israël pour le retrait

Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a déclaré que l'armée ne quitterait pas la zone de sécurité d'environ dix kilomètres qu'elle occupe dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé et démilitarisé. « Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé », a déclaré Mencer aux journalistes. Israël a lancé des frappes à grande échelle et déployé des troupes début mars après que le Hezbollah a tiré des roquettes en soutien à l'Iran, qui était sous une offensive israélo-américaine.

« Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé. »

David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien

Négociations à Washington

Les pourparlers directs entre Israël et le Liban, les premiers depuis des décennies, ont repris en avril sous médiation américaine. La cinquième session a débuté cette semaine et devait se conclure jeudi. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est montré optimiste, déclarant : « Je pense que nous sommes très proches d'obtenir un engagement d'intention des deux pays. » Ces discussions sont perçues comme une voie potentielle pour apaiser les tensions malgré la violence en cours.

« Je pense que nous sommes très proches d'obtenir un engagement d'intention des deux pays. »

Marco Rubio, secrétaire d'État américain

Arrestations de civils

Par ailleurs, le sort des civils libanais arrêtés par Israël dépend des négociations. Mohammed Hassan al-Hajj, membre du conseil municipal de Kfarchouba, a été détenu le 10 juin alors qu'il tentait de rétablir l'approvisionnement en eau de son village. Son cas et d'autres sont soulevés dans les pourparlers de Washington, selon des rapports.

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